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 ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire

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isalarebelle
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MessageSujet: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 11:50

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Prix Nobel en 1993

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Droits de l'homme
Fils d'un chef Thembu, Mandela est né en 1918 dans la province sud-africaine de l’Umtata. Il étudie à Fort Hare, d'où il est renvoyé pour avoir participé à une manifestation d'étudiants, et à l'université de Witwatersrand, où il obtient un diplôme en droit en 1942. En 1944, Mandela adhère au Congrès national africain (ANC). Lorsque le « Parti national » arrive au pouvoir, en 1948, et introduit l'apartheid, Mandela et l’ANC résistent à la politique raciste du gouvernement. En 1956, Mandela est arrêté et jugé pour trahison, mais il sera acquitté en 1961.
Après le massacre de Sharpeville en 1960, l’ANC et le Congrès panafricain sont interdits. Mandela abandonne alors la stratégie non-violente de l’ANC et fonde une organisation militaire, Umkhonto we Sizwe. En 1962, il est condamné à cinq ans de travaux forcés et, en 1963, il est inculpé avec d'autres leaders, de sabotage, trahison et complot. Pour ces faits, il est condamné en 1964, avec sept autres militants, à la prison à vie.
En 1990, après 26 ans de prison de détention pour raisons politiques (ce qui est un record), le président F.W. de Klerk supprime l’interdiction de l’ANC et libère Mandela, qui est élu président de l’ANC en 1991.
Les deux hommes conduisent alors les négociations qui mettent fin à l’apartheid, ce qui leur vaudra de recevoir le prix Nobel de la paix en 1993. Un an plus tard, à l'occasion des premières élections libres de l'histoire de l'Afrique du Sud, Nelson Mandela est élu président de « la nation de l’arc en ciel », siège qu'il occupera de 1994 à 1999.



Le massacre de Sharpeville: Le 21 mars 1960, la police sud-africaine ouvre le feu sur une foule de manifestants : 69 personnes sont tuées et il y a plus de 180 blessés. C’est un moment charnière de l'histoire du pays, cette tuerie insensée déclenche une vague de protestations tant au niveau national qu’international.


Congrès panafricain : Parti politique d'Afrique du Sud fondé en 1959 en réaction à l'action multiraciale de l'ANC et aux liens que celle-ci entretenait avec les communistes et les soviétiques. Interdit en 1969, c'est de la Zambie, pays frontalier de l'Afrique du Sud, que les leaders exilés organisent leur opposition au régime de l'apartheid.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 11:51


Martin Luther King
(1929 - 1968)



biographie par Christian Delorme, Directeur de Publication d'Alternatives Non Violentes


Martin Luther King est né à Atlanta, en Géorgie, le 15 janvier 1929. Sa mère, Alberta Williams, institutrice avant son mariage, était la fille d'Adam Daniel Williams, pasteur pendant dix-sept ans de l'Eglise baptiste Ebenezer et pionnier de la résistance aux discriminations raciales : membre de la National Association for the Advancement of Colored People, il avait lutté pour obtenir un collège secondaire pour les Noirs et fait boycotter un journal raciste. Son père, Martin Luther King Senior, était également pasteur, et il succéda d'ailleurs dès 1931 à Adam Williams dans la responsabilité de la paroisse.
Le milieu où le jeune Martin Luther King (Martin Luther King Junior) allait grandir était donc celui d'une bonne classe moyenne. Tout en étant très bagarreur et très émotif, il connut effectivement une enfance paisible imprégnée de morale évangélique. Martin Luther King a ignoré le ghetto et la misère, les rats et la vermine, qui étaient et restent le lot de plusieurs millions de Noirs américains et il eut toutes les facilités pour entreprendre de bonnes études. Son père, fils d'un ouvrier asservi de plantation, avait su s'élever dans la société, acquérant à la fois une influence de responsable spirituel et une aisance matérielle certaine. Martin Luther Jr savait qu'on attendait de lui une réussite analogue.
De fait, le jeune homme fit des études brillantes. En 1944, il entrait au Morehouse CoUege d'Atlanta, pensant devenir médecin ou avocat. Malgré le souhait de ses père et grand-père, il ne désirait pas devenir pasteur à son tour, se sentant mal à l'aise avec l'émotivité excessive qu'il percevait dans les églises réservées aux Noirs. Toutefois, l'enseignement de certains de ses professeurs qui étaient pasteurs lui prouva qu'une carrière religieuse pouvait être intellectuellement satisfaisante, et il finit par embrasser cette voie. Il fut ordonné dans le temple de son père à Atlanta en 1947, et nommé assistant de cette paroisse.
Toujours étudiant à Morehouse, Martin Luther King eut une activité très dense au sein de la National Association for the Advancement of Colored People (N.A.A.C.P.), organisation créée en 1909. Car s'il bénéficiait d'une sécurité matérielle, il n'en connaissait pas moins l'insécurité morale qui frappait tous les Negres et, comme son père, il voulait faire progresser la situation de ses frères de peau. Il quitta Morehouse en 1948, avec une licence de lettres, pour le Crozer Theological Seminary de Chester, en Pennsylvanie, où il était l'un des six Noirs dans un groupe de cent étudiants. En 1951, il obtint une licence de théologie et décida de poursuivre des recherches à l'Université de Boston, tandis qu'il continuait à suivre des cours de philosophie à l'Université de Harvard. A partir de 1953, il se consacra à la rédaction d'une thèse : "Comparaison de la conception de Dieu chez Paul Tillich et Henry Nelson Wieman". Il obtint le doctorat de troisième cycle de théologie systématique en juin 1955.
King possédait une solide érudition. Le théologien "social" Walter Rauschenbusch avait marqué sa pensée, tout comme Henri-David Thoreau, Hegel, Tillich, et ... Gandhi. Il se définissait comme "personnaliste", et il ne faisait point de doute pour lui que l'Eglise devait jouer un rôle actif dans l'établissement de la justice sociale. Il avait également lu Marx, ce qui, dans les Etats-Unis de l'époque, n'allait pas de soi.
En 1952, Martin avait fait la connaissance de Coretta Scott, pédagogue de formation et chanteuse. Cela avait abouti à leur mariage, le 18 juin 1953, et, en septembre 1954, tous deux s'installaient à Montgomery (Alabama), ville habitée par cinquante mille Noirs et quatre-vingt mille Blancs, où Martin Luther King prit la succession d'un "pasteur de choc", dans une des églises baptistes noires qui comptaient beaucoup de familles aisées et d'intellectuels.
Le boycott de Montgomery:


Le 17 mai 1954, la Cour Suprême des Etats-Unis avait décrété que dans l'éducation, droit majeur de l'homme, la ségrégation était contraire à la Constitution. Il s'agissait d'un événement important, qui ouvrait une brèche dans le mur soigneusement élaboré du mépris racial , mais l'intégration était encore loin d'être réalisée, surtout dans les Etats du Sud. Afin d'intéresser ses paroissiens aux problèmes du peuple noir, et surtout afin de les amener à faire pleinement usage de leurs droits civiques, King suscita très vite un comité d'action sociale et politique, et il invita les membres de la communauté à adhérer à la N.A.A.C.P. qui avait été pour beaucoup dans la décision de la Cour Suprême. Mais c'est le ler décembre 1955 que se produisit l'événement qui allait orienter toute sa carrière de pasteur.

Ce jour-là, en effet, une couturière noire de cinquante ans, Mme Rosa Parks, refusa de céder sa place assise dans l'autobus à un Blanc, comme les lois de l'Alabama le lui enjoignaient. La police l'interpella, et elle se serait retrouvée en prison si un témoin de la scène n'avait payé immédiatement sa caution. Martin Luther King fut averti et, scandalisé, il décida avec son ami le pasteur Ralph Abernathy d'organiser le soir même une réunion au temple, avec tout ce que la communauté noire de Montgomery pouvait compter de membres influents, pasteurs, avocats, médecins, syndicalistes... Un syndicaliste ayant suggéré un boycott des autobus, l'idée fut discutée et, progressivement, adoptée. Les pasteurs annonceraient la décision à l'office du dimanche. Un tract serait distribué à la population de couleur. Le lundi 5 décembre, les Noirs ne devraient pas prendre l'autobus pour aller au travail, à l'école, à la ville ! Le lundi matin, chacun était anxieux : les Noirs prendraient-ils ou non l'autobus ? Ils ne le prirent pas, et les conducteurs se promenèrent tout seuls, car les Blancs s'étaient eux-mêmes abstenus par crainte des troubles ! Les taxis, en revanche, étaient pleins, les rues étaient encombrées de bicyclettes et de piétons. On marchait. Certains, qui avaient quinze ou vingt kilomètres à effectuer pour se rendre à leur travail, marchèrent même beaucoup. Mais on souriait, on applaudissait, on s'interpellait. C'était la levée en masse de la piétaille ! La police aurait voulu arrêter les meneurs... mais qui était meneur ?
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 11:52

Mohandas Karamchand Gandhi est né le 2 octobre 1869 à Porbandar dans l'état du Gujarat. Il est issu de la caste des Vayshia et sa famille est relativement aisée. Enfant, sa mère lui inculque les valeurs hindouistes mais il apprend aussi à connaître les autres religions et la tolérance à leur égard. C'est sans doute pendant cette période que se forgent les convictions morales de Gandhi.
Conformément aux coutumes de sa caste, sa famille le marie à 14 ans avec Kasturbai qui restera son épouse toute sa vie. En grandissant Gandhi devient convaincu qu'il ne sera quelqu'un qu'en rompant avec les coutumes de l'Inde et en copiant le style de vie des anglais. C'est donc logiquement qu'il s'embarque pour l'Angleterre en 1888 en laissant femme et enfant pour y faire ses études de droit.

C'est paradoxalement à Londres que Gandhi lit les principaux textes de l'hindouisme, notamment la Baghavad-Gita qui l'influencera profondément. Il découvre aussi la vie de Bouddha, Jésus, Mahomet et fait la connaissance des théosophes anglais.
Après trois années en Angleterre et son diplôme d'avocat en poche, Gandhi rentre en Inde. Malheureusement sa vie professionnelle s'enlise et il reste tiraillé entre ses racines hindoues et son attirance pour la bourgeoisie occidentale. En 1893 une entreprise indienne lui propose de se rendre en Afrique du Sud pour y défendre ses intérêts lors d'un procès. Gandhi accepte. Il ne le sait pas encore, mais c'est le tournant de sa vie.

Dès son arrivée là-bas il est confronté à la discrimination raciale. Expulsé d'un train il s'aperçoit très vite que les britanniques et le boers dominent sans partage les populations noires et immigrées (à cette époque 100 000 indiens vivent en Afrique du Sud). Il est choqué de voir que les sujets de l'empire britannique ne sont pas traités de la même manière suivant la couleur de leur peau.
En 1894, à l'issu du procès, gagné, pour le lequel il était venu, Gandhi décide de lutter contre une loi visant à interdire aux indiens le droit d'élire des représentants à l'assemblée de l'état du Natal. Il fait signer une pétition à 10 000 personnes et obtient le retrait du projet de loi. Gandhi avait surtout réussi à faire prendre conscience aux indiens qu'il fallait s'unir. Devenu populaire, Gandhi décide de poursuivre le combat. En 1896 il va chercher sa femme et ses enfants en Inde et revient en Afrique du Sud. Il travaille comme avocat jusqu'en 1899. La guerre des Boers éclate alors et Gandhi appelle ses compatriotes à soutenir les anglais.

En 1906 une nouvelle loi ségrégationniste est votée au Transvall. Elle enjoint les asiatiques à se faire inscrire sur des listes destinées à contrôler de près leurs activités. Gandhi réussit à convaincre 3000 délégués de ne pas se soumettre à la nouvelle loi et de résister quel qu'en soit le coût, mais sans violence. Gandhi est arrêté et incarcéré pendant six mois. En 1909 il publie "Hind Swaraj", livre dans lequel il développe les théories du combat par la non-violence : la satyagraha.
Pendant huit ans, Gandhi ne cessera de s'opposer aux lois ségrégationnistes et au Général Smuts ce qui lui vaudra d'autres séjours en prison. Finalement, le 30 juin 1914, Smuts et Gandhi signent un accord sur l'abrogation d'une grande partie des lois raciales. Le 18 juillet 1914 Gandhi quitte l'Afrique du Sud pour toujours et rentre en Inde.
Il décide, dès son retour, de partir à la découverte de son pays natal. Son périple dure un an à l'issue duquel il établit un ashram près d'Ahmedabad. Son nom est désormais associé à la lutte contre l'injustice. C'est pourquoi, début 1917, Gandhi se rend au Bihar à l'appel des cultivateurs de l'indigo exploités sans vergogne par les industriels anglais. Devant les risques d'émeutes, le gouvernement donne satisfaction aux planteurs.
À peine rentré à Ahmedabad, Gandhi soutient un mouvement de grève des ouvriers textiles et utilise, pour la première fois, le jeûne pour faire pression sur les patrons et pour marquer son entière solidarité avec les grévistes.
À la fin de la première guerre mondiale, pendant laquelle Gandhi avait appelé au soutient de l'effort de guerre, il présente aux britanniques ses premières revendications d'autonomie pour l'Inde. Le 6 avril 1919, pour impressionner les anglais, Gandhi appelle le peuple à manifester publiquement dans tout le pays et à cesser toute activité. La manifestation est un énorme succès. Le 13 avril, à Amritsar, la population manifeste de nouveau malgré l'interdiction. Le général Dyer ordonne alors à ses hommes de tirer sur la foule pacifique. Le bilan est effroyable : plus de 300 morts et plus de 1000 blessés. Horrifié, Gandhi suspend immédiatement la satyagraha.

En 1920 il repense ses moyens d'action. Soutenu par le parti du Congrès et par les musulmans, il appelle à la non coopération avec l'administration britannique et se prononce pour le boycott des produits textiles d'origine européenne. L'Inde tout entière bouge et la tension ne cesse de monter. De nombreux leaders sont emprisonnés et des affrontements ont lieu. Pendant l'un d'eux 22 policiers sont lynchés par la foule. Le Mahatma, comme on l'appelle désormais, décide de mettre fin à toute action.
Il est cependant arrêté puis condamné à 6 ans de prison. Il restera emprisonné 2 ans pendant lesquels le mouvement va sensiblement s'essouffler.
À sa sortie de prison Gandhi appelle à la cohésion nationale et il réclame l'égalité sociale pour les intouchables qu'il appelle affectueusement les harijans ("enfants de Dieu"). Il mènera d'ailleurs deux grèves de la faim pour qu'ils puissent entrer dans les temples.


Au début des années 30, Gandhi a retrouvé toute sa fougue. Il bénéficie d'une influence considérable. À chacun de ses mots d'ordre l'Inde s'immobilise. Le 12 mars 1930 le Mahatma entreprend son action la plus célèbre : la marche du sel. Son objectif est de dénoncer le monopole anglais de la vente du sel. Pendant 24 jours et sur 350 km le cortège ne cessera de gonfler. Arrivé à son but Gandhi ramasse une poignée de sel et annonce qu'il commence la désobéissance civile. Il est de nouveau arrêté.
En janvier 1931 le Vice-Roi Lord Irving le fait libérer. Il échange la libération des prisonniers politiques et la fin des lois sur le sel contre la fin de la désobéissance civile et la participation de Gandhi à une conférence organisée à Londres. Celui-ci accepte et en profite pour visiter l'Europe. Cette table ronde ne sera suivie d'aucun changement notable sur la politique indienne d'autant que Churchill arrive au pouvoir avec l'intention d'écraser le Parti du Congrès. Des milliers de militants sont bientôt arrêtés. <table width="90%" align=center border=0><tr><td></TD></TR>
<tr><td>
Gandhi à Marseille

</TD></TR></TABLE>
En août 1932 Gandhi est jeté en prison. Les dissensions entre les communautés s'aggravent et les droits des intouchables sont menacés. Le 20 septembre le Mahatma entreprend une nouvelle grève de la faim. Le gouvernement britannique plie devant la menace de la mort de Gandhi devenu très populaire en Europe.
En 1934 Gandhi se retire de la politique en tant que telle, préférant la laisser aux jeunes leaders du Congrès dont Nehru. Il continue en revanche de se battre pour la cohésion entre les communautés et pour l'éducation des masses, ce qui lui vaudra l'inimitié des extrémistes hindous. Cette année là, Gandhi échappe à la première des cinq tentatives d'assassinat dont il fera l'objet.
Lors des élections de 1937, le Congrès obtient la majorité écrasante au parlement indien. Dès lors la marche vers l'autonomie et l'indépendance semble inéluctable.
Lorsqu'éclate la seconde guerre mondiale en 1939, Gandhi refuse de s'engager aux côtés des anglais. Il affirme que seule une Inde indépendante pourrait contribuer à la lutte contre les nazis. En 1942 il lance même son fameux slogan "Quit India". Il enjoint les britanniques à partir au plus vite et relance le mouvement de désobéissance civile. Lui et les dirigeants du Congrès sont arrêtés après que des émeutes aient éclaté. Sa femme Kasturbai meurt lors de sa détention. En 1944 Churchill le fait libérer.

<table width="90%" border=0><tr><td></TD></TR>
<tr><td>
Jinnah et Gandhi

</TD></TR></TABLE>

Après la guerre les travaillistes d'Atlee arrivent au pouvoir en Angleterre. Le Premier Ministre est bien décidé à mener le processus d'indépendance à son terme. Lord Mountbatten est nommé Vice-roi avec cette mission. C'est alors que les communautés musulmane et hindoue se déchirent. La Ligue Musulmane de Mohammed Ali Jinnah ne cesse en effet de réclamer la création d'un état indépendant à majorité musulmane.
Gandhi, lui, reste attaché plus que tout à l'unité de l'Inde. Jinnah refuse de participer au gouvernement provisoire de Nehru et appelle à une journée d'insurrection le 16 août 1946. Elle se solde par des milliers de morts dont au moins 5000 à Calcutta.
Gandhi use de toute son influence pour éviter la partition mais le 15 août 1947 Lord Mountbatten annonce l'indépendance de deux nouvelles nations : le Pakistan et l'Inde.
On assiste alors à l'exode meurtrier de plusieurs millions de personnes. Les sacs, les meurtres, les règlements de compte en tous genres feront entre un et deux millions de victimes. Épouvanté par la situation, notamment à Calcutta, Gandhi décide de jeûner jusqu'à la mort. Nehru fait alors tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin aux massacres. Il y parvient d'extrême justesse et Gandhi se nourrit à nouveau. Pourtant la colère des extrémistes n'est pas retombée. Ceux du côté hindou notamment tiennent rigueur à Gandhi de sa trop grande mansuétude à l'égard des musulmans.
Le 30 janvier 1948, l'un d'eux, Nathuram Godse, l'abat à Delhi. "Hé Ram" seront les dernières paroles du Père de la Nation.
Sa mort provoque une émotion internationale. À Delhi plus de deux millions de d'indiens assisteront à ses funérailles nationales.
Aujourd'hui encore l'empreinte de Gandhi est vivante en Inde même si la société juste, égalitaire et non violente dont il avait rêvé reste à construire.

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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 11:53

Winston Leonard Spencer Churchill naquit le 30 novembre 1874 au palais de Blenheim. Dans ses mémoires, il écrit que ce fut au palais de Blenheim qu'il prit « les deux décisions les plus importantes de ma vie : naître et me marier. Je n'ai jamais regretté aucune des deux. ». Il resta fidèle toute sa vie à ce palais, y retournant régulièrement, même pour sa lune de miel. Et c'est au cimetière de Bladon, juste à côté du château de ses ancêtres qu'il repose, à côté de ses parents.
Il était le fils aîné de Lord Randolph Churchill et de Jennie Jerome. Son père était lui même fils du 7e Duc de Marlborough, tandis que sa mère, était la deuxième fille d'un riche homme d'affaires new-yorkais, Leonard Jerome. Son milieu familial eut une influence bénéfique sur sa carrière militaire, puis politique. Il sut en effet utiliser toutes les ressources que lui offraient les liens familiaux pour se faire envoyer sur les fronts où, jeune soldat, il était sûr de trouver la gloire qu'il recherchait avidement. Lorsqu'il débuta en politique, ce fut son cousin, le duc de Marlborough en titre qui paya tous ses frais de campagne.
Winston Churchill commença ses études à Harrow school, une public school[1] très cotée. Malgré ses affirmations dans ses Mémoires, il n'y eut pas de si mauvais résultats scolaires que cela. Il aimait à se présenter comme un enfant mal aimé, handicapé par une éducation limitée, ce qui lui permettait de passer pour un homme dont la réussite n'était due qu'à ses efforts solitaires. À Harrow school, il fut cependant dirigé vers la section militaire, là où on envoyait les moins intelligents des élèves. Il s'y reprit à trois fois pour entrer dans l'Académie militaire de Sandhurst. Il devint Lieutenant du « 4e régiment de hussards de la Reine » en 1895, juste après la mort de son père.
Huit mois après avoir été nommé officier, il fut envoyé comme observateur à Cuba alors déchiré par la guerre hispano-américaine. Il en profita pour envoyer des comptes rendus sur les opérations au Daily Telegraph, et ainsi se faire un peu d'argent. Tant qu'il le put, il essaya de combiner ses obligations d'officier d'active avec celles de correspondant de guerre. Il utilisa alors toutes les ressources de ses relations familiales pour se faire envoyer là où il se passait quelque chose.

  • À la frontière nord ouest de l'Inde en 1897, que l'Empire britannique consolidait depuis 1879, il participa à la conquête de la Birmanie. Au cours de son séjour en Inde, il compléta son éducation par la lecture de philosophes grecs et d'historiens classiques. Churchill en tira une très profonde culture historique qui lui servit toute sa vie.
  • Au Soudan en 1898, lorsque l'armée de Lord Kitchener en fit la conquête pour assurer la sécurité de l'Égypte, il s'illustra à Omdurman au cours de la dernière charge de cavalerie de l'Empire Britannique (et une des dernières qu'ait connue l'histoire militaire).

En 1899, il quitta l'armée et se présenta à une élection législative partielle à Oldham. Candidat du Parti conservateur, il y fut battu. Il partit alors en Afrique du Sud où il fut correspondant de guerre pour le Daily Telegraph. Les possessions britanniques encerclaient alors le Transvaal, pays appartenant aux descendants des colons hollandais, les Boers. L'attrait de l'or et des diamants que renfermait cette région amena une guerre entre le Royaume-Uni et les Boers. Elle dura de 1899 à 1902, et se termina par l'annexion des territoires Boers à l'Empire. Winston Churchill fut fait prisonnier par les Boers (1899) après que le train blindé dans lequel il voyageait eut déraillé près de Colenso. Son évasion spectaculaire lui valut de faire la une des journaux du monde entier. Ses expériences sur ces divers fronts lui permirent d'écrire quatre livres et de faire un certain nombre de conférences. Il en profita pour dénoncer la faiblesse de l'organisation de l'armée britannique, ce qui déclencha la première polémique de sa carrière dont il sera à l'origine. Il avait pu économiser 10 000 livres en 1901, une somme élevée pour l'époque.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 11:53

Le 12 septembre 1908, il épousa en l'église Saint-Margaret de Westminster Clémentine Hozier (1885-1977), issue de la petite noblesse terrienne et cousine des celèbres soeurs Mitford, avec qui il eut un fils (Randolph) et 4 filles, dont une mourut en bas âge.

Carrière politique



Les débuts


En 1900, il fut élu pour la première fois au Parlement, en tant que député conservateur de la circonscription d’Oldham. Ensuite, lors de l'élection de 1904, il fut réélu, mais cette fois en tant que député du parti libéral. Il occupa le poste de ministre du Commerce en 1908. En 1909, Churchill se brouilla avec sa famille et son milieu social par sa prise de position en faveur du People's Budget qui augmentait considérablement l'impôt sur les successions des Lords. Puis, en 1910-1911, il fut ministre de l'Intérieur. Il décida des réformes pour humaniser la justice, notamment en supprimant la prison pour dettes et l'usage du fouet contre les détenus. Durant cette période, il tissa d'étroits liens avec David Lloyd George. Finalement, en 1911, juste avant le premier conflit mondial, il fut nommé Premier Lord de l'Amirauté, et de 1911 à 1915, il modernisa considérablement la flotte britannique. En 1913, il ajoute une provision à la loi sur les handicapés mentaux, qui instaure un programme de stérilisations contraintes à des fins eugéniques.
En juillet 1914, Churchill reçut Albert Ballin, président de la Hamburg-Amerika Line et le mit en garde contre une possible intervention britannique en ces termes : « Mon cher ami, ne nous obligez pas à entrer en guerre ! » lui déclara-t-il. Cependant, le Cabinet britannique était divisé sur l'attitude à adopter vis-à-vis de la crise : Churchill était un partisan déterminé de la France, Lloyd George, chancelier de l'Échiquier, un partisan déterminé de la neutralité, Sir Edward Grey, secrétaire au Foreign Office penchait plutôt pour la France, quant au Premier ministre Asquith, il se gardait bien de prendre position. Sans obtenir l'accord préalable du Cabinet, comme l'exigeait Lloyd George, Churchill mobilisa la flotte, rappela 40 000 réservistes et l'envoya de la Manche en mer du Nord pour éviter un raid de la flotte du Reich dans la Manche. En effet, Churchill craignait à la fois l'impossibilité pour la Grande-Bretagne de venir en aide à la France et la possibilité pour l'amiral Alfred von Tirpitz de rééditer le raid de l'amiral Togo à Port-Arthur en 1904 en attaquant par surprise la marine britannique. À ce sujet, Churchill déclara : « Le commandant de la Home Fleet est le seul qui puisse perdre la guerre en une après-midi ! ». Quand cette mobilisation fut connue, soit le Cabinet ratifiait la décision de Churchill, soit le gouvernement tombait, ce qui aurait donné une fâcheuse impression d'indécision dans une crise si grave. Les partisans de l'intervention l'emportèrent, les pacifistes s'inclinèrent et les plus résolus d'entre-eux démissionnèrent ; à la suite de quoi, le secrétaire au Foreign Office adressa un ultimatum à l'Allemagne pour qu'elle évacue immédiatement la Belgique.
La Première Guerre mondiale ne fut pas la plus heureuse pour Winston Churchill. Il y eut un rôle très controversé qui faillit mettre fin à sa carrière. Churchill, alors pressé par les Russes qui voulaient voir la pression turque dans le Caucase diminuer, et soucieux de contourner l'impasse sanglante du front occidental, proposa d'organiser une grande expédition, l'expédition des Dardanelles. L'offensive lancée par un commandement allié timoré, échoua le 18 mars 1915 devant Canakkale. C'est alors que l'on ordonna une invasion par voie terrestre. Quatre divisions britanniques débarquèrent au cap Helles. Ils essayèrent d’établir une tête de pont à la presque île de Gallipoli, mais suite à trois terribles affrontements, les soldats furent rappelés. On tenta un second débarquement, cette fois au cap Sulva. Encore une fois, ce nouveau plan ne fonctionna pas, et le 9 janvier 1916, on évacua les troupes alliées. L'expédition des Dardanelles se solda par 144 000 blessés ou tués. Ce monumental échec força Churchill, bouc émissaire, à quitter son poste de premier Lord de l'Amirauté.
Après sa démission, il commanda un bataillon en France. Avant la fin de la guerre, il fut rapatrié au Royaume-Uni et devint secrétaire à la guerre de 1917 à 1922.

L’entre-deux-guerres


Après la Grande Guerre, il se prononce pour une réconciliation avec l'Allemagne (contrairement à Lloyd George et Georges Clemenceau) et dénonce par ailleurs le bolchevisme (ou communisme) qui a pris le pouvoir en Russie. Il avertit : « De toutes les tyrannies de l'Histoire, la tyrannie bolchevique est la pire, la plus dévastatrice, la plus avilissante »[2]. Plus tard, il comparera même les Bolcheviks à « une bande de babouins sanguinaires dansant sur des ruines fumantes ! ». Cette annonce avait pour but de sensibiliser la planète aux évènements qui avaient lieu en Russie.
Clemenceau a eu de lui cette appréciation prémonitoire : « C'est un brave homme, bizarre mais intelligent. Je le crois capable de faire de grandes choses » - confidence faite en 1929 au directeur du journal La Nation belge (cité par Gilbert Prouteau, Le Dernier Défi de Georges Clemenceau, éditions France-Empire, 1979, p.239).
En 1921, Churchill devint secrétaire d'État aux colonies et eut deux problèmes particulièrement épineux à régler : la Question d'Irlande et le Proche-Orient.
En Irlande, il pratiqua d'abord une politique de répression très ferme contre le Sinn Féin, en recrutant des supplétifs appelés Black and Tans qui y semèrent la terreur. Puis, comme il le montra plusieurs fois dans sa vie, il changea d'avis et engagea une négociation avec Michael Collins, un des leaders de l'IRA et il fut le principal artisan du Traité Anglo-Irlandais de 1921 qui permit la naissance de l'Etat Libre d'Irlande. Pour amadouer Collins, très remonté contre lui, et qui lui reprochait d'avoir mis sa tête à prix pour 5 000 £, Churchill lui montra l'affiche émise par le gouvernement du Transvaal en 1899 qui promettait 25 £ de récompense pour sa capture, en lui disant que lui-même évaluait Collins 200 fois ce que les Boers l'avaient évalué !
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 11:54

Au Proche-Orient, il eut à gérer la déception des Arabes et de Hussein, Chérif de La Mecque, qui n'admettaient pas la violation des promesse prodiguées par Lawrence, au nom de la Grande-Bretagne et qui substituait une domination britannique à une domination ottomane. Churchill prit Lawrence comme conseiller. Celui-ci lui fit adopter trois mesures pour apaiser les tensions : retirer le contrôle de la Mésopotamie (Irak et Koweit) à l'India Office, transformer le mandat de la SDN à la Grande-Bretagne sur l'Irak en traité d'alliance, remplacer l'armée de terre britannique, perçue par les Arabes comme force d'occupation, par la RAF, plus discrète et aussi efficace.
De 1922 à 1924, il fut éloigné du parlement à la suite de l'effondrement du parti libéral. En 1924, il revient de nouveau en tant que député conservateur, il occupe alors le poste de chancelier de l'Échiquier[3] du gouvernement et prit la désastreuse décision de rattacher à nouveau la livre sterling à l'or, ce qui provoqua une récession catastrophique. L'économiste Keynes en tira un pamphlet Les Conséquences économiques de M. Churchill.
Un peu plus tard, en 1926, il contribue fortement, par des apparitions publiques, à déclencher la crise sociale, durant laquelle il combattit farouchement les syndicats. Il fut de nouveau écarté du parlement en 1929 à cause de la défaite des conservateurs. Atteint d'une crise d'appendicite, il ne put faire campagne ; aussi, après sa défaite, il eut le mot « Je me suis retrouvé en quelques jours sans siège au Parlement, sans amis politiques et… sans appendice! ».
Durant les années trente, il se consacra surtout à l'écriture. Churchill restera un journaliste rentré toute sa vie. Il écrira quantité d'articles ou tiendra des conférences sur tous les sujets, aussi bien sur ce qui lui tenait à cœur que sur n'importe quoi. En effet, son train de vie de sybarite (champagne, whisky, cigares, table ouverte à beaucoup de monde) lui coûtait fort cher. Il écrira même un roman, tout en conseillant vivement à ses amis, non sans humour, de ne pas le lire.
Pendant cette « traversée du désert » Churchill profita de sa notoriété pour constituer un réseau d'informateurs issus de la haute fonction publique et nourrir ainsi ses interventions aux Communes ainsi que ses conférences, principalement sur le danger nazi. Le fonctionnement de ce réseau était semi-clandestin et ses informateurs auraient été certainement destitués si les gouvernements successifs l'avaient découvert. Le général de Gaulle, entre 1946 et 1958, constitua un réseau comparable d'informateurs privés au sein de la haute fonction publique qui le tenait au courant des progrès de la recherche nucléaire à but militaire.
Il s'opposa à l'autonomie des Indes en traitant à cette occasion Gandhi de « fakir à demi nu » et il soutiendra Édouard VIII lors de la crise d'abdication de 1936 avant de changer d'avis à son sujet et de l'éloigner comme Gouverneur des Bahamas en 1940, parce qu'il craignait qu'il ne soit manipulé par Hitler ou les pacifistes. Il se rendit vite compte de la menace nazie pour le Royaume-Uni, et lors du débat sur le budget de la Défense pour 1936 et 1937, alors en réserve du Royaume, il estima qu'il convenait d'augmenter les crédits militaires d'au moins 50 millions de livres sterling (+ 40 %) car : « Aussi pacifique qu'il puisse être, le gouvernement allemand doit faire face à un terrible dilemme. Aller de l'avant, c'est la banqueroute. Arrêter le mouvement, c'est un chômage sans précédent. L'Allemagne ne dispose d'aucun moyen de rechange pour utiliser sa main-d'œuvre : ni le moyen de commercer avec des colonies, ni celui de faire la conquête pacifique de marchés ».
En septembre 1938, il plaida pour une action de la France, du Royaume-Uni et de l'URSS pendant la crise tchèque. Il condamna les accords de Munich signés par Neville Chamberlain et prononca au Parlement un de ses plus célèbres discours au cours duquel il a prononcé cette phrase : « On vous a donné le choix entre le déshonneur et la guerre ; vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre ». Il fut le premier à insister sur un véritable réarmement. Il n'obtint pas tout de suite la faveur populaire, mais il rallia un soutien grandissant.
En 1939, à la suite de la déclaration de guerre à l'Allemagne après que celle-ci eut envahi la Pologne, Chamberlain dut le nommer, pour la seconde fois, premier Lord de l'Amirauté. Moins de trente minutes après sa nomination, tous les bâtiments de la flotte britannique avaient reçu le message « Winston is Back ! ».

Premier ministre durant la guerre






Winston Churchill en août 1943 au Québec.



Suite aux débuts boiteux des alliés, mais surtout à cause de son propre débarquement à Narvik qui visait à couper la route du fer aux Allemands, et qui, à l’instar de Gallipoli, n’avait pas réussi, il fut, le 10 mai 1940, nommé Premier ministre. En effet, Neville Chamberlain assuma la responsabilité de l'échec et offrit sa démission, blanchissant Churchill par la même occasion et laissant à ce guerrier né la mission de conduire la guerre. Durant les jours sombres de la bataille d'Angleterre, les discours passionnés de Churchill poussèrent les Britanniques à poursuivre la lutte. Pour être tout à fait sûr que la flotte française ne tombe pas entre les mains des Allemands, il ordonna que l'on attaque la flotte de l'Atlantique à l'ancre à Mers el Kébir. Il développa une collaboration fructueuse avec le président Roosevelt, qui lui procura un soutien militaire et moral important de la part des États-Unis. Pendant toute la guerre, il occupa une place importante dans la coordination militaire alliée. Il fut, à l'instar de Dwight D. Eisenhower, réticent à lancer les troupes sur le mur de l'Atlantique car il redoutait une faille dans le secret du plan : si cela s’était produit, les troupes lors du débarquement de Normandie se seraient dirigées vers la mort, comme cela s'était produit lors de la bataille des Dardanelles. Malgré tout, le secret de l'expédition fut bien gardé et les troupes prirent pied peu à peu en France, la Luftwaffe clouée au sol.
Dans les conférences de paix alliées, Churchill occupa un rôle de premier plan. Cependant, il ne participa qu'aux premières négociations de Potsdam, car il ne fut pas réélu aux élections de juillet 1945. Il critiqua fortement les réformes de l'État providence instaurées par son successeur Clement Attlee. Lors de son célèbre discours de 1946 à Fulton, au Missouri, il mit en garde le monde libre contre l'expansionnisme soviétique et inventa l'expression du « rideau de fer ».




Conférence du Caire, Tchang Kaï-chek, Franklin D. Roosevelt et Winston Churchill



Il est également le premier à avoir remis à l'ordre du jour l'idée hugolienne des « États-Unis d'Europe » lors d'un discours à Zurich le 19 septembre 1946 et il présida le Congrès de la Haye en 1948, puis le Mouvement européen.
Le 1er janvier 2006, des documents d'archives datant de 1942 à 1945 sont rendus publics, dans lesquels des discussions entre cabinets gouvernementaux sont détaillées. Ils révèlent que Winston Churchill, en avril 1945, avait envisagé une condamnation à mort par chaise électrique et sans procès à l'égard d'Hitler et des principaux dirigeants nazis, s'ils étaient capturés vivants. Par ailleurs, en janvier 1943, Winston Churchill a émis l'idée de laisser mourir Gandhi si ce dernier faisait une grève de la faim alors qu'il était prisonnier des Britanniques durant la Seconde Guerre mondiale.

Second mandat


Il fut rétabli au poste de premier ministre de 1951 à 1955, mais sa santé défaillante l’empêcha de diriger le pays de façon aussi dynamique que lors de son premier mandat. Après 1955, Churchill consacra ses dernières années à la peinture et à l’écriture.
Il mourut le 24 janvier 1965, à l’âge de 90 ans. Des funérailles nationales furent organisées en son honneur, celles-ci avaient été planifiées depuis plusieurs années sous le nom de code "Hope Not". Les funérailles nationales sont en principe réservés aux seuls monarques de la couronne britannique.
Il est enterré dans la tombe familiale de Bladon, à seulement quelques kilomètres du palais de Blenheim, son lieu de naissance.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 11:54


[b]



Golda Meir.



Golda Meir (en hébreu : גולדה מאיר) (Meirson - née Mabovitz) (Kiev le 3 mai 1898 - Jérusalem le 8 décembre 1978) a participé à la création de l'État d'Israël, a été ministre des affaires étrangères, ainsi que le quatrième premier ministre d'Israël du 17 mars 1969 au 11 avril 1974. Elle était connue comme la "Dame de Fer" de la politique israélienne avant que ce qualificatif ne soit employée plus tard pour Margaret Thatcher. Elle a été la première femme à accéder au poste de premier ministre en Israël et la troisième femme dans le monde à ce niveau de responsabilité (seules Sirimavo Bandaranaike au Sri Lanka et Indira Gandhi en Inde l'ont précédée).
Elle démissionna de son poste en 1974 et se retira de la vie politique.

Biographie [modifier]


Née à Kiev en Ukraine au cœur de l'Empire russe, sa famille connaît l'époque des pogroms, la faim et le froid avant que son père ne choisisse d'émigrer vers les États-Unis en 1903 et de s'installer dans le Wisconsin à partir de 1906.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 11:55

Elle reçut une éducation juive.




Golda Meir en 1914 à Milwaukee



À l'âge de 14 ans, elle quitte la maison de ses parents qui souhaitent la marier à un homme plus âgé. Elle rejoint sa sœur Sheyna à Denver et y rencontre Morris Myerson qu'elle épousera plus tard (en 1917).
Sa vie militante commence à 18 ans dans des réunions politiques, au cours desquelles elle prend la parole pour défendre un sionisme socialiste.
En 1921, Golda Meir, son mari et sa sœur Sheyna choisissent d'émigrer vers la Palestine sous mandat britannique.
À leur arrivée, ils rejoignent un kibboutz et leurs vies sont faites d'arbres à planter, de cuisine et de travaux de la ferme. Golda commence alors à s'affirmer comme un leader. Elle est notamment choisie par son kibboutz comme représentante auprès du syndicat de la Histadrout (embryon du futur parti travailliste) jusqu'en 1924, date à laquelle son mari et elle-même choisissent de quitter le kibboutz pour déménager à Tel Aviv, puis à Jérusalem. Ils y ont deux enfants : Menahem et Sarah.
Lorsque Golda doit retourner avec ses enfants à Tel Aviv pour y devenir la représentante des femmes de la Histadrout, son époux reste seul à Jérusalem jusqu'à sa mort en 1951. Elle gagne progressivement en influence au sein de la Histadrout qui compose une forme de gouvernement de l'ombre, dans l'attente de la création de l'État d'Israël.
En 1946, le pouvoir britannique arrête de nombreux leaders politiques sionistes de Palestine, mais Golda Meir y échappe et prend alors en charge l'organisation. Elle négocie avec les Britanniques tout en restant en contact avec le mouvement de guérilla.
Le 14 mai 1948, Golda Meir est parmi les 24 personnalités (et parmi les deux femmes) qui signent la déclaration d'indépendance de l'État d'Israël.
Le lendemain, Golda Meir reçoit le premier passeport israélien édité pour se rendre aux États-Unis et y collecter des fonds. [réf. nécessaire]
À son retour, elle devient la première ambassadrice israélienne en Union soviétique, poste qu'elle quitte en 1949 pour rejoindre la Knesset, le parlement israélien ou elle siégera jusqu'en 1974.
De 1949 à 1956, elle est ministre du Travail. En 1956, elle reçoit le porte-feuille des Affaires étrangères dans le gouvernement de David Ben Gourion, qui dit d'elle qu'elle est « le seul homme de son cabinet ». Il lui fait changer son nom de famille pour un nom hébreu, Meir, qui désigne un « éclat brillant ».
En 1965, elle quitte le gouvernement, fatiguée par l'exercice de ses responsabilités. Elle est rapidement rappelée aux affaires pour prendre la fonction de secrétaire générale du parti travailliste pendant huit mois, avant de se retirer à nouveau le 1er août 1968.
À la mort soudaine de Levi Eshkol le 26 février 1969, le parti la choisit pour devenir Premier ministre. Son mandat est marqué par des troubles au sein de la coalition au pouvoir et par un manque de leadership. Cela se traduit par la mauvaise utilisation des informations renseignées par le Mossad qui entraîne l'attaque par les armées arabes le jour du Yom Kippour 1973. À l'issue de la guerre du Kippour, Golda Meir démissionne le 11 avril 1974 et Yitzhak Rabin lui succède.
L'état d'esprit des Israéliens pendant le mandat de Golda Meir est une confiance totale, notamment liée à la victoire écrasante et les conquêtes de la guerre des Six Jours de 1967. Golda Meir n'a jamais jugé nécessaire de rechercher des compromis avec les Palestiniens. À ce sujet, on lui attribue cette phrase : « La Paix viendra quand les Arabes aimeront leurs enfants plus qu'ils ne nous haïssent ».
Golda Meir meurt d'un cancer à Jérusalem à l'âge de 80 ans et est enterrée au mont Herzl à Jérusalem.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 11:55

Elle naît à Skopje, alors ville de l'Empire ottoman, le 26 août 1910, troisième et dernier enfant de la famille Gongea-Boiaxhiu, d'ascendance de Mirdita (région albanaise) comme le démontrent les prénoms de ses parents, Kol (le père, d'origine macédo-roumaine) et Drane (la mère). La famille s'était réfugiée en Macédoine (Skopje) à cause de questions de vengeance, changeant le nom en Boiaxhi pour perdre les traces. Elle perd son père en 1919 à l'âge de 9 ans. Désirant être envoyée en Inde, elle quitte la Macédoine et, en septembre 1928, elle rejoint le couvent de l'ordre missionnaire des sœurs de Notre-Dame-de-Lorette en Irlande, où elle est admise comme postulante. Elle y reçoit le nom de sœur Mary-Teresa, se plaçant sous le patronage de Thérèse de Lisieux. Elle arrive en Inde en janvier 1929.
Après deux années de noviciat à Darjeeling (ville), maison de formation des novices de sa communauté, Agnès prononce des vœux temporaires, c'est à partir de cette date qu'elle se fait appeler Sœur Teresa. De 1931 à 1937, elle enseigne la géographie à l'école Sainte-Marie des sœurs de Notre-Dame-de-Lorette à Calcutta. Elle prononce ses vœux définitifs en Inde le 24 mai 1937 et devient directrice des études à l'école Sainte-Marie en 1944.

Missionnaire de la Charité [modifier]


Le 10 septembre 1946 est le jour où tout changea dans sa vie : au cours d'un voyage en train de Calcutta à Darjeeling qu'elle rejoignait pour la retraite annuelle de sa communauté, elle reçoit ce qu'elle appelle «l'appel dans l'appel»: le désir de servir au nom du Christ les plus pauvres. Elle eut toujours le soutien de l'archevêque de Calcutta, Mgr Ferdinand Perier, qui cependant, étant donné le caractère extraordinaire de cette 'exclaustration' en référa aux autorités romaines. Le Pape Pie XII lui accorda la permission (avril 1948) requise et Mère Teresa put quitter l'ordre des sœurs de Notre-Dame-de-Lorette pour se consacrer aux pauvres des bidonvilles. Cette même année, Sœur Teresa reçoit la citoyenneté indienne. Le 17 août 1948 elle quitte définitivement son couvent de Calcutta et s'installe dans un bidonville (à Taltola) avec quelques autres religieuses qui l'ont suivie. Rapidement des jeunes filles éprises de service évangélique se joignent à elles. Mère Teresa décide alors d'organiser le groupe en lui donnant une ligne de vie religieuse: c'est la fondation de la congrégation des Missionnaires de la Charité, établie officiellement dans le diocèse de Calcutta le 7 octobre 1950. Elle porte désormais le nom de Mère Teresa.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 11:56

Ses 50 ans de nuit intérieure constituent un trait important de Mère Teresa comme figure spirituelle. Largement commentée dans les milieux chrétiens à l'époque de sa béatification — le pape lui-même avait largement insisté sur cet aspect lors de la cérémonie solennelle[2] — cette épreuve apparaît avec une précision jusque-là inédite avec la publication de Mother Teresa : Come be my Light (Mère Teresa : Viens, sois ma lumière), un ouvrage compilant des lettres rédigées au cours des soixante dernières années de sa vie et qu'elle voulait voir détruites pour certaines.
Avec des mots simples, elle parle de sa foi vacillante et des doutes tenaces qui l'habitent. Elle avait ainsi confié en 1979 à son confesseur le Père Michael Van Der Peet[3] : « Jésus a un amour tout particulier pour vous. Pour moi, le silence et le vide sont si importants que je regarde et ne vois pas, que j'écoute et n'entends pas ». Dans une autre lettre non datée adressée à Jésus, elle avait encore écrit : « Où est ma foi ? Tout au fond de moi, où il n'y a rien d'autre que le vide et l'obscurité, mon Dieu, que cette souffrance inconnue est douloureuse, je n'ai pas la foi. »
À la lecture de ces lettres, les tourments permanents de mère Teresa sont révélés dans toute leur ampleur. À part un bref répit, la religieuse vêtue de son sari blanc bordé de bleu a passé les cinquante dernières années de sa vie à douter de l'existence de Dieu.
Un supplice secrètement enfoui en elle et dissimulé derrière ce visage paisible qu'elle avait en public. Une tranquillité trompeuse : « La gaieté est le signe d'une personne généreuse et mortifiée qui , oubliant toute chose, y compris elle-même, s'efforce de plaire à son Dieu par tout ce qu'elle fait pour les âmes. La gaieté est souvent un manteau qui cache une vie de sacrifice, d'union continuelle à Dieu, de ferveur et de générosité. Qui possède ce don de la gaieté atteint très souvent un haut degré de perfection. car Dieu aime celui qui donne avec joie et Il prend tout contre, la religieuse qu'Il aime » [4].
En compilant ces lettres et en éditant ce livre, conformément aux engagements de la communauté[5], le père Brian Kolodiejchuk finit par connaître ce secret alors connu seulement de quelques personnes dont son évêque et ses conseillers spirituels. Membre de la congrégation des Missionnaires de la charité fondée par mère Teresa, il était proche de cette dernière. Il a d'ailleurs activement œuvré pour sa béatification. « Je n'ai jamais lu la vie d'un saint où le saint vivait dans une obscurité spirituelle si intense. Personne ne savait qu'elle était aussi tourmentée », a-t-il confié au magazine Time avant d'ajouter : « Cela va donner une nouvelle dimension à la perception que les gens avaient d'elle. »
Un temps, il a été dit dans la presse que la publication de ces lettres pouvait empêcher une éventuelle canonisation de mère Teresa. En fait ces lettres étaient déjà connues au moment du procès de béatification et ont été pris en compte pour sa béatification. Extrait: « Si jamais je deviens sainte - je serai certainement une sainte des "ténèbres". Je serai continuellement absente du Ciel - pour allumer la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres sur terre ». En vivant la Nuit de la foi qui est à la fois une absence apparente de Dieu pour le saint et la grande proximité de Dieu visible à l'entourage, Mère Teresa est dans la tradition spirituelle des mystiques de l'Église Catholique comme Sainte Thérèse d'Avila, Saint Jean de la Croix et Sainte Thérèse de Lisieux.
Poursuivant sa mission de répandre l'amour auprès des plus pauvres, mère Teresa accède à une profonde compassion et identification avec eux La situation physique de mes pauvres abandonnés dans les rues, indésirables, mal aimés, délaissés - est l'image fidèle de ma propre vie spirituelle, de mon amour pour Jésus, et pourtant cette terrible douleur ne m'a fait désirer qu'il en soit autrement - Au contraire, je veux qu'il en soit ainsi aussi longtemps qu'Il le voudra [6]. Sans sa nuit intérieure, pauvreté spirituelle, cette soif d'être aimée sans retour d'amour apparent de Dieu, Mère Teresa n'aurait probablement pas pu être aussi proche de la déréliction des plus pauvres: Nous aussi nous devons faire l'expérience de la pauvreté si nous voulons être de véritables porteuses de l'amour de Dieu.

Développement de l'œuvre [modifier]


Dans le courant des années 1960, l'œuvre de Mère Teresa s'étend à presque tous les diocèses de l'Inde.
En 1963 elle fonde, avec le jésuite Travers-Ball la branche masculine de la congrégation: les Frères Missionnaires de la charité.
En 1965, des Religieuses partent au Vénézuela.
En mars 1967, l'œuvre de Mère Teresa s'est accrue d'une branche masculine: la "Congrégation des Frères Missionnaires". Et en 1969, est née la Fraternité des collaborateurs laïcs des Missionnaires de la Charité.
En mars 1968, le pape Paul VI demande à Mère Teresa d'ouvrir une maison à Rome. Dans le même temps, les Soeurs œuvrent au Bangladesh, pays alors dévasté par une horrible guerre civile et de nombreuses femmes violées par les soldats.
Au Yémen, pays musulman où aucune influence chrétienne n'a pénétré depuis huit cents ans, Mère Teresa décide d'envoyer des Sœurs
Le 17 octobre 1979, Mère Teresa reçoit le prix Nobel de la paix qu'elle accepte «au nom des pauvres». Dans son discours, elle présente l'IVG comme le «principal danger menaçant la paix mondiale».
Dans les années 1980, l'Ordre fonde en moyenne quinze nouvelles maisons par an. À partir de 1986, il s'installe dans des pays communistes, jusque-là interdits à tout missionnaire: l'Éthiopie, le Sud-Yémen, l'URSS, l'Albanie, la Chine.
En 1982, dans une des hauteurs du siège de Beirouth, mère Teresa sauve 37 enfants pris au piège à l'hôpital dans une ligne de front entre l'armée israélienne et la guérilla palestinienne. Elle provoque un cessez-le-feu et accompagnée par la Croix Rouge, elle traverse la zone de tir jusqu'à l'hôpital dévasté pour évacuer les jeunes patients.
En 1984, elle fonde les « pères missionnaires de la Charité » avec le père Joseph Langford. Le 11 décembre de la même année, elle vient assister les victimes de la catastrophe de Bhopal, quelques jours après le désastre.
En 1985, elle ouvre à New York sa première maison pour l'accueil des malades du sida.
Elle est hospitalisée à deux reprises en 1988 et 1989 pour troubles cardiaques et on lui pose un stimulateur cardiaque. Le pape Jean-Paul II lui demande de prendre soin de sa santé.
En 1990, elle est réélue comme supérieure générale des Missionnaires de la Charité pour un troisième mandat, bien qu'elle ait exprimé le désir de se retirer. Comme cela était contraire aux statuts de la congrégation, une permission spéciale du Saint-Siège fut nécessaire.
Elle est hospitalisée en avril 1996 suite à une fracture de la clavicule. Puis de nouveau en août à cause de crises de malaria. Elle reprend toujours son travail dans les bidonvilles aussitôt sortie.
Au chapitre général de la congrégation qui se réunit en mars 1997, la Sœur Mary Nìrmala Joshi (64 ans) est élue pour lui succéder comme supérieure générale.
Le 5 septembre 1997, Mère Teresa s'éteint à 87 ans. À ce moment, près de 4 000 sœurs des Missionnaires de la Charité sont réparties en 610 communautés dans 123 pays.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 11:56

L'Église catholique reconnaît un miracle à Mère Teresa : la guérison, en 1998, d'une Indienne, Monika Besra, atteinte d'une tumeur à l'estomac (pour que les miracles soient reconnus par l'Église comme pour la canonisation, ceux-ci font l'objet d'une procédure méticuleuse et rigoureuse à suivre. Par exemple pour les miracles de Lourdes, un Comité inclut plusieurs experts dont un expert médical non-croyant )

Honneurs [modifier]


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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 11:57


Elle partage ses années d'enfance et de jeunesse entre Paris, Londres et Bruxelles, lesquelles sont marquées par la mort de son père, noyé sous ses yeux sur la côte d'Ostende lorsqu’elle a 6 ans. C'est à 20 ans que Madeleine Cinquin décide de rentrer au couvent malgré l'opposition de sa mère. A 23 ans, après des études de sciences philosophiques et religieuses, elle prononce ses vœux de religieuse dans la congrégation Notre-Dame de Sion et devient Sœur Emmanuelle.
Sœur Emmanuelle enseigne les lettres au Lycée Notre-Dame de Sion à Istanbul en Turquie et ensuite en Tunisie. Tout au long de ces années, elle ressent le désir de se mettre au service des exclus. Elle sensibilise ses élèves, de condition aisée, aux difficultés des populations démunies de leur pays. Elle enseigne à Alexandrie et s’attache beaucoup à l’Égypte.
En 1971, à l’âge de la retraite, elle décide de partager la vie des plus pauvres, les chiffonniers du Caire, en Égypte. Guidée par ses valeurs : la foi en l'Homme, le Respect de l'autre et la Justice, elle parvient à s'intégrer dans leur communauté.
En travaillant en collaboration avec les chiffonniers, elle contribue à améliorer leurs conditions de vie. Ses priorités vont à la santé et à l’éducation des enfants. En quelques années, des dispensaires, des écoles et des jardins d'enfants sont construits.
Elle rencontre en 1976 Sarah Ayoub Ghattas (sœur Sarah), alors jeune et dynamique supérieure d'un couvent copte orthodoxe, francophone, issue d'une famille de la bourgeoisie qui la rejoint et devient l'âme de la communauté. Grâce à sœur Sarah, « la maison étant tenue », sœur Emmanuelle peut parcourir le monde pour récolter des fonds grâce à ses dons d'oratrice et sa personnalité chaleureuse.
Pour la soutenir dans ses actions, elle fonde sa propre association, en 1980 : ASMAE - Association Sœur Emmanuelle. Pragmatique, elle veut professionnaliser ses actions et assurer sa relève. Sous son impulsion, l'association développe ses actions dans d'autres pays.
En 1993, à la demande de ses supérieures, Sœur Emmanuelle quitte définitivement l'Égypte et rejoint sa communauté en France. Elle continue de se battre pour plus de solidarité. Elle écrit des livres (Chiffonnière avec les chiffonniers, Richesse de la pauvreté, Vivre, à quoi ça sert ?), rencontre des jeunes dans les lycées et les écoles, s'occupe également de l'association Les Amis de Paola en aide aux SDF et donne des conférences aux côtés de son association pour sensibiliser le public à l'engagement solidaire.
Parallèlement, Sœur Emmanuelle continue à donner « un souffle » à son association. Elle lui transmet ses principes d'actions qui sont chaque jour mis en pratique sur le terrain. « éduquer un homme c'est éduquer un individu, éduquer une femme, c'est éduquer un peuple ».
On oppose parfois son caractère exubérant (et son franc-parler) à la discrétion de sa contemporaine Mère Teresa, qui occupait des fonctions similaires à Calcutta. Il est de fait que si ces deux religieuses, toutes deux très médiatisées, ont effectué des actions très comparables, chacune l'a fait avec sa personnalité propre.
Le 1er janvier 2002, Sœur Emmanuelle est promue par Jacques Chirac au grade de Commandeur de la Légion d'honneur avant d'être élévée, par Nicolas Sarkozy, le 31 janvier 2008 Grand Officier de la Légion d'honneur.
Depuis 1993, elle vit dans une maison de retraite dans le département du Var.

Citations [modifier]



  • « Tant que je peux marcher et être utile, je marche ; et le jour où je tomberai, eh bien quelqu'un d'autre prendra ma place et continuera le mouvement. »
  • « Si tu veux vivre, tu dois aimer. »
  • « On ne possède pas le bonheur comme une acquisition définitive. Il s'agit à chaque instant de faire jaillir une étincelle de joie. Ne l'oublions pas : souris au monde et le monde te sourira. »
  • « Partout et toujours, cherche sans te lasser le remède qui soulage, sème l'espoir : ça vivifie et ton amour peut faire des miracles. »
  • « Acharnons-nous pour que l'Homme soit partout respecté. »
  • « C'est à toi que je m'adresse, jeune de France et d'Europe. Ecoute la vieille femme que je suis : née en 1908, j'ai connu le siècle le plus hallucinant qui soit ; j'ai été appelée dans les cinq continents pour répondre aux drames de la misère, de la violence et de la guerre, là où l'homme est un loup pour l'homme. Tu es le fils de ton siècle, tu es baigné dans tout ce qui bouillonne autour de toi. Je voudrais le clamer à chacun d'entre vous : sois l'homme, la femme que tu es. Si la déprime est prête à te jeter par terre, sache-le : la force est en toi, dans ton corps et dans ton cœur. Cette soif de justice qui t'habite, laisse-la t'emporter vers plus malheureux que toi, entre dans la bataille. Crois en toi, en cette passion pour un monde où des hommes libres vivraient égaux, en frères. Crois en ton dynamisme, incarne ton idéal à l'endroit même où tu vis, là où tu sens battre ton cœur. Sache que ton acharnement, en dépit des échecs, assurera ton triomphe. Crois dans les autres : le même souffle de justice les fait tressaillir. Ne crains pas de rejoindre leur combat : l'union des jeunes est une puissance formidable. Crois en toi, comme moi en toi, crois en l'autre comme en toi ! »
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 11:57

Né le 8 Janvier 1935, dans une famille pauvre de Tupelo dans le Mississippi, Elvis Aaron [2] Presley est le fils unique de Gladys Love Smith et de Vernon Elvis Presley. Il a un frère jumeau mort-né, Jesse Garon Presley. Il grandit à Tupelo jusqu'à l'âge de treize ans. Sa mère travaille en tant qu'ouvrière dans une fabrique de vêtements et son père dans une épicerie mais en grande difficulté financière, déménagent à Memphis, grande ville dans le Tennessee. Vivant dans un deux-pièces social, Gladys fait des ménages et travaille la nuit dans un hôpital, Vernon travaille ici et là. Très vite, Elvis travaille également : il tond des pelouses, lave des voitures et vend des cornets de glace en dehors de l'école. Après l'école secondaire, il trouve très vite un travail dans une société d'outillage, mais rêvant de conduire un camion, il trouve finalement un emploi à la Crown Electric Company comme chauffeur-livreur, un travail qui ne lui convient pas.
Amateur de musique noire, ainsi que de gospel et de blues, Elvis décide de s'essayer à cette musique et, pendant l'été 1953, pousse la porte d'un petit studio d'enregistrement spécialisé dans la musique noire, le Studio Sun Records à Memphis. Reçu par la secrétaire Marion Keisker, il enregistre à ses frais deux enregistrements, My Happiness et That's When Your Heartaches Begin et repart avec le disque sous le bras pour l'offrir à sa mère, sa seule motivation pour cet enregistrement. Keisker, qui sait que son patron Sam Phillips est à la recherche de jeunes chanteurs, note le numéro de téléphone du jeune Elvis. Bien qu'elle lui trouve un style bizarre, elle lui reconnaît une certaine belle voix. Elle note sur sa fiche « EP : voix à écouter, bon chanteur de ballade ».
Lorsqu'elle en parle à Phillips, celui-ci recontacte Elvis pour un essai. Le téléphone à peine raccroché, Elvis est dans le studio devant Phillips. Après plusieurs essais peu concluants, Sam Phillips est néanmoins impressionné par la grande mémoire du jeune homme « à la queue de canard », il dira plus tard à ce sujet « C'était incroyable, Elvis connaissait par cœur toutes les chansons dont je lui parlais. Si sa voix n'était pas souvent juste, par contre je dois dire qu'elle avait un rythme assez particulier. Hélas, je n'avais pas le temps de lui apprendre à placer sa voix, mais Elvis était tenace et je lui permettais de revenir le lendemain. »
Phillips a demandé à un groupe musical d'être présent à une nouvelle audition afin de soutenir Elvis musicalement : Scotty Moore à la guitare et Bill Black à la contrebasse. Si Moore est plus ou moins impressionné, Black l’est encore moins[3]. Le 5 juillet, ils sont en studio. Alors que rien de convenable ne sort, et que Phillips, très déçu, s'apprête à fermer le studio, Elvis commence à entamer les premières notes d'une ancienne chanson, That's All Right Mama d'Arthur Crudup.
Voici le commentaire de Phillips :
<BLOCKQUOTE>
« Ce que venait de faire Elvis avec That's All Right me donna immédiatement la chair de poule. Je savais qu'on tenait quelque chose. Ce n'était pas la chanson à proprement parler, mais ce qu'en faisait Elvis, la chanson était à l'origine un blues, Elvis l'a transformée en rock and roll. Je peux vous dire que pour moi c'était un choc. Je décidais qu'il devait l'enregistrer. Ce fut son premier vrai succès à Memphis. »</BLOCKQUOTE>

Carrière musicale [modifier]


Elvis en 1970



Elvis enregistre cinq 45 tours pour Sun Records et Phillips l'envoie en tournée dans le sud des États-Unis. Les débuts sur scène du futur « King » du rock and roll sont assez maladroits, mais certainement pas timides. Les coups brusques de bassin du jeune homme, une innovation provocante pour l'époque, lui valent le surnom de « Pelvis » et amplifient sa notoriété.
Si les jeunes reconnaissent immédiatement en Elvis Presley un des leurs, il n'en va pas de même pour leurs parents qui, scandalisés devant les déhanchements de plus en plus suggestifs d'Elvis, cherchent à le faire interdire. En conséquence, certains de ses concerts seront purement et simplement annulés et ses disques brûlés en public. Elvis ne laisse personne indifférent : s'il agace l'Américain puritain, il devient une idole pour des millions de jeunes adolescents. En Floride, alors que la jeune vedette s'apprête à monter sur scène devant 22 000 admirateurs en délire, on le prévient que la police est présente dans la salle pour filmer ses fameux déhanchements. Elvis décide alors de ne bouger que son petit doigt pendant toute la durée du concert, et l'hystérie est à son comble. Le dernier de ses cinq 45 tours, I Forgot to Remember to Forget, accompagné de Mystery Train, atteint la première place au classement des ventes de « singles ».
À cette époque, Elvis ne cesse de se produire dans le sud et le sud-ouest. Il est notamment présent à 50 reprises à l'émission régionale Louisiana Hayride. Le fondateur et producteur d’Hayride, Horace Logan, a en effet la bonne idée de faire signer Elvis pour une apparition hebdomadaire, alors que celui-ci est encore peu connu. Lors de la dernière participation d'Elvis à cette émission, Logan annonce qu'Elvis a quitté le bâtiment afin de calmer les adolescentes qui essaient d'apercevoir la vedette après l'émission. Il ne sait pas que cette phrase va devenir un rituel célèbre à la fin de chaque concert : « Elvis has left the building. » (La célèbre phrase sera reprise par Al Dvorin dans les années 1970.).
Elvis, qui est alors célèbre dans le sud et sud-ouest des États-Unis, rencontre à la fin d'un concert un homme qui est vaguement impresario, mais plus connu en tant qu'aboyeur de cirque. Thomas Andrew Parker ou Tom Parker dit « le colonel », est un homme à qui rien ne fait peur. Il fut un temps impresario du jeune chanteur Eddy Arnold, mais c'est avec Elvis qu'il va se hisser au sommet de sa profession dans le « show business ». Il signe en 1955 un contrat d'exclusivité avec Elvis sur vingt ans, avec à la clé 15 % de tous les revenus de Presley. (Dans les années 1970, ce pourcentage est porté à 50 %). Le « colonel » impressionne Elvis, c'est un homme autoritaire et à qui rien n'échappe. N'a-t-il pas dit à Elvis pour l'approcher : « Jeune homme, pour l'instant vous valez un million de dollars, bientôt vous les aurez comptant » ? Ce sont ces phrases qui impressionnent le jeune Elvis qui rêve de réussite et de dollars tout autant que Parker lui-même. Ce duo atypique change le monde du show business. Elvis, avec son look de jeune premier qui deviendra le plus grand sex symbol de l'histoire, sait comment attirer les foules sur scène avec sa voix, ses mimiques, ses pas de danse osés et son sens de l'humour. Quant à Parker, il a le sens des affaires et organise la carrière du King comme un véritable show commercial: tubes, films à succès, produits dérivés, posters, photos... Le monde de la musique en est ainsi à jamais transformé car beaucoup de ses techniques ont été reprises par d'autres artistes. Cependant, même si leur collaboration est très fructueuse, Elvis ne porte pas le colonel dans son coeur et se met bientôt à le détester. Son manager abuse de sa confiance, profite de sa popularité pour s'enrichir. Il ne lui propose que des films commerciaux, mal faits ou des comédies musicales sans grand intérêt alors que le rêve d'Elvis est de devenir un grand acteur et d'incarner des rôles dramatiques. De plus, Elvis ne digèrera jamais le fait que Parker fit tout pour l'envoyer au service militaire alors qu'il savait très bien que cela mettrait un frein à sa carrière. Cet évènement le perturba profondément d'autant plus que sa mère mourut quelque temps plus tard.
Lorsque le contrat entre en vigueur, Parker offre trois cadeaux à Presley. Le premier est un contrat avec la plus puissante maison de disques au monde, la RCA. C'est elle qui va miser sur Elvis et lui avancer les millions de dollars nécessaires à un essor planétaire. Le deuxième est un premier disque d'or avec Heartbreak Hotel ; Elvis a tout juste vingt ans. Le troisième et dernier cadeau au jeune chanteur est son arrivée sur le petit écran de millions de téléspectateurs. Ce soir-là, l'émission atteint une audience record de plus de cinquante millions de téléspectateurs, ce qui représente plus de 80 % de part d'audience. Lors de sa deuxième apparition au Ed Sullivan Show (le 28 octobre de la même année), il se teint les cheveux en noir, alors qu'ils étaient jusque-là brun clair. Le « King du rock and roll » vient de naître.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 11:58

Si ces apparitions télévisées enchantent les jeunes, les adultes, eux, réprimandent et condamnent la tenue du « King ». Ses déhanchements lascifs et/ou brusques choquent l'Amérique, les moralistes et bien-pensants veulent faire interdire Elvis à la télévision. En conséquence, si Elvis ne sera jamais interdit d'antenne, par contre les réalisateurs ont ordre de ne filmer la star qu'au-dessus de la ceinture. C'est ainsi qu'Elvis interprète ses plus grands succès du milieu des années 1950 : Heartbreak Hotel, Blue Suede Shoes, I Want You, I Need You, I Love You, Don't Be Cruel, et le très suggestif Hound Dog (c'est-à-dire « chien de chasse »).
Parallèlement à la télévision, Elvis poursuit ses tournées de concerts qui deviennent très vite une sorte de kermesse, une foire dangereusement incontrôlable. La vedette se produit devant des foules immenses, arrivant en Cadillac rose et surprotégé par une nuée de policiers, l'Amérique veut voir et toucher ce jeune chanteur devenu en moins d'un an une idole pour ses enfants. L'année 1956 se termine en beauté, Elvis décroche son 48e disque d'or de l'année, il fait l'objet d'une véritable vénération hystérique et déclare au fisc pas moins de 22 millions USD en revenus.
Poursuivi jour et nuit par ses admirateurs, Elvis finit par se réfugier derrière les murs d'une forteresse. Il s'offre le 19 mars 1957 pour 120 500 USD une grande maison sur le Highway 51 dans Memphis Sud (nom de boulevard changée le 19 janvier 1972 en Elvis-Presley Boulevard). Baptisée Graceland, elle possède vingt-quatre pièces sur un terrain de treize hectares. Immédiatement, Elvis y investit un demi-million USD en travaux pour faire de Graceland son royaume et y installe sa mère, son père, ses oncles et ses tantes, ses cousins et tout un groupe d'amis ou d'anciens camarades d'école qui deviennent jardiniers, chauffeurs ou comptables pour la vedette. À cette époque, il est considéré comme la plus grande vedette du rock and roll.
Le 20 janvier 1958, Presley reçoit un courrier de l'US Army qui lui signifie qu'il doit accomplir son service militaire pendant deux ans. Il est affecté en Allemagne, où il conduira une jeep pour le sergent Ira Jones (qui relatera leur relation dans un livre). Son service est suspendu le 5 mars 1960. Il habite à Bad Nauheim pendant son service militaire qui est fait au Ray Barracks à Friedberg. Depuis, beaucoup se sont questionnés sur la légitimité de cette mobilisation, alors que l'on était en temps de paix et qu'Elvis était le seul appui de ses parents et de sa grand-mère. Certains pensent que le but de cette action était de préserver la jeunesse américaine de l'influence du chanteur.
C'est peu avant son départ pour l'Allemagne, alors qu'il est encore au Texas pour y faire ses classes, que sa mère meurt subitement à 46 ans. Elvis, qui adorait sa mère, ne va jamais vraiment s'en remettre. Bien plus tard, John Lennon devait dire : « Elvis est mort le jour où il est entré à l'armée », mais on peut également dire ceci : Elvis est mort le jour où sa mère est morte. Le jeune homme ne sera plus jamais le même, et la joie qui l'accompagnait va le quitter.
Les années à l'armée sont des années sombres pour Elvis. Dans un pays étranger, loin de ses amis et de ses admirateurs, Elvis déprime. Bien qu'il soit aussi célèbre que dans son pays, il ne sort pratiquement jamais. C'est au cours d'une soirée chez son capitaine qu'il fait la connaissance d'une toute jeune fille de 14 ans, Priscilla Beaulieu. Il en tombe amoureux et décide même de l'accueillir à Graceland à partir de 1962. Finalement, Elvis l'épouse à Las Vegas en 1967. Ils ont tous les deux les yeux verts. C'est aussi en Allemagne que son père, venu le rejoindre, rencontre sa future deuxième épouse, Dee Stanley.
Lorsqu'il est démobilisé, le « show business » l'attend et Elvis reprend le cours de sa carrière.
Presley est très religieux et il enregistre de nombreux albums de gospel. Les trois Grammy Awards qu'il reçoit lui sont tous décernés pour des morceaux de gospel. Il n'aime pas le titre "The King", car selon lui, le seul "King" sur terre c'est Jésus.

Carrière au cinéma [modifier]


Dès 1954, [[Hollywood sweet gome ]] s'intéresse à lui. Sa première apparition sur écran en tant qu'acteur est surprenante. Au début, il ne devait pas y avoir de chanson, mais les producteurs en rajoutent quatre et The Reno Brother's (titre original) est rebaptisé Love Me Tender, titre de son dernier succès. Le film parle de la guerre de Sécession et est mal perçu par les admirateurs d'Elvis qui s'indignent de voir leur idole du rock dans un pâle western.
Néanmoins, le film fait un tabac. Le film suivant, fait sur mesure pour Elvis, est Loving You, titre de son dernier succès. L'idole joue pratiquement son propre rôle, celui d'un petit chanteur qui devient une superstar grâce au travail et à un manager affairiste. Loving You obtient un immense succès et Elvis devient une vedette du cinéma. Son troisième film est l'archétype du film violent. Elvis y joue un employé qui aime chanter. Mais, suite à une bagarre, il tue un gars et est envoyé en prison. Là, il se met à chanter et devient la coqueluche de ses co-détenus. Libéré, il devient une vedette avant de connaître les affres de la célébrité. Le film s'appelle Jailhouse Rock, également le titre de son dernier succès. Jailhouse Rock manque de profondeur, et montre un personnage superficiel, mais remporte un succès retentissant auprès des jeunes.
Son dernier film tourné avant qu'il parte pour l'armée sera considéré comme son meilleur. Il s'agit de King Creole. Le scénario était prévu pour James Dean et le personnage passe du boxeur au chanteur. Une fois de plus, Elvis interprète un garçon simple qui s'en sort grâce à la chanson.
À partir de 1960, dès son retour de l'armée, Elvis abandonne sa carrière de chanteur et se retire de la scène pour se consacrer à Hollywood. De ces longues années (neuf ans), seuls quelques films sur 27 méritent d'être cités : Flaming Star (1960), Blue Hawaii (1961), Fun in Acapulco (1962) avec Ursula Andress, Viva Las Vegas (1964) avec Ann-Margret et Charro (1969).
Toutes ces productions n'ont qu'un seul but : distribuer Elvis dans le monde entier sans que la vedette n'ait besoin de se déplacer. Le succès est phénoménal, mais au fil des années, la magie se perd et les films d'Elvis deviennent des caricatures. Ses disques tirés uniquement des bandes sonores des films connaissent également une chute et Elvis ne rencontre plus le succès qu'il avait avant. Le monde a changé et de nouveaux chanteurs et groupes ont fait leur apparition, et pour faire bonne figure, Elvis accepte de rencontrer les Beatles chez lui, le 27 août 1965, dans sa maison de Bel Air en Californie.
Plus que jamais isolé dans des maisons pour milliardaires de Beverly Hills, Elvis n'a plus aucun contact avec le monde extérieur. Entouré jour et nuit par les mêmes gens depuis ses débuts (la "Memphis Mafia"), il semble ne plus être en mesure de juger sa carrière. La carrière si époustouflante du « King » sombre dans le désastre et l'image d'Elvis en devient ridicule.
Dès 1966, sa production cinématographique accouche de navets, tous plus insalubres les uns que les autres, au point que même les plus fidèles admirateurs se détournent de leur idole. Chaque nouveau film est alors accueilli dans une indifférence glaciale et les recettes ne sont plus remarquables. La période de 1963 à 1968 est marquée par une profonde crise dans la carrière d'Elvis mais également dans sa vie personnelle. Bien qu'il eut toujours pris des médicaments tels que des amphétamines pour supporter la pression et être au top sur scène, il augmente alors sa consommation régulière de cachets et se met à prendre des cachets qui ne sont prescrits que dans des cas extrêmes: amytal, quaalude, dexedrine, biphétamine, percodan, dilaudid... Toutes ces drogues provoquent des hallucinations, des paranoïas, des troubles de la vision, de la parole, de la concentration... Elvis en consommait alors 2 à 3 fois par semaine. Cette addiction aux drogues s'explique sûrement par le fait que le King était au plus bas de sa carrière. Il détestait profondément les films qu'on l'obligeait à tourner pensant que les scénaristes n'exploitaient pas tous ses talents de jeu. Ses disques également qui étaient directement tirés de ses films ne correspondaient plus à ce qu'il voulait faire. Bien qu'entouré d'une foule d'amis, personne ne pouvait comprendre ce qu'il ressentait: un artiste jadis adulé par des millions de gens dans le monde entier mais qui était maintenant "has been". Il se mit à douter de ses propres capacités de chanteur et se tourna bientôt vers le spiritualisme pour trouver des réponses à ses questions. En effet, en 1964, il eut une véritable révélation lorsqu'il rencontra Larry Geller, un coiffeur,qui lui fit lire des livres sur la philosophie, religion:'... Larry, I don't believe it. I mean, what you're talking about is what I secretly think about all the time... there has to be a purpose... there's got to be a reason... why I was chosen to be Elvis Presley.'"[112], "Larry, je n'arrive pas à le croire. Je veux dire, tout ce que ce que tu me dis là, c'est à quoi je pense tout le temps en secret. Il doit y avoir un but. Il doit y avoir une raison pour laquelle j'ai été choisi pour être Elvis Presley". Très anxieux, il lut des tonnes de livres sur le sens de la vie tels que The Voice of Silence, Tibetan Book of the Dead, The Wisdom of the Overself et The Impersonal Life qu'il emmenait partout et considérait comme son livre de chevet. Geller devient alors son seul véritable confident et la star lui raconta tous ses déboires: "I swear to God, no one knows how lonely I get and how empty I really feel."[113]"Je jure devant Dieu que personne ne sait combien je suis seul et combien je me sens vide".
Lorsque son contrat cinématographique prend fin en 1969, Elvis, fatigué et critiqué, décide de mettre un terme à sa carrière à Hollywood.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 11:58

Elvis à la fin des années 1960 [modifier]


Suite au désastre hollywoodien, Elvis n'est plus considéré comme une valeur sûre. De plus, la musique a considérablement changé, la scène aussi, le public ne se contente plus de ces petits spectacles sans fastes, les Beatles, les Rolling Stones et The Doors ont su apporter du sang neuf au rock. Elvis reste toutefois celui qui a lancé le rock, mais n'est plus qu'une référence. Les professionnels lui conseillent de faire encore quelques films, puis de se retirer. Pourtant, Elvis est encore jeune, plus beau que jamais et il faudrait peu de chose pour le remettre en selle.

Elvis se marie à Las Vegas [modifier]


Le 1er mai 1967, il épousa Priscilla Ann Beaulieu à l'Aladdin Hotel de Las Vegas lors d'une cérémonie privée réunissant parents et amis. La sœur de Priscilla, Michelle, fut demoiselle d'honneur et les garçons d'honneur étaient Joe Esposito et Marty Lacker.

Naissance de sa fille Lisa Marie [modifier]


Lisa-Marie est née le 1er février 1968 précisément à 17h01 (5h01 PM) au Baptist Memorial Hospital de Memphis.. Elle pesait 6 livres et 15 onces, tout en mesurant 20 pouces de longueur. Le docteur T.A. Turman assista l'accouchement de Priscilla. Lisa Marie fut baptisée en l'honneur de Marie Mott, l'épouse du Colonel Thomas Parker. Elvis surnommait sa fille « Yisa » ou « Buttonhead ». Elle est l'héritière de toute la fortune d'Elvis.

Le « Comeback » de 1968 au réseau NBC [modifier]


Le colonel Parker fera signer un contrat qui fera relancer la carrière musicale d'Elvis. Celui-ci réapparaît à la télévision après sept ans d'absence. Sa dernière apparition date de son retour de l'armée et n'avait duré que six minutes aux côtés d'un Frank Sinatra ravi d'avoir Elvis dans son émission. Cette fois, il est seul devant la caméra, dans une sorte de « one-man show » où il interprète ses anciens succès, mais également des nouveaux. L'émission, appelée Elvis, '68 Comeback Special, est annoncée à grands frais. Elle sera diffusée le 3 décembre 1968 sur le réseau NBC. Exit l'acteur des comédies musicales à l'eau de rose, Elvis revient en pleine possession de ses moyens face à ses anciens musiciens, habillé tout de cuir, le sourire en coin et le bassin intact. Il enflamme littéralement la télévision. Jamais une émission de variétés ne connaîtra un succès comparable[réf. nécessaire].
Pour cette occasion, il sera accompagné sur scène par

  • D.J. Fontana : batteur utilisant une boîte à guitare comme instrument.
  • Alan Fortas : tapant au dos d'une guitare et voix d'accompagnement.
  • Charlie Hodge : guitare accoustique et voix d'accompagnement.
  • Lance LeGault : tapant au dos d'une guitare et jouant du tambourin.
  • Scotty Moore : guitariste (accoustique et électrique).

ainsi que plusieurs autres musiciens et figurants.
L'Amérique du Nord retrouve celui qu'elle n'aurait jamais dû perdre, l'Elvis sauvage, beau, ravageur et rocker. Ce retour a un tel retentissement, que son manager n'a aucun mal à remettre Elvis sur une scène.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 11:59

Les années 1970 (Las Vegas (1969-1976) et plusieurs tournées américaines) [modifier]






Le 21 décembre 1970, Elvis rencontra Richard Nixon en audience privée à la Maison Blanche.



Les années 1970 sont celles du triomphe. Mais aussi celles de la chute, du désespoir, de la déchéance et de la mort. Le monde s'efface devant cette superstar devenue charismatique. En 1969, il signera un contrat pour une série de spectacles au Hilton International Hotel de Las Vegas. La première a lieu le 31 juillet. Il donnera 57 concerts en 4 semaines et il s'y produira jusqu'en 1976, tout en faisant des tournées dans les grandes villes américaines. Le colonel Parker voulait un spectacle à grand déploiement et il voulait qu'Elvis puisse être accompagné d'un orchestre et de plusieurs vocalistes sur scène. Malheureusement, Scotty Moore et D.J. Fontana seront remplacés par le TCB Band qui sera accompagné sur scène de plusieurs groupes de vocalistes dont The Jordanaires (1956-1970), The Sweet Inspirations, The Imperials Quartet, J.D Sumner & The Stamps, ainsi que la soprano Kathy Westmoreland (1970-1977).
Le 21 décembre 1970, Elvis aura un privilège unique. Il rencontra le président américain Richard Nixon à la Maison Blanche, en compagnie de ses gardes du corps et amis, Jerry Schilling et Sonny West. La rencontre fut initiée par Elvis. Il avait écrit une lettre de six pages au président Nixon pour le rencontrer à Washington et il lui avait suggéré la possibilité d'être nommé à titre d'agent fédéral spécial dans le « Bureau of Narcotics and Dangerous Drugs » (Bureau des Narcotiques et des Drogues dangereuses). À cette occasion, Elvis lui remit un pistolet Colt 45, ainsi que des photos de famille. Ce fut une rencontre unique dans l'histoire des États-Unis.
Elvis et Priscilla se séparent en février 1972 et ils divorceront officiellement en octobre 1973. Ils auront la garde partagée de leur fille Lisa-Marie, qui ira vivre avec sa mère à Los Angeles. Elvis devient l'icône de l'Amérique profonde, la vedette qui n'hésite pas à faire entrer à Las Vegas, au milieu des machines à sous, le rock, le vrai, en y mélangeant des gospels, des trompettes et des tambours : du jamais vu. En 1972, il donnera une série de concert les 9-10-11 juin au célèbre Madison Square Garden de New York. Ce fut un grand retour à New York après 15 ans d'absence. Sa dernière visite fut lors de son passage à l'émission The Ed Sullivan Show en 1957. Par la suite, il donnera le premier concert par satellite de l'histoire à Hawaï. Ce grand événement eu lieu le 14 janvier 1973 au International Center Arena d'Honolulu.
L'Amérique se retrouve en lui et Elvis retrouve son pays, chacun va se confondre. Las Vegas devient une deuxième maison pour le « King », où il y donne quelques 600 spectacles tout en délaissant les séances d'enregistrements. Il parcourt aussi le pays dans tous les sens, à bord d'un gigantesque avion personnel où, dans chaque ville, il est fêté comme un surhomme. De 1969 à sa mort, il aura donné 1 500 concerts à travers les États-Unis. D'ailleurs, il est devenu un surhomme, Elvis n'est plus que l'image de l'Amérique, la vitrine d'un pays riche, et devant des foules immenses qui crient son prénom, il arrive sur scène vêtu d'un costume nommé "jumpsuit" et d'une cape garnie de rubis et de diamants (il aura plusieurs « jumpsuits ») au son d'un impressionnant Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss. Cette pièce d'entrée était un thème d'ouverture qui était suivi par "That's All Right Mama" et le célèbre "See See Rider".




Elvis en 1970



Personne avant lui ne l'a fait. Après lui, personne n'osera. Son succès sur scène est immense, même si ses apparitions ne sont plus qu'un rituel au cours desquels la star se laisse fêter, même si désormais il interprète ses chansons avec détachement et sans plus beaucoup de peine. Parfois, il redevient grand, ose bousculer son personnage que l'Amérique lui a fabriqué et qu'il semble accepter, et se met à chanter d'une façon bouleversante ses chansons qui sont devenues des hymnes et que les foules écoutent religieusement.
Il ne sera plus jamais aussi grand, il ne s'en donnera plus la peine. Il est devenu un personnage trop compliqué et trop éloigné du réel pour cela [réf. nécessaire]. S'il ne se déplace jamais en dehors des États-Unis, Elvis chante à Las Vegas devant un public international, car depuis de nombreuses années. c'est le monde entier qui vient à lui et non le contraire. On vient voir une icône, une image, presque un saint. Voilà ce qu'est devenu Elvis. Même si les dernières années sont extrêmement pénibles, Elvis ne cache rien, il s'offre aux foules tel qu'il est devenu. Il montre son visage bouffi, ses mains gonflées et son corps meurtri, il ne cache ni ses nombreux trous de mémoire ni ses illuminations ; il montre ce qu'est devenu son pays. L'Amérique est fière de son garçon.
Psychologiquement et mentalement miné (entre autres par le départ de son épouse Priscilla et la mort de sa mère dont il se remettra toujours avec peine), Elvis a du mal à vivre, a des accès de paranoïa, de schizophrénie, souffre de boulimie alimentaire et médicamenteuse. Entouré jour et nuit par une cohorte de gens prêts à assouvir ses moindres désirs, il ne sait plus où est le bien et où est le mal, il ne sait plus ce qu'est la vie. D'ailleurs, il a déjà dépassé la vie, vivant la nuit, mangeant la nuit. Caché derrière les hauts murs de Graceland, Elvis finit par confondre rêve et réalité.

Le dernier concert à Indianapolis en juin 1977 [modifier]


Le 26 juin 1977, il donna un concert à l'auditorium de Indianapolis, devant 18 000 personnes. La foule tremble d'émotion quand le « King » arrive devant elle sur l'immense scène. Son physique, qui n'a cessé de se dégrader depuis des mois, est terrible. Son visage est enflé au point que l'on aperçoit à peine ses yeux, son corps lourd, trop lourd, souffre. Puis il a des trous de mémoire qu'il cache avec de l'humour. Mais si tout cela est pathétique, terrifiant, sa voix ne l'a pas quitté : plus puissante que jamais, elle a l'air de sortir d'une tombe. Le public aussi est toujours là, peut-être plus fidèle encore.
La tournée de juin 1977 débute le 18 à Kansas City pour se terminer le 26 à Indianapolis. Elvis doit incorporer à cette occasion les caméras de télévision de CBS lors de deux concerts. En effet, des prises « live » sont prévues pour présenter Elvis en tournée, ce qui sera le troisième spécial télé de sa carrière, prévu pour l'automne de la même année. Le 1er juin, à Macon, c'est l'annonce officielle de l'émission télévisée « Elvis on stage in person ». Les villes d'Omaha et Rapid City sont choisies dans l'ordre le 19 et 21 juin. Elvis n'est pas très en forme à ces concerts, mais comme il doit honorer le contrat qui a été passé avec CBS, il doit le faire. C'est le « King », c'est Elvis Presley à quarante-deux ans, six semaines avant sa mort.

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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 11:59

Le 20 juin, Elvis sera à Lincoln, Nebraska, et il donna un meilleur concert que la veille. Il interprêta notamment la chanson « Unchained Melody ». Le 21 juin, à Rapid City, Elvis loge à l'hôtel Holiday Inn et il donnera son concert en soirée devant environ 7 500 fans au Rushmore Plaza Civic Center. Avant d'entrer sur scène, Elvis reçut dans sa loge un représentant des indiens sioux de la réserve voisine, qui lui remettront un cadeau nommé « The medaillon of life », en compagnie d'une petite indienne âgée d'une dizaine d'années. Elvis les remercia avant de faire son concert.
Notez que lors de cette dernière tournée, Elvis a présenté son père Vernon et sa fiancée Ginger Alden, pratiquement à tous les concerts.
Le spécial télévisé de CBS sera renommé « Elvis in Concert » et il sera diffusé le 3 octobre 1977 aux États-Unis. Il sortira plus tard en Europe, notamment en France, sous une version écourtée. Après la mort d'Elvis, CBS rajoutera rapidement un message de remerciement de la part de Vernon au sujet des cartes reçues suite au décès d'Elvis et il racontera très rapidement les débuts d'Elvis avec le Colonel Parker. La version américaine est plus longue que la version française, car elle présente les préparatifs de la scène avant le concert. Le montage de l'époque a été très critiqué par beaucoup de fans qui trouvaient étrange le fait de voir des messages et des commentaires de fans au milieu de ce concert. Cela brisait le rythme. Le concert télévisé n'est jamais sorti officiellement en VHS ou DVD, mais il existe des copies non-officielles. La compagnie Elvis Presley Entreprises (gérée par Priscilla et Lisa Marie) n'a pas l'intention d'autoriser officiellement et prochainement la sortie de ce concert en raison du mauvais état de santé d'Elvis à cette époque. Il avait pris beaucoup de poids et il était devenu la cible de plusieurs journalistes qui le ridiculisaient. Il semble qu'EPE ne soit pas contre l'idée, mais elle préfère attendre pour l'instant.

Décès [modifier]






La tombe d'Elvis dans le Jardin de la méditation à Graceland.



Son décès est dû à un abus de médicaments (cortisone, somnifères puissants le soir d'où les énergisants le matin). On croit qu'il était atteint d'une maladie rare et incurable : Lupus Erythémateux. Elvis mesurait 1,83 m (6'00) et pesait 102 kilos (224 livres).
Le 15 août 1977, Elvis loue pour la soirée le Théâtre Ridgeway de Memphis. Le dernier film qu'Elvis regarde est MacArthur. Quelques heures plus tard, il se rend chez le dentiste Lester Hofman, car il avait un rendez-vous pour 22 h 30 (des rumeurs mentionnent qu'il lui fournit une dose dangereuse d'analgésiques). Il revint à Graceland vers 00 h 30, le 16 août. C'est à ce moment que la dernière photo d'Elvis vivant fut prise, par monsieur Robert Call, de Pierceton, Indiana, au moyen d'une caméra Instamatic. Le 16 août 1977 à 1 h 30, Elvis appelle Dick Grob, le chef de la sécurité de Graceland, afin qu'il prépare des partitions musicales pour une insertion éventuelle dans sa nouvelle tournée. Par la suite, Elvis a appelé son infirmière favorite, Marian Cocke, afin de la saluer avant son départ en tournée. Elvis devait entamer une nouvelle tournée de 14 concerts à guichets fermés qui devait débuter le 17 août 1977, à Hartford au Connecticut. Durant la nuit, Elvis joue au racquetball (dans un bâtiment situé sur le terrain de Graceland) avec son cousin Billy Smith et sa femme Jo, ainsi que sa fiancée Ginger Alden. Lors de sa dernière nuit, Elvis joue du piano devant Ginger Alden, près du court de raquette, et il chante les chansons Blue Eyes Crying in the rain de Willie Nelson et Unchained Melody des Righteous Brothers. Ce fut les dernières interprétations de son existence.
Après avoir absorbé des somnifères (selon sa compagne Ginger Alden, il se coucha très tard, autour de 6 ou 7 heures le matin du 16 août), au milieu de l'après-midi, Elvis fut trouvé inanimé dans sa salle de bains par Ginger Alden. Al Strada contacta à son tour Joe Esposito. Ce dernier, de même que tante Delta Mae Presley, auraient pratiqué le bouche à bouche sur Elvis afin d'essayer de le ranimer. Sa fille Lisa Marie, alors âgée de huit ans, et qui ce jour-là séjournait chez lui, sera témoin de la scène. Appelés sur les lieux, deux ambulanciers de Memphis viendront 40 minutes plus tard à son secours. Il est trop tard, Elvis est mort d'une crise d'arythmie. Les tentatives de réanimation à l'hôpital de Memphis furent vaines. À un certain moment, une mince lueur d'espoir montrait un signe de vie, mais trop faible pour le réanimer complètement. Elvis avait plusieurs problèmes de santé depuis 1974. Il souffrait notamment d'un problème de poids, de glaucome, d'un problème aux intestins (constipation chronique) et d'une grave dépendance aux médicaments que son médecin personnel, le docteur George Constantine Nichopoulos, lui prescrivait. Celui-ci sera soupçonné de faute professionnelle grave en ayant favorisé par abus de prescriptions les nombreuses surdoses de médicaments dont il fut victime durant les dix dernières années de sa vie, et qui laisseront le soupçon d'une dernière overdose fatale. Il fut radié de l'ordre des médecins. Certaines personnes de son entourage, dont la soprano Kathy Westmoreland, persistent à dire qu'il aurait eu un cancer des os. Cette thèse était aussi soutenue par son ami Charlie Hodge. Cependant, rien n'est officiel. Il s'agit d'une rumeur et cette maladie possible ne saurait justifier son décès. Il semble que son problème cardiaque ait pu être génétique. Son père Vernon et son oncle Vester sont décédés d'une crise cardiaque. Lors de l'autopsie, les médécins ont constaté que le côté gauche du cœur d'Elvis était deux fois plus gros que la normale. Ils ont trouvé dix médicaments dans son système sanguin[4].
L'une des théories récentes les plus intéressantes, concernant le peu d'attention qu'Elvis prêta à sa santé physique durant les dix dernières années de sa vie (outre le rythme infernal de tournées que lui faisait subir son agent, l'insatiable colonel Tom Parker), est que son guru et ami proche Jerry Schilling (auteur de Me and a Guy Named Elvis: My Lifelong Friendship with Elvis Presley, publié en 2005) le convainquit peu à peu de sa quasi-immortalité ou du moins qu'il possédait une essence divine que son existence dissolue ne pouvait en rien affecter. Elvis était dans un état dépressif. Il chantait les mêmes chansons qu'il interprétait plusieurs fois dans ses tournées. Au milieu des années 1970. il avait aussi des problèmes financiers, mais ses tournées lui permettaient de se renflouer monétairement. À son décès, il n'avait que cinq millions de dollars sur son compte en banque. Depuis son enfance, Elvis était membre de l'église pentecôtiste « Assembly of God Church », une mouvance protestante évangélique. Sans être en manque de spiritualité et s'interrogeant sur le sens de son existence (il s'interrogea même sur sa possible ascendance juive), il en serait venu à prendre pour acquis les théories bouddhistes et spiritualistes de penseurs tels que Khalil Gibran, Krishnamurti, Helena Blavatsky, Berkeley, prônant que seul l'esprit existe, et que la vraie réalité est immatérielle. Larry Geller, son coiffeur et ami personnel, lui apportait régulièrement des livres concernant la spiritualité et sur les diverses religions. Quelques heures avant son décès, Elvis lisait un livre sur le saint suaire de Turin, livre qui fut retrouvé près de lui.
La plus grande voix d'Amérique (selon John Lennon) est morte et sa mort prématurée fera l'effet d'une bombe, d'abord aux États-Unis, puis dans le monde entier. On parlera d'overdose, d'assassinat, de mort déguisée et même de fausse mort après l'avoir honoré d'obsèques dignes d'un chef d'État, après avoir montré son corps étonnamment rajeuni aux foules, et enfin après avoir promené sa dépouille royale dans un corbillard argenté flanqué de six motards de la garde républicaine le long de son boulevard, le Elvis-Presley Boulevard de Memphis.
Le « King » repose à Graceland au milieu des siens, de sa mère Gladys morte en 1958, de son père Vernon mort en 1979 et de sa grand-mère paternelle Minnie-Mae Hood décédée en 1980[5]. Son domaine est visité par plus de 600 000 personnes chaque année [réf. nécessaire].
Comment inhumer un dieu vivant ? Comment la plus grande voix d'Amérique pouvait-elle simplement disparaître ? Parmi les mythes fondateurs de l'Amérique contemporaine la mort d'Elvis s'inscrira rapidement parmi les théories de la conspiration, comme celle de John Kennedy et de Marilyn Monroe. Statistiquement, en 2005, 24 % des Américains interrogés sur la question dans un sondage du USA Today estimaient qu'Elvis n'était probablement pas mort. L'immense culte de la personnalité qui s'ensuivra et sa persistante influence sur la musique des années 2000 prouveront en quelque sorte son immortalité. Cette sacralisation, gérée par son ex-épouse Priscilla et sa fille Lisa-Marie, rapporte désormais d'immenses dividendes : Elvis Presley Entertainement qui administre, parmi des dizaines de produits dérivés, le mausolée pittoresque qu'est devenu Graceland a déclaré en 2007 les revenus posthumes les plus importants (près de 280 millions US) attribués à un artiste depuis sa disparition. Et Graceland demeure, entre le Capitole, le Grand Canyon et la Statue de la Liberté, une des attractions touristiques les plus fréquentées d'Amérique, le monument historique le plus visité après la Maison blanche. Au-delà de la mort le King reste toujours ... le King.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:00

The Beatles est un groupe musical britannique originaire de Liverpool. Composé de John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr, il demeure, en dépit de la séparation de ses membres en 1970, l'un des groupes de rock les plus populaires au monde. En douze ans d'existence, et seulement sept ans de carrière discographique, les Beatles ont sorti douze albums, de 1963 à 1970, et ont composé plus de 200 chansons, soit en moyenne un album tous les neuf mois, productivité particulièrement remarquable dans la période 1963-1966, où, entre les tournées incessantes et la participation à deux longs métrages, ils ont publié sept albums, treize singles et douze maxis.
Les chansons des Beatles ont marqué les années 1960 — elles sont même considérées comme la « bande-son » de cette décennie — et les générations suivantes, et leurs mélodies ont été adaptées à de nombreux genres musicaux, notamment le jazz, la salsa ou la musique classique (symphonique) et baroque. Au XXIe siècle, le groupe jouit toujours d'une grande popularité ; ses chansons sont jouées et reprises dans le monde entier. Le duo d'auteurs-compositeurs Lennon/McCartney reste célèbre comme créateur de standards qui ont fait l'objet de milliers d'adaptations dans les décennies suivantes.
Les Beatles demeurent les artistes ayant vendu le plus grand nombre de disques au monde. Ce chiffre était déjà estimé par EMI dans les années 1980 à plus d'un milliard de CD, vinyles et même 78 tours en Inde vendus à travers la planète, et il a continué à augmenter jusqu'à aujourd'hui[1]. Par ailleurs, un biographe de Paul McCartney a calculé qu'à tout moment, l'une des interprétations de la chanson Yesterday (on en dénombre plus de 3 000[2]) était jouée par une radio quelque part dans le monde.
« Placés à la proue[3] » de l'évolution de la jeunesse et de la culture populaire des années 1960, leur style, leur habillement, leurs discours, leur popularité planétaire, leurs consciences sociale et politique grandissantes au fil du temps, ont étendu l'influence des Beatles bien au-delà de la musique, jusqu'aux révolutions sociales et culturelles de leur époque
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:00

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« Rien ne m'a vraiment touché jusqu'au jour où j'ai entendu Elvis. S'il n'y avait pas eu un Elvis, il n'y aurait pas eu les Beatles[4]. »
— John Lennon</BLOCKQUOTE>
John Lennon est un adolescent de Liverpool élevé par sa tante « Mimi » — Mary Elizabeth de son vrai nom[5]. Son père, Alfred « Freddie » Lennon, un marin, a rapidement délaissé sa mère, Julia Stanley, et son enfant qu'elle n'avait pas les moyens de garder seule auprès d'elle. Dès qu'il découvre Presley et le rock 'n' roll, John veut devenir musicien, se procure une guitare et ne tarde pas à monter son premier groupe, The Quarrymen.
Le 6 juillet 1957[2], à Woolton dans la banlieue de Liverpool, John Lennon, qui a alors 16 ans, et son groupe de skiffle donnent un concert pour la fête paroissiale de l'église St. Peter. À la fin du concert, Ivan Vaughan, un ami commun, présente Paul McCartney à John Lennon. Paul prend alors une guitare et joue Twenty Flight Rock d'Eddie Cochran devant un John un peu éméché mais néanmoins très impressionné. Quelques jours plus tard, Pete Shotton, autre membre des Quarrymen propose à Paul de se joindre au groupe. Celui-ci, qui n'a que 15 ans, accepte.
En février 1958[2], sur l'insistance de Paul, et malgré les réticences de John qui le trouve trop jeune, George Harrison intègre le groupe comme guitariste solo. À trois – guitaristes et chanteurs – au sein d'une formation à géométrie variable qui s'appellera à tour de rôle, The Rainbows et Johnny and the Moondogs[6], avec ou sans batteur, ils jouent dans les clubs de Liverpool, comme le Jaracanda, un coffee-shop dirigé par Alan Williams qui officie en tant qu'agent pour le groupe débutant. Ils se produisent également au Casbah, dirigé par Mona Best, la mère de leur futur batteur Pete Best. D'autres portes s'ouvrent ensuite, dont le Cavern Jazz Club, alors que le rock 'n' roll et le Mersey Beat, les styles des groupes de Liverpool, deviennent populaires dans cette ville.
Autodidactes, influencés par le rock 'n' roll (Elvis Presley pour commencer, mais également Chuck Berry, Buddy Holly, Little Richard, Gene Vincent et bien d'autres) et le blues noir américain, ils jouent les morceaux de rock du moment « à l'oreille », sans partitions. Mais dès le départ aussi, John Lennon et Paul McCartney s'associent et s'entendent pour écrire ensemble des chansons, par dizaines, affinant leur technique au fur et à mesure. Quelques-unes d'entre elles ressortiront sur les albums des Beatles des années plus tard[2]. Ils partagent également un drame qui les rapproche : Paul McCartney a perdu sa mère Mary, terrassée par un cancer du sein en 1956, tandis que la mère de John, Julia, meurt écrasée par une voiture conduite par un policier ivre en 1958[6].
Les futurs « Fab Four » utilisent différentes variantes de leur nom (Beetles, Silver Beetles, Long John and the Silver Beatles, Silver Beats) avant de se fixer sur le mot-valise « Beatles[7] » pendant l'année 1960. Il s'agit en fait de références au groupe accompagnant Buddy Holly, The Crickets, et au film L'Équipée sauvage avec Marlon Brando, où il est question d'un gang du nom de « Beetles » (« scarabées »). Il fait aussi référence au rythme (beat) du rock 'n' roll (appelé beat music). Les quatre adoptent définitivement cette appellation (attribuée à John Lennon et Stuart Sutcliffe) en août 1960, lorsque débute leur premier engagement sérieux, que leur a déniché Alan Williams à Hambourg, où ils vont rencontrer Klaus Voormann et Astrid Kirchherr.

Les séjours à Hambourg [modifier]


Bruno Koschmider, propriétaire de l'Indra Club et du Kaiserkeller engage donc les Beatles à Hambourg, sur les indications d'Allan Williams.




L'Indra, un club hambourgeois où les Beatles jouèrent à leurs débuts.



Cinq jours avant de partir pour l'Allemagne, le 17 août 1960[2], ils ont auditionné et engagé Pete Best comme batteur, alors que Stuart Sutcliffe est leur bassiste depuis le début de l'année. Mais ce dernier, copain de John Lennon, qui a pu rejoindre le groupe tout simplement parce qu'il avait assez d'argent (artiste-peintre en devenir, il a vendu une de ses toiles) pour s'acheter un instrument, ne sait pas en jouer. Il se produit dos au public afin que cela ne se voie pas. Ou carrément, joue sans que son instrument ne soit branché à un ampli[8]. Sutcliffe tombe amoureux d'Astrid Kirchherr (qui prend les premières photos du groupe, des clichés restés célèbres[9]) et décide de rester à Hambourg en 1961 lorsque ses camarades regagnent l'Angleterre. Entre leurs différents voyages en Allemagne, ils continuent à se produire à Liverpool et dans ses environs, se constituant un solide noyau de fans, mais restent inconnus au-delà du « Merseyside », se retrouvant notamment, en décembre 1961, à jouer devant 18 personnes à Aldershot dans la lointaine banlieue de Londres[8].
Paul McCartney, jusque-là guitariste au même titre que John Lennon et George Harrison, est devenu le bassiste du groupe (ses deux camarades n'étant pas enthousiastes pour tenir ce rôle) après le départ de Sutcliffe. Lequel décède à 21 ans le 10 avril 1962[2] d'une congestion cérébrale, trois jours avant que les Beatles ne posent à nouveau le pied sur le sol allemand pour un nouvel engagement de sept semaines au Star Club.
Les Beatles font en tout cinq séjours à Hambourg (d'août à novembre 1960, de mars à juillet 1961, d'avril à mai 1962, puis en novembre et en décembre 1962[2]), le premier d'entre eux étant interrompu simultanément par le renvoi en Angleterre de George Harrison car il est encore mineur et les expulsions de Paul McCartney et Pete Best pour avoir involontairement mis le feu à leur loge[4]. Pour satisfaire le public des clubs de la cité hanséatique, les Beatles élargissent leur répertoire, donnent des concerts physiquement éprouvants, et recourent aux amphétamines pour rester éveillés. Les jeunes gens sont par ailleurs logés dans des conditions difficiles, quasiment insalubres[4].
D'autres groupes liverpuldiens se produisent à Hambourg, comme Rory Storm and the Hurricanes, dont le batteur se nomme Ringo Starr. Les Beatles envient sa notoriété et apprécient sa compagnie. Les deux groupes partagent l'affiche de très nombreuses fois à Liverpool[8], et se retrouvent au Kaiserkeller du côté de la Reeperbahn pendant plus d'un mois en octobre et novembre 1960 où Ringo aura l'occasion de jouer avec eux[6].
C'est aussi à Hambourg qu'ils décrochent leur premier contrat d'enregistrement, chez Polydor, et en tant qu'accompagnateurs du chanteur et guitariste Tony Sheridan. Le 45 tours My Bonnie par Tony Sheridan and The Beat Brothers est publié en octobre 1961.
« J'ai grandi à Hambourg, pas à Liverpool » dira plus tard John Lennon. Évoquant cette période des débuts, il racontera aussi :
<BLOCKQUOTE>
« Quand les Beatles déprimaient et se disaient « On n'ira jamais nulle part, on joue pour des cachets merdiques, on est dans des loges merdiques », je disais « Où on va, les potes ? », et eux, « Tout en haut, Johnny ! », et moi « C'est où ça ? », et eux « Au plus top du plus pop ! » (to the toppermost of the poppermost), et moi « Exact ! ». Et on se sentait mieux[4]. »</BLOCKQUOTE>
Par ailleurs, nostalgique de cette époque « cuir », on entend aussi John Lennon expliquer dans le disque Anthology 1 :
<BLOCKQUOTE>
« Ce que nous avons fait de meilleur n'a jamais été enregistré. Nous étions des performers, nous jouions du pur rock (straight rock) dans les salles de danse (Dance Halls), à Liverpool et à Hambourg, et ce que nous générions était fantastique. Il n'y avait personne pour nous atteindre en Grande-Bretagne (There was nobody to touch us in Britain)[10]. »</BLOCKQUOTE>
En 2008, Hambourg a dédié une place de la ville au groupe[11].
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:01

À leur retour d'Allemagne, les Beatles ont acquis la maturité qui leur manquait, techniquement d'abord, sur scène ensuite. Après leurs deux premiers voyages formateurs à Hambourg, le 9 novembre 1961, Brian Epstein vient voir les Beatles au Cavern Club de Liverpool, le café souterrain où ils se produiront près de 300 fois jusqu'au 3 août 1963[2]. Disquaire à l'origine, Epstein n'a jamais dirigé de formation musicale auparavant mais connaît quelques-uns des à-côtés qui mènent à la popularité d'un artiste. Il va devenir leur mentor et les propulser au rang de musiciens professionnels. Il va leur faire abandonner les vêtements en cuir pour une nouvelle tenue vestimentaire. Il va gommer leur image de sauvages.
Les Beatles devront maintenant jouer en complet veston, comme les professionnels, avec leur coupe de cheveux caractéristique. Inventée par Astrid Kirchherr pour certains, par John Lennon et Paul McCartney à l'issue d'un court séjour à Paris en septembre 1961, pour d'autres, la « coupe Beatles » était déjà celle du personnage Moe dans Les Trois Stooges[12]. Brian Epstein fait aussi le tour des maisons de disques afin de leur faire signer un contrat d'enregistrement.
Epstein multiplie sans succès les tentatives auprès des grandes compagnies discographiques. Un échec chez Decca restera célèbre. Les Beatles y sont auditionnés le 1er janvier 1962[2] en enregistrant 15 titres en une heure. Dick Rowe, le directeur artistique (A&R) de Decca, sera surnommé dans le milieu « The man who turned down the Beatles » (l'homme qui rejeta les Beatles) pour avoir dit au jeune manager « Rentrez chez vous à Liverpool, M. Epstein, les groupes à guitares vont bientôt disparaître[13] ».

L’intuition de George Martin [modifier]


Article détaillé : Love Me Do.

Finalement, seul George Martin, alors producteur chez Parlophone, une division d'EMI, se montre intéressé. Début mai, Brian Epstein lui a fait écouter les bandes Decca[14], rendez-vous est fixé pour une audition dans les studios EMI d'Abbey Road, le 6 juin 1962[2].
Quatre jours après être revenus d'Hambourg où ils honoraient un engagement au Star Club, leur 3e séjour dans la ville allemande, les Beatles arrivent aux studios de la route de l'abbaye. George Harrison raconte ainsi cette première audition :
<BLOCKQUOTE>
« Les autres membres du groupe m'ont presque tué lorsque George Martin nous a enregistrés pour la première fois. En nous rejouant la bande, il nous a demandé : « Y a-t-il quelque chose qui ne vous plaît pas ? » Je l'ai regardé et j'ai dit : « Pour commencer, je n'aime pas votre cravate », et les autres : « Oh non ! On essaie de décrocher un contrat ici ! » Mais George avait lui aussi le sens de l'humour[13]. »</BLOCKQUOTE>
« Ça a brisé la glace! », note-t-on du côté du personnel technique des studios EMI[14].
George Martin a une intuition. Il décèle le potentiel des Beatles et décide de les « signer », mais il n'aime pas beaucoup le style de Pete Best et suggère de le remplacer pour les premières véritables sessions d'enregistrement. Le groupe ne se fait pas prier et s'en sépare en août 1962 pour le remplacer par Ringo Starr, avec qui les affinités sont bien plus grandes. Une éviction brutale, qu'ils n'annoncent même pas eux-mêmes à Pete Best – c'est Brian Epstein qui s'en chargera[6]. Ce renvoi ne sera pas sans conséquence. George Harrison explique :
<BLOCKQUOTE>
« On avait joué au Cavern Club et les gens hurlaient « Pete est le meilleur ! » (jeu de mots avec « Best » en anglais), « Ringo jamais, Pete toujours ! » C’était devenu lassant, et je me suis mis à les engueuler. Après le concert, on est sortis des loges, on est entrés dans un tunnel tout noir, et il y a quelqu'un qui m'a balancé un coup de poing dans le visage. Je me suis retrouvé avec un œil au beurre noir. Qu'est-ce qu’il ne fallait pas faire pour Ringo[4] ! »</BLOCKQUOTE>
Ils enregistrent les 4 et 11 septembre de la même année leur premier single, Love Me Do. Pour la version de Love Me Do présente sur l'album Please Please Me, le batteur est Andy White, musicien de studio, tandis que sur le single publié le 5 octobre 1962, c'est Ringo Starr qui tient la batterie ; George Martin ne voulait pas prendre de risques avec un autre batteur qu'il considérait médiocre. Toutefois, Ringo Starr – qui n'a jamais oublié cette « humiliation » – joue du tambourin sur la version de l'album[6], et ce premier titre publié par EMI sera pratiquement le seul où ce n'est pas lui qu'on entend derrière les « fûts ».
À l'instigation de Brian Epstein qui met à profit son expérience de disquaire, les Beatles vont désormais alterner des sorties de disques isolées (« 45 tours » ou « singles ») qui ne sont pas sur les albums et d'albums dont sont extraits des singles lancés plus tard, accréditant ainsi l'idée qu'acheter un album des Beatles est une « valeur sûre » où l'on trouve déjà « les succès que les autres ne découvriront que demain ».
Pete Best, amer de son éviction des Beatles, sort son propre album, Best, of the Beatles (la virgule a son importance), dont la pochette est une photo où il est batteur du groupe et entouré des autres, mais celui-ci reste anecdotique. Les bizarreries des Beatles les plus recherchées de l'époque ont été leurs premiers enregistrements avec Tony Sheridan, les fameuses « bandes Decca » de janvier 1962 (que l'on finit par entendre en partie trois décennies plus tard sur le disque Anthology 1), leurs chansons, qu'ils interprètent en allemand et où ils se contentent de réenregistrer leur voix sur les bandes instrumentales existantes (finalement publiées sur le disque Past Masters, Vol. 1 en 1988), et des chansons sorties en 78 tours en Inde.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:01

Le 5 octobre 1962 sort Love Me Do qui n'atteint que le 17e rang au palmarès britannique. Ce n'est pas encore la « Beatlemania », mais il s'agit là d'une grande satisfaction pour le groupe, particulièrement au moment où le titre passe à la radio[4]. Mais leur deuxième 45 tours, Please Please Me, dont les paroles sont ambiguës pour l'époque (« You don't need me to show the way, girl », que l'on peut traduire par « tu n'as pas besoin que je te montre la voie, fille ») est propulsé au premier rang. Les Beatles obtiennent ainsi l'occasion d'enregistrer un album complet, ce qu'ils feront en 585 minutes (9h45) le 11 février 1963[15]. Intitulé Please Please Me et sorti le 22 mars 1963, cet album atteint également la tête du hit-parade où il se maintient durant sept mois.
Partie de Liverpool — où ils continuent jusqu'en août 1963 à enflammer le Cavern Club —, la popularité des Beatles se répand dans tout le Royaume-Uni qu'ils sillonnent inlassablement, y effectuant quatre tournées cette année-là[16]. Les succès se suivent : From Me to You en avril, puis She Loves You en août sont classés nº 1 au hit-parade. She Loves You et son fameux « Yeah Yeah Yeah! » rend les Beatles célèbres dans toute l'Europe. Leur passage, le 13 octobre 1963 dans le très populaire show télévisé londonien Sunday Night at the Palladium marque le début du phénomène que la presse britannique baptise la « beatlemania[2] ». Disquaires pris d'assaut, ferveur généralisée, jeunes filles en transe… Le groupe va aligner douze n° 1 successifs dans les charts britanniques de 1963 à 1966[17], jusqu'à la publication en février 1967 du single « double face A » Strawberry Fields Forever/Penny Lane, seulement n° 2 (mais premier aux États-Unis).
Le 4 novembre 1963[2], les quatre musiciens de Liverpool se produisent devant la famille royale au Prince of Wales Theatre de Londres pour le Royal Command Performance, où un John Lennon, irrévérencieux, avant de se lancer dans l'interprétation de Twist and Shout dit au public : « On the next number, would those in the cheaper seats clap your hands? All the rest of you, if you'll just rattle your jewelry! / Pour notre prochain titre, est-ce que les gens installés dans les places les moins chères peuvent taper dans leurs mains ? Et tous les autres, agitez vos bijoux[6] ! »
En 1963, John Lennon et Paul McCartney écrivent partout, à n'importe quel moment, dans le bus qui les amène d'un lieu de concert à l'autre, dans leurs chambres d'hôtel, dans un coin des coulisses avant de monter sur scène, dans l'urgence avant d'enregistrer, quelquefois en une seule prise, autant de titres qui vont marquer leur histoire et celle de la musique rock[14].
En tête des hit-parades, Please Please Me n'est remplacé à la première place que par le deuxième album du groupe, With the Beatles, publié le 22 novembre 1963. Ces deux disques sont exportés aux États-Unis respectivement sous les noms de Meet the Beatles et The Beatles' Second Album, en ayant préalablement subi divers traitements tels que le raccourcissement de la liste des chansons, la modification de l'ordre des pistes, ou bien celle du son (écho, stéréo, etc.).
Dans un premier temps, les maisons de disques américaines affichent leur mépris pour ce qu'elles pensent être un phénomène passager. Leur cinquième 45 tours, I Want to Hold Your Hand, est leur premier nº 1 sur le marché américain et y reste du 1er février au 14 mars 1964. Il sera détrôné par She Loves You du 21 au 28 mars, suivi de Can't Buy Me Love du 4 avril au 2 mai. Le classement du Billboard Hot 100 du 31 mars 1964 aux États-Unis fait apparaître cinq titres des Beatles aux cinq premières places : la « beatlemania » qui avait débuté au Royaume-Uni se propage de l'autre côté de l'Atlantique, et dans le monde entier
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:02

La « Beatlemania » fut un phénomène d'ampleur et à plusieurs facettes. La jeunesse prend goût à se coiffer et s'habiller « à la Beatles », comme en témoignent les photos de l'époque prises dans les rues. Ils deviennent des trend-setters, expression anglophone que l'on peut traduire en français par faiseurs de mode ou leaders de tendances.
Les disquaires se spécialisent sur la discographie des Beatles, et pour mieux gérer ses stocks, la société EMI/Parlophone propose la présouscription des albums et des singles à suivre, même s'ils sont encore à l'état de projet. Les pré-commandes atteignent dès lors des sommets astronomiques : par exemple, 2,1 millions pour Can't Buy Me Love en 1964[18].
Des magazines spécialisés fleurissent, comme le célèbre Beatles Monthly, (aussi connu sous le nom de Beatles Book, 77 éditions de 1963 à 1969, intégralement republiées de 1977 à 1982) et se vendent comme des petits pains.




Le palais de Buckingham où les Beatles sont décorés en juin 1965.



L'atmosphère hystérique des concerts rend parfois ceux-ci presque inaudibles[19]. Le premier ministre britannique, Harold Wilson, remarque néanmoins que ces artistes constituent pour le pays une excellente exportation, notamment en termes d'image : celle de jeunes gens souriants, polis, bien habillés, et pleins d'un humour très britannique lors des interviews. Ils sont décorés par la reine du Royaume-Uni, le 12 juin 1965, de la médaille de membre de l'Empire britannique (Member of the British Empire, ou MBE). C'est en fait la plus basse des décorations. Certains MBE — dont plusieurs sont des vétérans et des chefs militaires —, froissés, renvoient par dépit leur propre croix à Sa Très Gracieuse Majesté. John Lennon répliqua qu'il aimait mieux recevoir cette distinction en divertissant[6]. Les vrais honneurs arrivent beaucoup plus tard, quand Sir James Paul McCartney, ainsi que Sir Michael Jagger, des Stones, sont anoblis en 1997.
Extrêmement liés, par le simple fait qu'ils sont les seuls à « vivre la beatlemania de l'intérieur », considérant se trouver dans l'œil du cyclone, voyant tout le monde s'agiter frénétiquement autour d'eux, se soudant autant que possible, très amis, les Beatles se voient affublés du surnom de « monstre à quatre têtes » au plus fort du phénomène[4].
Dans les années 1960, l'industrie musicale est en pleine expansion. Désormais, il est possible de donner des concerts dans des salles de plus en plus grandes. À la télévision, les émissions sont de plus en plus regardées par un public familial. Les Beatles participent dès 1963 à de nombreux shows avec les animateurs les plus populaires de la télévision britannique et bientôt américaine, et sont les premiers à passer dans une émission diffusée en « Mondovision », dans le monde entier en juin 1967, avec la chanson All You Need Is Love.
Depuis 1965, les Beatles ne chantaient pratiquement plus qu'en playback à la télévision et Paul s'en expliquait : « Nous faisons un très important travail de studio, corrigeant inlassablement la moindre imperfection avec une précision maniaque. Pas question d'offrir aux téléspectateurs, alors que ce son existe, un autre son déformé par les mauvais studios des plateaux de TV ». Toujours en 1965, les Beatles prennent la résolution de ne plus donner d'autographes : « Nous n'avons tout simplement pas assez de bras, et nous devons tout de même pouvoir utiliser nos guitares de temps en temps ! »
Les Beatles ont l'intelligence de mêler à des standards du rock comme Kansas City des chansons susceptibles de plaire à la génération précédente (Till There Was You, You Really Got a Hold on Me ; Besame Mucho reste dans les cartons). À noter que ces chansons, y compris Besame Mucho, font partie du répertoire des Beatles depuis Hambourg[20].
Pour ne pas se faire cataloguer comme « mods » et perdre le public des « rockers », Brian Epstein a eu une idée : les Beatles, retrouvant un moment le cuir de leurs débuts, vont sortir un EP (extended play) de quatre titres de rock pur et dur (Matchbox, I Call Your Name, Long Tall Sally et Slow Down) qui est le « disque des initiés » et montre « ce que les Beatles savent vraiment faire quand ils le veulent ». Satisfaits par cet « os à ronger », les rockers ne dénigrent plus les Beatles eux-mêmes, mais les fans qui achètent leurs autres disques en ne sachant pas ce qu'est la vraie musique des Beatles, qui ont montré qu'ils savaient faire bien mieux que de la pop. Pour se concilier ce public — mais aussi pour se faire plaisir — la présence d'un « standard de rock » devient un « incontournable » des albums[21].
Dans le film A Hard Day's Night, tourné en noir et blanc pour ne pas coûter trop cher — mais aussi pour masquer le fait qu'ils n'ont pas la même couleur de cheveux — et réalisé par Richard Lester, les Beatles orchestrent habilement leur propre légende, avec un humour très britannique. Cet humour devient délirant avec le film suivant, Help!, sorti à l'été 1965, en couleurs, où les Beatles se moquent d'eux-mêmes. On va jusqu'à les comparer aux Marx Brothers, ce que John estime excessif. George Harrison, lui, noue une solide amitié avec Eric Idle et le groupe des Monty Python.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:02

L'humour britannique reste une composante incontournable des Beatles. Quelques exemples tirés d'interviews :
« Que craignez-vous le plus ? La bombe atomique ou les pellicules ? (ricanements)
- La bombe atomique, puisque nous avons déjà des pellicules (hurlement de rire de l'auditoire) »
« Pouvez-vous nous chanter quelque chose ?
- L'argent d'abord ! »
« Répétez-vous beaucoup ?
- Pour quoi faire ? Nous jouons déjà en concert tous les soirs, vous savez. »
« Vous jouiez autrefois des standards. Pourquoi ne le faites-vous plus ?
- Parce que maintenant, nous en créons. »
« Ringo, êtes-vous des mods ou des rockers ?
- Personnellement, je suis un moqueur » (cette réplique sera reprise dans le film A Hard Day's Night)
« Comment avez-vous trouvé l'Amérique ?
- En tournant à gauche au Groenland ! » (cette réplique sera aussi reprise dans le film A Hard Day's Night)
L'album Rubber Soul sera plus tard ainsi nommé pour pasticher l'expression « plastic soul » (qui se traduit par « âme influençable »). Rubber Sole, qui se prononce presque à l'identique, signifie « semelle de caoutchouc » !
John Lennon avait soigné son personnage avant-gardiste en écrivant en 1964 et 1965 deux livres de courtes nouvelles dans un style imagé et surréaliste, In His Own Write, puis A Spaniard in the Works. La critique de l'époque ne leur fait pas bon accueil, mais Christiane Rochefort traduit en français le premier sous le titre « En flagrant délire ».
Entre-temps, le fan club des Beatles travaille à chouchouter un réseau de fans à qui on concède des bonus comme des photos inédites et des disques hors commerce offerts à Noël : un Christmas Record sortira ainsi chaque année durant les fêtes, jusqu'en 1968. Brian Epstein intervient pour la partie organisation et George Martin pour la partie musicale. Dès le début des années 1960, George Martin fait à tout hasard enregistrer un album de musique symphonique inspirée des Beatles. Un autre, plus élaboré, suit bien plus tard pour le remplacer. Vers l'an 2000, un disque nommé Beatles Go Baroque et issu des pays de l'Est fait de même.

Passage à l’Olympia de Paris [modifier]


À l'avènement de leur gloire internationale, et donc en laissant de côté leurs prestations au Star Club d'Hambourg et au Cavern Club de Liverpool, c'est à l'Olympia de Paris et durant trois semaines (du 15 janvier au 4 février 1964), à raison d'un, deux ou trois shows quotidiens, soit 41 apparitions en tout[22], que les Beatles ont joué le plus longtemps au même endroit.




Le programme des shows de l'Olympia en janvier et février 1964.



Après un « tour de chauffe » au cinéma Cyrano à Versailles, ils donnent leur premier spectacle à l'Olympia le 15 janvier. L'affiche est imposante et donne tout son sens au mot « Music-hall ». Daniel Janin et son orchestre, les Hoganas, Pierre Vassiliu, Larry Griswold, Roger Comte, Gilles Miller et Arnold Archer, acrobates, jongleurs, humoristes, chanteurs se succèdent sur la scène avant la deuxième partie du spectacle avec les trois têtes d'affiche au fronton du Boulevard des Capucines : Trini Lopez, Sylvie Vartan et les Beatles. Passant à chaque fois en dernier, est-ce à dire qu'ils sont les vedettes de cette série de shows ? Tout dépend en fait qui le public est venu voir, ce qui forgera son point de vue sur la question.
Les passages des Beatles sont assez courts puisqu'ils ne jouent à chaque fois que huit titres : From Me to You, Roll Over Beethoven, She Loves You, This Boy, Boys, I Want to Hold Your Hand, Twist and Shout, Long Tall Sally[22].
La surprise pour eux, c'est que la salle est composée en majorité de garçons, et qu'ils n'entendent pas pour une fois, les cris féminins stridents qui les accompagnent d'habitude[4]. Au fur et à mesure, et malgré quelques incidents techniques au début, les Beatles conquièrent leur public.
Durant leur séjour à Paris, les jours de relâche leur permettent d'aller faire un tour aux studios Pathé-Marconi de Boulogne-Billancourt. Le 29 janvier, ils y enregistrent leurs deux titres en langue allemande : Sie Liebt Dich (She Loves You) et Komm, Gib Mir Deine Hand (I Want To Hold Your Hand). Le premier est entièrement enregistré, voix et instruments (en 14 prises), le second n'est qu'un ajout vocal sur leurs propres pistes instrumentales. Le même jour, ils mettent également en boîte un nouveau tube composé par Paul : Can't Buy Me Love[23].
C'est aussi à Paris que les Beatles apprennent qu'ils viennent de décrocher leur premier N°1 aux États-Unis : I Want To Hold Your Hand. Cette nouvelle provoque une grande scène de joie collective dans leur chambre du George-V ; Mal Evans raconte :
<BLOCKQUOTE>
« Quand je suis rentré dans la pièce je suis resté stupéfait. Debout sur un fauteuil, John prononçait une sorte de discours dont je n'arrivais pas à saisir un mot. George donnait des bourrades à Ringo et je me demandais encore ce qui se passait quand Paul me sauta sur le dos ! Ils étaient heureux comme des collégiens en vacances et, à la réflexion, je reconnais qu'il y avait de quoi[4]. »</BLOCKQUOTE>
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:03

Trois jours après leur dernière prestation à l'Olympia, une foule immense est à leurs côtés à l'aéroport londonien d'Heathrow, au moment où ils s'embarquent pour le Nouveau Monde. De l'autre côté de l'Atlantique, c'est encore la foule — plus de 3 000 fans — qui les attend lorsqu'ils se posent sur le tarmac de l'aéroport international John-F.-Kennedy de New York, le 7 février 1964. Un événement majeur va secouer l'Amérique moins de 48 heures plus tard : plus de 70 millions de personnes (soit 45 % de la population) assistent en direct à leur première prestation télévisée, lors du Ed Sullivan Show diffusé sur CBS le 9 février. Une audience record pour l'époque, qui reste encore de nos jours la plus élevée de l'histoire, hors retransmissions sportives. Certains médias iront jusqu'à dire que cet événement télévisuel a redonné le moral à l'Amérique encore profondément traumatisée, 77 jours après l'assassinat du Président Kennedy[24].
Après un premier concert dans des conditions difficiles au Coliseum de Washington — la scène est au milieu de la salle, comme un ring, la batterie doit pivoter et les musiciens se retourner pour faire face à une partie ou à l'autre du public, le matériel fonctionne mal, etc. — et un nouveau passage dans le Ed Sullivan Show en direct de Miami le 16 février, les « Fab Four » (en français les « quatre fabuleux ») rentrent au pays. L'Amérique est emportée par la Beatlemania, un rendez-vous est pris pour une première tournée de 25 dates à travers le pays, à guichets fermés, du 19 août au 20 septembre 1964[25]. C'est pendant cette tournée estivale des États-Unis que les Beatles rencontrent Bob Dylan, et que ce dernier leur fait essayer la marijuana pour la première fois[6]. Une découverte qui a une importance incontestable dans l'évolution de leur musique. La légende veut que Dylan ait pris le « I can't hide » (« je ne peux le cacher ») de I Want to Hold Your Hand pour « I get high » (« je plane ») et qu'il ne se soit ainsi pas gêné pour proposer un « reefer » aux Beatles[4].
L'histoire d'amour entre les Beatles et l'Amérique, où ils enchaînent les Nº1 en 1964 et 1965, trouve un point d'orgue le 15 août 1965 en ouverture de leur seconde tournée de ce côté de l'Atlantique. Ce jour-là, ils sont le premier groupe de rock à se produire dans un stade, le Shea Stadium de New York, devant 56 000 fans déchaînés et dans des conditions singulières pour ce genre de spectacle dans une telle arène, sous les hurlements de la foule. Les Beatles se produisent seulement munis de leurs amplis Vox, et sont repris par la sono du stade, c'est-à-dire les haut-parleurs utilisés par les « speakers » des matches de base-ball. Il en résulte que ni eux ni le public n'entendent clairement une note de cette prestation historique. Les documents filmés ce jour-là démontrent cependant que les Beatles arrivent à jouer, et que c'est John Lennon qui les empêche de se retrouver paralysés par l'événement en multipliant les pitreries, comme parler charabia en agitant ses bras pour annoncer un titre en se rendant compte que personne ne peut l'entendre, ou maltraiter un clavier avec ses coudes au moment de l'interprétation de I'm Down[4].
Pionniers, initiateurs de la British Invasion, terme utilisé aux États-Unis pour y décrire la prédominance des groupes de pop rock anglais — parmi lesquels les Rolling Stones, les Who ou encore les Kinks — au milieu des années 1960, voilà les Beatles abonnés aux premières places des charts américains jusqu'à la fin de leur carrière. Ils y détiennent d'ailleurs toujours, aujourd'hui, un record absolu avec 170 millions d'albums vendus sur ce seul territoire. « La musique n'a plus jamais été la même depuis lors » affirme la RIAA (Recording Industry Association of America)[26].

Cinéma et « œufs brouillés » [modifier]


Quoi de mieux que le film A Hard Day's Night (dont le titre français est Quatre garçons dans le vent) pour aborder et comprendre ce qu'était la Beatlemania en 1964 ? La bande-son de ce faux documentaire humoristique réalisé en noir et blanc par Richard Lester, qui connaît un succès international, est aussi le troisième disque des Beatles (sorti en Angleterre le 10 juillet 1964). Le titre a été accidentellement créé par Ringo Starr ; sortant à une heure avancée des studios, il a dit « It's been a hard day » (« cela a été une dure journée »), puis s'apercevant que c'était la nuit, a ajouté « …'s night » (« …de nuit[2] »). Il représente un tour de force de John Lennon, auteur et chanteur principal de 10 des 13 chansons. Il est à cette époque au sommet de sa prépondérance sur le groupe[2]. C'est le premier album des Beatles à ne comporter aucune reprise, tous les titres étant signés Lennon/McCartney. Il inclut notamment la première ballade portant réellement « la patte » de Paul McCartney, And I Love Her, ainsi que de nombreux futurs N°1. Encore une fois, deux éditions différentes sont réalisées pour l'Angleterre (Parlophone - 14 titres) et les États-Unis (Capitol - 11 titres).
Pressés de toutes parts, littéralement poussés vers les studios au milieu d'incessantes tournées, les Beatles sortent dans la foulée, le 4 décembre 1964, Beatles for Sale (titre évocateur : « Les Beatles à vendre »), où ils se contentent de reprendre en studio leur répertoire scénique du moment en y incluant quelques nouvelles chansons, comme Eight Days a Week, I'm a Loser, Baby's in Black et No Reply ou une très ancienne comme I'll Follow the Sun. Le disque comprend donc six reprises de rock 'n' roll et sera livré avec une pochette, qui comme celle de With the Beatles[27] (et d'autres à venir) deviendra une des plus pastichées des décennies suivantes[28]. Au même moment, le titre I Feel Fine de John Lennon, publié en single le 27 novembre, est N°1 durant cinq semaines. Il démarre par un « feedback » de guitare ou effet Larsen, le premier du genre dans le rock, que l'on pourrait croire accidentel, alors que cet étonnant effet est délibéré. « Je défie quiconque de trouver la présence d'un feedback sur un disque avant I Feel Fine » assure John Lennon[4].
La « beatlemania » bat toujours son plein en 1965, lorsque sortent le film Help! — tourné par les Beatles dans les volutes de fumée de cigarettes très spéciales[4] — et le disque du même nom. Seule la moitié des titres de l'album fait partie de la bande-son du film dont Ringo Starr est la vedette, et trois chansons vont marquer l'histoire du groupe, autant de N°1 dans les charts. Help! d'abord, où John Lennon, il l'avoue plus tard, se met à nu en appelant au secours. Le succès, la célébrité, ne lui apportent aucune réponse, il est, dit-il, dépressif et boulimique, dans sa période « Elvis gros[4] ». Ticket to Ride ensuite, considéré par Lennon comme le titre précurseur du hard rock[4] avec ses effets de guitare, ses roulements de toms et sa basse insistante.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:04

Yesterday enfin, la chanson mythique de Paul McCartney qu'il joue à tout son entourage, une fois composée sous le titre de travail Scrambled Eggs (« œufs brouillés ») se demandant sincèrement et interrogeant à la ronde pour savoir s'il a bien inventé cette mélodie ou si elle ne vient pas de quelque part, tant elle paraît évidente[3]. Elle devient la chanson la plus diffusée et la plus reprise du XXe siècle (près de 3 000 reprises). Yesterday et son fameux arrangement pour quatuor à cordes, suggéré et concocté par George Martin en compagnie de l'auteur de la chanson qui pour la première fois, l'enregistre seul, sans les autres membres du groupe. Plus de 40 ans après, Paul mesure encore sa chance d'avoir rêvé cette chanson, de s'en être souvenu au réveil, qu'elle fut bien de lui, et qu'elle ait connu cet incroyable succès[29].

Le tournant de Rubber Soul et Revolver [modifier]


Un soir d'avril 1965, un ami dentiste de George Harrison et John Lennon charge leur café, ainsi que ceux de leurs épouse Cynthia Lennon et compagne Pattie Boyd avec une substance pas encore illicite : le LSD[6],[30]. Ils découvrent donc cette drogue sans l'avoir voulu, mais John va en devenir un gros consommateur pour au moins les deux années suivantes, tous vont l'essayer (Paul, très réticent, est le dernier à en prendre, en 1966, mais le premier à en parler à la presse), et d'une façon générale, la musique et les paroles des Beatles vont encore évoluer sous l'influence de cette substance hallucinogène[6].




Les guitares de John Lennon.



À l'automne 1965, ils enregistrent un album charnière dans leur carrière : Rubber Soul, jeu de mots à partir de Rubber sole — semelle en caoutchouc — , Soul music — la musique de l'âme — et Plastic soul — âme influençable —. Les textes sont plus philosophiques, plus fouillés (la poésie de Lennon, l'influence de Bob Dylan déjà présente dans You've Got to Hide Your Love Away de l'album Help!), aux thèmes plus sérieux. Le disque est enregistré dans l'urgence, car il doit sortir pour Noël, en quatre semaines, du 12 octobre au 11 novembre 1965[14].
La musique est devenue élaborée, les techniques d'enregistrement en studio sont en progression, le temps qui y est passé également. Leur immense succès est la garantie pour eux d'une liberté de plus en plus grande dans la création et la possibilité de bousculer les codes en vigueur (par exemple les horaires, ou le simple fait de pouvoir se déplacer de la salle d'enregistrement à la cabine, devant la table de mixage) dans les austères studios d'EMI. « C'est à cette époque que nous avons pris le pouvoir dans les studios » note John Lennon[4], ainsi que le contrôle total sur leur art.
Les locaux de ce qui s'appelle encore « studios EMI » (ils deviendront « Abbey Road » plus tard), fourmillent d'instruments en tous genres, jusqu'aux placards, et les jeunes musiciens dont l'esprit s'est ouvert en grand, intéressés désormais à toutes les formes de musique, commencent à tester et à intégrer les sons les plus divers dans leurs chansons. « On aurait pu emmener un éléphant dans le studio pour peu qu'il produise un son intéressant » raconte Ringo Starr[4].
C'est ainsi que George Harrison, qui vient de s'acheter un sitar car il est tombé amoureux de la musique indienne en écoutant les disques de Ravi Shankar, est amené à l'utiliser spontanément sur la chanson Norwegian Wood (This Bird Has Flown) de John Lennon. Grande première dans le rock, belle réussite et porte grande ouverte, dans laquelle pourra s'engouffrer Brian Jones pour construire quelques mois plus tard le riff du tube Paint It, Black des Rolling Stones.
Rubber Soul se caractérise par une rupture, qui est celle de la « trame 4 périodes » typique des premières chansons des Beatles : un couplet, un autre couplet, un moment d'instrumental ou pont, une reprise du second couplet. Les Beatles, qui ne veulent pas devenir victimes d'un « procédé », rendent ici moins prévisible l'alternance de leurs parties chantées et vocales. Rupture encore : la quatrième chanson de Rubber Soul, Nowhere Man est la première chanson des Beatles ne parlant pas d'amour. Rupture toujours : il n'y a pas une seule reprise d'un quelconque standard du rock 'n' roll ou autre sur ce sixième disque des Beatles. Et il n'y en aura plus jamais…
La technique d'écriture en tandem de John Lennon et Paul McCartney est alors à son apogée. Au quotidien ou quasiment, l'un amène une chanson dont la trame est plus ou moins avancée, l'autre y ajoute des paroles ou une idée musicale supplémentaire.
La chanson Girl plaît alors à une majorité — toutes générations confondues — et consacre les Beatles comme « musiciens » tout court et non « musiciens pour les jeunes ». In My Life est ce que John Lennon considère comme sa « première chanson parlant consciemment » de lui à la première personne[4] et marque, tout comme Nowhere Man, son évolution vers des textes plus introspectifs[31] et plus philosophiques.
Le chemin parcouru en trois ans est impressionnant. Les Beatles étaient au départ un groupe à l'harmonie vocale de qualité — leur maîtrise de la polyphonie n'a pas été étrangère à leur succès et a presque relégué aux oubliettes les précédents champions américains du genre, les Four seasons[32] —, œuvrant dans la plus grande économie de moyens ; en 1965, la recherche instrumentale devient prépondérante. Les harmonies vocales restent cela dit bien présentes (Drive My Car, Nowhere Man, If I Needed Someone, The Word, Wait), et ils continuent à s'amuser comme des garnements en chœur, comme sur le pont de la chanson Girl de John Lennon, que McCartney et Harrison ponctuent par des « Tit tit tit tit » (« nichon » en anglais). Ce motif obsédant et le grand soupir poussé par John à chaque refrain transforment ce qui aurait pu n'être qu'une simple ballade en chanson à l'atmosphère très particulière.
Dans cet album, le chanteur principal de chaque titre doit encore se prêter au fastidieux procédé dit du double tracking, qui consiste en fait à doubler systématiquement sa propre voix. Sur l'insistance de John Lennon que cela fatigue, un des ingénieurs du son des studios EMI, Ken Townsend, invente bientôt l'automatic double tracking[33], en connectant deux magnétophones qui se renvoient le signal enregistré. C'est un exemple des nombreuses avancées technologiques provoquées par un groupe à qui tout réussit, et qui reçoit donc en retour des moyens quasi illimités.
La compétition et l'émulation battent également leur plein entre les deux auteurs principaux du groupe : le jour de la publication de Rubber Soul (le 3 décembre 1965), sort également le 45 tours Day Tripper / We Can Work It Out. Le premier titre est de John (avec l'aide de Paul), le second de Paul (avec l'aide de John), et les deux compères se bagarrent pour figurer sur la face A du single, qui est le tube assuré. Il est alors décidé que ce seront deux faces A. Lesquelles montent de concert à la première place des charts, et ce pour cinq semaines consécutives[34].
À l'époque, hors de leur « compétition interne », la plus sérieuse émulation pour les Beatles vient d'outre-Atlantique. En effet, si les Rolling Stones commencent tout juste à émerger en adoptant volontairement une attitude de mauvais garçons, ce sont les Beach Boys qui opposent les qualités les plus grandes en termes d'harmonies vocales, de recherches mélodiques et de techniques d'enregistrement. L'album Pet Sounds, conçu par Brian Wilson comme une réponse aux innovations de Rubber Soul est d'ailleurs une source d'inspiration pour Revolver, le prochain album des Beatles, et l'on s'accorde généralement à dater la naissance de la « pop » de cette « partie de ping-pong » entre les deux groupes en 1965-1966.
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