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 ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire

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isalarebelle
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:04

À l'été 1966, leur album suivant, Revolver, sorti le 5 août 1966 en Angleterre, est de la même veine. John Lennon est au meilleur de sa forme, inspiré, et innove avec Doctor Robert, Tomorrow Never Knows, She Said She Said et I'm Only Sleeping où le solo de guitare est passé à l'envers. Paul McCartney s'affirme en mélodiste talentueux avec Eleanor Rigby, For No One et Here, There and Everywhere. Il a aussi l'idée de la chanson Yellow Submarine pour Ringo Starr. And Your Bird Can Sing reprend et développe des effets de guitare qui n'apparaissaient que discrètement à la fin de Ticket to Ride. Le sitar indien, déjà entendu dans Norvegian Wood, a séduit George Harrison ; son admiration pour l'Inde, dont il ne se départira plus, devient évidente avec Love You To. Une autre chanson de George Harrison ouvre le disque, Taxman. La galerie de thèmes et de personnages s'élargit : un percepteur, une bigote solitaire, le sommeil et la paresse, le capitaine d'un sous-marin jaune, un docteur douteux, le Livre des morts tibétain… La pochette du disque est dessinée par leur ami Klaus Voormann.
Tomorrow Never KnowsDemain ne sait jamais », encore un accident de langage signé Ringo Starr[2]), dernier titre de Revolver, est un cas particulier : joué sur un seul accord (le do), incluant des boucles sonores préparées par Paul, des bandes mises à l'envers, accélérées, mixées en direct avec plusieurs magnétophones en série actionnés par autant d'ingénieurs du son — une dizaine — envoyant les boucles à la demande vers la table de mixage, il ouvre l'ère du rock psychédélique et peut aussi être considéré comme le titre précurseur de la techno. Les prouesses de George Martin et des ingénieurs du son des studios EMI — à commencer par Geoff Emerick — vont jusqu'à répondre aux demandes de John Lennon, désirant que sa voix évoque celle du Dalaï-Lama chantant du haut d'une montagne. Ils élaborent cet effet en faisant passer la voix de John dans le haut-parleur tournant d'un orgue Hammond, le « Leslie speaker ». Celui-ci tourne sur lui-même pour donner au son de l'orgue un effet tournoyant, et il donne à la voix de John l'air de surgir de l'au-delà[4].
<BLOCKQUOTE>
« De tous les morceaux des Beatles, c'est celui qui ne pourrait pas être reproduit : il serait impossible de remixer aujourd'hui la bande exactement comme on l'a fait à l'époque ; le « happening » des bandes en boucle, quand elles apparaissent puis disparaissent très vite dans les fluctuations du niveau sonore sur la table de mixage, tout cela était improvisé. »
— George Martin, Summer of love, The Making of Sgt Pepper's</BLOCKQUOTE>

« Nous sommes plus populaires que Jésus » [modifier]


Une interview de John Lennon intitulée « Comment vit un Beatle ? » par la journaliste Maureen Cleave, une proche du groupe, paraît dans le London Evening Standard du 4 mars 1966. Les Beatles sont alors au sommet de leur popularité mondiale, et il déclare :
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« Le christianisme disparaîtra. Il s'évaporera, décroîtra. Je n'ai pas à discuter là-dessus. J'ai raison, il sera prouvé que j'ai raison. Nous sommes plus populaires que Jésus, désormais. Je ne sais pas ce qui disparaîtra en premier, le rock 'n' roll ou le christianisme […][35]. »</BLOCKQUOTE>
Ce qui passe complètement inaperçu au Royaume-Uni, et même ailleurs dans un premier temps, finit par devenir un véritable scandale quelques mois plus tard aux États-Unis, dès lors que ces propos ont été repris, amplifiés et déformés sur une station de radio de l'Alabama ; il y est suggéré que les disques des Beatles soient brûlés en représailles de ces paroles jugées blasphématoires. La « Bible Belt » américaine ne tarde pas à mettre ces propos en applications.
Paul McCartney tente bien de tourner l'affaire en dérision, en déclarant « Il faut bien qu'ils les achètent avant de les brûler[6] ! » mais le mal est profond. Ainsi, à l'aube de leur ultime tournée, le 11 août 1966 à Chicago, John Lennon est obligé de se justifier devant les médias américains :
<BLOCKQUOTE>
« Si j'avais dit que la télévision est plus populaire que Jésus, j'aurais pu m'en tirer sans dommage […] Je suis désolé de l'avoir ouverte. Je ne suis pas anti-Dieu, anti-Christ ou anti-religion. Je n'étais pas en train de taper dessus ou de la déprécier. J'exposais juste un fait, et c'est plus vrai pour l'Angleterre qu'ici [aux États-Unis]. Je ne dis pas que nous sommes meilleurs, ou plus grands, je ne nous compare pas à Jésus-Christ en tant que personne, ou à Dieu en tant qu'entité ou quoiqu'il soit. J'ai juste dit ce que j'ai dit et j'ai eu tort. Ou cela a été pris à tort. Et maintenant, il y a tout ça…[36] »</BLOCKQUOTE>

L’arrêt des tournées [modifier]


Jusqu'en 1966, les Beatles enchaînent à un rythme soutenu des tournées, des compositions, des sessions d'enregistrement et des sorties de singles et d'albums. Mais plus leur succès grandit, plus leurs prestations publiques se déroulent dans des conditions impossibles, dans des salles ou des espaces en plein air, de plus en plus grands alors que les moyens de sonorisation sont encore balbutiants, et surtout, sous les cris stridents de la gent féminine qui couvrent complètement leur musique. Au point qu'ils ne s'entendent pas jouer et se rendent compte que le public ne les entend pas non plus.
La différence entre leur production en studio, de plus en plus complexe et ce qu'ils arrivent à délivrer sur scène devient flagrante. Leur répertoire scénique reste quasiment le même au fil des années — des standards du rock'n'roll comme Rock 'n' Roll Music ou Long Tall Sally seront notamment joués jusqu'au bout —, et ils constatent les dégâts dès qu'ils s'attaquent à des titres plus récents, comme par exemple Nowhere Man ou Paperback Writer : au Budokan de Tokyo, fin juin, on voit George Harrison agiter la main en saluant le public pour le faire hurler, afin de couvrir le chœur a capella de Paperback Writer qui sonne nettement faux… Ces concerts à Tokyo se passent d'ailleurs dans une ambiance étouffante, les Beatles restant cloîtrés dans leur hôtel et bénéficiant de la plus grande protection policière jamais vue au XXe siècle pour un groupe ou un artiste, avec un dispositif (35 000 fonctionnaires mobilisés) de même magnitude que celui mis en place deux ans plus tôt pour les Jeux Olympiques[37],[38].
Dans la foulée de cette série de concerts dans la capitale japonaise, les événements se succèdent, qui vont précipiter leur décision de mettre un terme définitif à ce que John Lennon considère comme « de foutus rites tribaux[4] ». À Manille, aux Philippines, ils passent tout près d'un véritable lynchage pour avoir malencontreusement snobé à leur arrivée une réception donnée en leur honneur par la redoutable Imelda Marcos, épouse du dictateur, la veille de leur concert le 4 juillet. Le groupe répondra qu'il n'avait reçu aucune invitation, ce qui n'empêchera pas la presse locale de se déchaîner et les Philippins d'envoyer des menaces d'attentat et de mort. Toute protection policière est retirée aux Beatles lorsqu'ils repartent, une foule hostile les attend à l'aéroport, ils sont agressés, parviennent jusqu'à leur avion qui va rester bloqué sur la piste le temps que leur manager Brian Epstein aille se faire délester de la recette de leur concert[4],[39].
Cette énorme frayeur les décide déjà à tout arrêter, mais il leur reste des dates estivales à honorer aux États-Unis. Là-bas, ils subissent les conséquences de la tempête provoquée par les paroles de John Lennon à propos du christianisme. Ils reçoivent des menaces, notamment du Ku Klux Klan. Ils craignent pour leur sécurité alors qu'ils se produisent dans des stades et que les conditions restent détestables. Ils n'en peuvent plus. La dernière date de cette tournée, le lundi 29 août 1966 au Candlestick Park de San Francisco, onze titres interprétés en un peu moins de 35 minutes sur une scène entourée de grillages, au milieu d'une pelouse où la chasse policière au fan déchaîné bat son plein[40], devient leur dernier concert tout court.
« À Candlestick Park, on s'est sérieusement dit que tout ça devait s'arrêter. On pensait que ce concert à San Francisco pourrait bien être le dernier, mais je n'en ai été vraiment certain qu'après notre retour à Londres. John voulait laisser tomber plus que les autres. Il disait qu'il en avait assez », explique Ringo Starr. « Je suis sûr qu'on pourrait envoyer quatre mannequins de cire à notre effigie que les foules seraient satisfaites. Les concerts des Beatles n'ont plus rien à voir avec la musique. Ce sont de foutus rites tribaux », dit John Lennon. « C'était trop, toutes ces émeutes et ces ouragans. La « Beatlemania » avait prélevé sa dîme, la célébrité et le succès ne nous excitaient plus[4] », se remémorera George Harrison.
L'arrêt des tournées marque une première fissure dans la carrière des Beatles, partant du principe qu'un groupe de rock 'n' roll qui ne joue plus sur scène n'est plus vraiment un groupe. D'ailleurs, tandis que John s'exclame « Mais qu'est-ce que je vais faire maintenant ? » — il partira en fait tourner le film How I Won the War à Almeria en Andalousie avec Richard Lester —, George déclare tout de go « Je ne suis plus un Beatle désormais ».
Il faut que Paul McCartney entraîne tout le monde dans un nouveau projet pour redonner un second souffle au groupe, un nouveau départ, loin des foules hystériques. Un projet qui consiste à envoyer une autre formation, imaginaire, en tournée à leur place. Celle du « Club des Cœurs Solitaires du Sergent Poivre ».
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:05

Le triomphe de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band [modifier]


Adieu les tournées et les costumes « uniformes ». À la fin de l’année 1966, les Beatles s'installent quasiment à plein temps dans les studios EMI d'Abbey Road, et ils vont en exploiter toutes les possibilités. C'est le début de la période qui sera définie comme « les années studio ». Ils s'amusent à coller des bouts des chansons, à lancer des bandes de musique par terre et à les recoller au hasard, à passer des morceaux à l'envers (comme sur la chanson Rain), en accéléré, à mélanger de nombreux instruments, des violons, des instruments traditionnels, indiens, toutes sortes de claviers, ou même des orchestres. À tenter tout ce qui est artistiquement possible en s'affranchissant d'un fardeau (ils sont les Beatles et doivent en permanence se mesurer à l'image que leur public a d'eux) pour prendre l'identité d'une fanfare à la fois « Edwardienne » et complètement dans l'air du temps, qui souffle depuis la Californie. Ce concept est signé Paul McCartney.
L'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band est publié le 1er juin 1967 : ce disque est considéré par beaucoup comme leur chef-d'œuvre et sera reconnu comme la meilleure œuvre rock de tous les temps. D'autres y voient au contraire un album d'adieu (illustré par un massif fleuri où quatre Beatles tristes du musée de cire de Madame Tussaud semblent assister à leur propre enterrement, tandis que les quatre vrais Beatles sont donc devenus des musiciens de fanfare moustachus, et où une poupée à l'effigie de Shirley Temple annonce « Welcome the Rolling Stones »). Cet album marque en tout cas leur carrière et toute une génération.
Pour répondre à leurs besoins, George Martin et son équipe doivent aller de plus en plus loin. Ils inventent ainsi le « vari speed » qui permet de faire varier la vitesse de défilement de la bande (procédé qui est notamment utilisé sur Strawberry Fields Forever pour fondre deux prises différentes en une seule, ou sur Lucy in the Sky with Diamonds pour la voix de John Lennon) et le « reduction mixdown » : les quatre pistes d'un magnétophone, le maximum dont ils disposent à l'époque, sont réduites en une seule sur un autre appareil identique synchronisé, et trois nouvelles pistes sont ainsi libres. On peut multiplier ce procédé. De huit jusqu'à seize pistes avant l'heure[41]. Pour la première fois dans l'histoire du rock, un groupe va passer un peu plus de cinq mois en studio, de fin novembre 1966 à avril 1967, pour construire son album.
Les fructueuses sessions de Sgt Pepper's ont débuté par les enregistrements des titres Penny Lane — de Paul McCartney — et Strawberry Fields Forever — de John Lennon — où chacun traite de la nostalgie de son enfance à Liverpool. La maison de disques EMI et Brian Epstein pressent George Martin de sortir un single pour l'hiver, et ce dernier livre à contrecœur ces chansons, qui sont tout simplement celles qui sont les plus avancées[42]. Conséquence, ces deux titres (publiés en Angleterre le 13 février 1967) ne sont pas inclus dans l'album à venir. De manière anecdotique, ils n'atteignent pas le N°1 du hit-parade britannique, et le producteur considère aujourd'hui la décision de les avoir isolés sur un single « double face A » comme une « épouvantable erreur[4] ».
Toujours à l'avant-garde, les Beatles se mettent par ailleurs en scène pour le titre de John Lennon, Strawberry Fields Forever, cet hiver-là, dans un mini-film tellement innovant qu'on peut en faire le précurseur de tous les vidéo clips musicaux tels qu'on les connaît aujourd'hui[43].
L'écriture et la réalisation de Sgt Pepper's se poursuit intensément durant les quatre premiers mois de 1967. La collaboration Lennon/McCartney atteint encore des sommets. Ensemble, ils écrivent With a Little Help from My Friends pour Ringo Starr, créent She's Leaving Home à partir d'un fait divers, concoctent Getting Better, où l'optimisme de l'un (« It's getting better all the time / Ça va de mieux en mieux tout le temps ») est contrebalancé par le pessimisme de l'autre (« I can't get no worse / Ça ne peut pas être pire »). Enfin, un bout de chanson de John (« I read the news today oh boy… ») où il met en paroles une série de nouvelles lues dans la presse, accolé à une « ritournelle » de Paul (« Woke up, fell out of bed… »), le tout séparé par 24 mesures vides, qui sont remplies par un fameux glissando d'orchestre symphonique (clairement repris de Krzysztof Penderecki (Thrène à la mémoire des victimes d'Hiroshima, 1960) et de Iannis Xenakis (Metastasis, 1955), donnent le titre A Day in the Life. Ils écrivent ensemble la phrase « I'd love to turn you on » (« J'aimerais te brancher ») qui fait scandale pour sa connotation « drogue » et provoque l'interdiction de la chanson sur la radio britannique.
Il est encore question de drogue, pour la plupart des observateurs de l'époque, avec le texte surréaliste et surtout les initiales (LSD) de la chanson Lucy in the Sky with Diamonds. Mais John Lennon explique qu'il est en fait parti d'un dessin que son fils Julian, alors âgé de quatre ans, a ramené de sa classe de maternelle en lui expliquant que c'était sa copine Lucy O'Donnell, « dans le ciel avec des diamants[2] ». Le compositeur, qui cite aussi Lewis Carroll et son Alice au pays des merveilles[4] comme source d'inspiration, est le premier étonné de l'interprétation qui est faite de son titre. Lucy est également le nom donné, en honneur à la chanson, aux restes fossilisés d'un Australopithecus afarensis, sujet féminin vieux de quelque 3,2 millions d'années découvert en Éthiopie en 1974.




L'affiche qui inspira les paroles de Being for the Benefit of Mr Kite!



L'héroïne joue un rôle dans le bannissement de deux autres chansons de l'album à l'antenne : premièrement Fixing a Hole, dont le titre supposerait que le chanteur se fait un « fix », et Being for the Benefit of Mr. Kite!, entièrement composée à partir d'une affiche de spectacle de cirque du XIXe siècle par John Lennon[2] — nouvelles prouesses techniques de George Martin et de son équipe pour répondre à ses demandes dans la fabrication de ce titre — qui est la quatrième chanson interdite d'ondes à cause du personnage « Henry the horse », puisque « horse » signifie héroïne en argot anglais. Ce sont bien sûr des interprétations totalement erronées de la part des « autorités compétentes »…
George Martin et les Beatles ont voulu faire de Sgt Pepper's un album-concept, en reliant certains morceaux, bien que les chansons n'aient aucun rapport entre elles, passées les deux du début (la chanson-titre et With a Little Help From My Friends). Pour unifier le tout, c'est Neil Aspinall, l'assistant du groupe, qui a l'idée de faire une reprise du morceau Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band comme avant-dernière piste de l'album. Ainsi, la fanfare du club des coeurs solitaires du Sergent Poivre accueille son public au début du spectacle — de l'album —, puis le salue à la fin, à travers le même morceau joué plus vite et dans une tonalité différente, en espérant que le show lui a plu. 40 ans plus tard, Paul McCartney reprend l'idée lors de sa tournée « Back in the U.S. » en 2002 en jouant la reprise de Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band en avant-dernier morceau.
Sgt Pepper's fait école et tout le monde (les Rolling Stones, Moody Blues, Aphrodite's Child, The Clouds, les Who, les Kinks, et bien d'autres) voudra aussi sortir son « album-concept », quand bien même Sgt Pepper's n'en est pas vraiment un d'un point de vue strictement musical ; il aura suffi que ses auteurs le disent pour que cela soit une réalité. Il n'y a en tout cas plus de plages séparées sur la version mono : les chansons y sont enchaînées à la manière d'un show, et l'album se termine par trois trouvailles :

  • la longue décroissance — 47 secondes ! — d'une note de piano ;
  • un sifflement à 20 000 Hz, inaudible par l'homme et impossible à reproduire sur la plupart des électrophones de l'époque, mais dont John Lennon espère qu'il fera aboyer les chiens de ceux qui possèdent une bonne chaîne Hi-Fi ;
  • un « jingle » sans fin sur le sillon intérieur, que ne pourront découvrir que les puristes de la Hi-Fi, ceux qui refusent d'avoir une platine à arrêt automatique en fin de disque — pour les autres, le bras se lèvera avant, ou juste au début.

L'album fait date dans l'histoire de la musique pop rock : jamais un groupe n'avait disposé d'autant de temps, de moyens et de liberté pour enregistrer un album. Les Beatles exploitent donc pleinement cette opportunité et George Martin joue bien sûr un rôle-clé dans l'exploration de nouvelles techniques.
La pochette, très soignée et débordante de couleurs, a nécessité une centaine de lettres aux personnalités vivantes représentées afin d'obtenir leur accord. Trois personnages en sont retirés « in extremis » : Hitler et Gandhi, au motif qu'ils indisposeraient le public britannique et au grand désespoir du très provocateur John. Et un troisième personnage, l'acteur Leo Gorcey, qui voulait bien figurer sur la pochette, mais à condition d'être rétribué. On juge plus simple de le faire disparaître. Cette pochette est elle aussi un événement. C'est la première fois qu'autant de soin est apporté au conditionnement du disque. Les paroles des chansons y sont incluses, pour la première fois également. Jusqu'ici, les pochettes se résumaient le plus souvent à une photo de l'artiste ; à partir de Sgt. Pepper's, la conception de la pochette devient un élément-clé (à la fois « marketing » et artistique) de la production d'un disque.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:06

L'année suivante, Frank Zappa parodie la pochette avec l'album We're Only In It for the Money (« nous ne faisons ça que pour l'argent ») fait avec son groupe The Mothers of Invention. Un autre pastiche est réalisé pour The Rutles, une émission d'Eric Idle des Monty Python qui entreprend de caricaturer la carrière des Beatles à la manière du fameux groupe d'humoristes, avec la bénédiction — et en partie le financement — de son ami George Harrison, plus le concours de Paul Frederic Simon et Mick Jagger, qui y jouent leur propre rôle. Les pastiches des chansons des Beatles créés pour l'émission sont autant de clins d'œil aux « tics » musicaux de leurs modèles — Ouch! imité de Help!, Cheese and Onions qui a des accents d'A Day in the Life, Piggy in the Middle évoquant I Am the Walrus, Doubleback Alley qui est le cousin de Penny Lane, etc.
Les Bidochons parodient aussi cette pochette pour leur album The Beadochons. Elle est également pastichée pour l'album Tropical Tribute to the Beatles. Toutefois, ce n'est pas la pochette qui fait l'objet du plus grand nombre de parodies, ce titre revenant à celle d'Abbey Road (même Paul McCartney s'y met avec son album Paul is Live).

Mort de Brian Epstein et premier échec [modifier]


Le 25 juin 1967, les Beatles se produisent devant plus de 400 millions de téléspectateurs à travers le monde, à l'occasion de la toute première émission diffusée par satellite, Our World. En direct du studio 1 d'Abbey Road et en « Mondovision », ils interprètent une chanson spécialement composée par John Lennon pour l'occasion : All You Need Is Love[44]. Le triomphe est total. Le 45 tours publié le 7 juillet s'installe directement à la première place des charts et y reste trois semaines.
Mais c'est durant ce fameux « Summer of Love » (« l'été de l'amour ») sur fond de Sgt Pepper's que Brian Epstein est retrouvé sans vie dans sa maison, à 32 ans, suite à une surdose de barbituriques, le 27 août. Les Beatles apprennent sa mort au retour d'une première rencontre avec le Maharishi Mahesh Yogi — un gourou auquel s'était attaché George Harrison — à Bangor, au Pays de Galles, où chacun s'est vu délivrer un mantra. La disparition de leur manager les laisse totalement désemparés et marque une nouvelle fissure dans leur carrière[45],[6].
C'est également à la même époque que Paul McCartney prend clairement les rênes du groupe, un rôle laissé vacant par John Lennon dont l'ego se dissout sous l'effet du LSD. Bourreau de travailworkaholic »), Paul est dès lors à l'origine de la plupart des projets, la majorité des N°1 des Beatles sont son œuvre, et il n'a de cesse de lutter contre la démobilisation progressive des autres membres du groupe.
L'année 1967 se termine par l'éreintement critique de leur film Magical Mystery Tour, considéré à sa sortie (en fait, une diffusion télévisée sur la BBC à Noël) comme leur premier véritable échec. Un film tourné sans scénario — « mystérieux » même pour ses acteurs — et dont les séquences filmées des titres I Am the Walrus et Your Mother Should Know constituent les meilleurs moments. Le fait que les téléspectateurs britanniques l'aient vu en noir et blanc ne sert assurément pas sa cause. La bande-son, publiée sur un format « double EP » composé de 6 titres contient toutefois ces nouvelles perles que sont le très élaboré I Am the Walrus de John Lennon et The Fool on the Hill de Paul McCartney. Aux États-Unis, Magical Mystery Tour n'est pas un double EP, mais un album entier, sur lequel on retrouve compilés en face B les 45 tours publiés en 1967, comme les indissociables Strawberry Fields Forever/Penny Lane ainsi que All You Need Is Love et Hello Goodbye. C'est cet album, finalement publié en 1976 au Royaume-Uni, qui intégrera la discographie officielle des Beatles à partir de la réédition de tout leur catalogue en CD au milieu des années 1980.
Les personnages du Walrus (tiré du livre De l'autre côté du miroir de Lewis Carroll), de Lady Madonna et du Fool on the Hill, ainsi que Strawberry Fields, sont également repris en référence dans Glass Onion du double album blanc en 1968 — « The Walrus was Paul » (« le morse, c'était Paul ») chante John Lennon en se moquant de toutes les folles interprétations faites autour de ses textes…
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:06

Lorsque les Beatles, désormais « orphelins » de Brian Epstein, apprennent que leur capital peut être soit investi dans la création d'une entreprise, soit dilapidé en impôts divers, ils choisissent la première solution, débouchant sur la naissance de leur compagnie Apple Corps.
Le nom, comme le logo, provient d'un célèbre tableau de René Magritte acquis par Paul McCartney. Apple est lancée en janvier 1968 avec ses divisions Apple Records (label sur lequel leurs disques seront désormais publiés), Apple Electronics, Apple Publishing, Apple Films et Apple Retail. En plus de couvrir les finances et les activités des Beatles, la compagnie est censée apporter de l'aide à tout artiste dans le monde qui voudrait lancer un projet artistique de valeur. Durant les deux dernières années d'existence du groupe, le résultat sera pour le moins contrasté. Des rêveurs et des utopistes tels que « The Fool », un groupe de jeunes dessinateurs de mode hollandais, et « Magic Alex », alias Alex Mardas, feront perdre des milliers de Livres aux Beatles…[6]

L’Inde, Yoko et l’album blanc [modifier]






La pochette toute blanche de l’album The Beatles, plus connu sous le nom d’« album blanc ».



À la mi-février 1968, les Beatles partent avec leurs épouses et amis dans le nord de l'Inde, à Rishikesh, rejoindre le Maharishi Mahesh Yogi, afin de recevoir son enseignement et apprendre la méditation transcendantale. Ils y passent huit semaines, et y vivent une extraordinaire période créative, composant une quarantaine de chansons qui rempliront jusqu'à leurs albums solos après leur séparation[2].
Alors que Ringo compare l'âshram de Rishikesh aux camps de vacances de son enfance, que Paul dit s'être « trompé » sur le compte du Maharishi et que John repart très fâché contre lui, le considérant comme un imposteur (ce qu'il dit dans sa chanson Sexy Sadie : « You made a fool of everyone / Tu t'es moqué de tout le monde »), seul George lui reste fidèle. Cet hiver-là, John Lennon se rapproche de l'artiste d'avant-garde japonaise Yoko Ono dont il ne se sépare plus, délaissant son épouse Cynthia. Dans les bacs, en mars, sort un nouveau single, Lady Madonna écrit par Paul.
En mai, les Beatles entrent en studio pour enregistrer le double album blanc, dont le titre est tout simplement The Beatles, à partir du matériel majoritairement composé en Inde, sur le seul instrument dont ils disposaient, la guitare acoustique. Plusieurs chansons créées et jouées durant leur séjour — comme Dear Prudence et Julia de Lennon, ainsi que Blackbird, Mother Nature's Son, I Will et Rocky Raccoon de McCartney —, où John a appris de Donovan une nouvelle technique de picking, apparaîtront ainsi sur le disque, jouées en solo par leurs auteurs ou enregistrées en formation réduite.
Selon leur habitude — publier des titres sur 45 tours qui ne sont pas inclus dans les albums —, les Beatles sortent en août le single Hey Jude/Revolution enregistré durant les séances de l'album blanc, et qui connaît de nouveau un grand succès, malgré la longueur tout à fait inhabituelle de Hey Jude — 7 minutes, dont quatre sont une répétition en chœur et crescendo de « Na na na nananana Hey Jude ». C'est une chanson de McCartney divisée en deux parties distinctes, destinée au fils de John, Julian, qui est unanimement saluée, tandis que Lennon a tenu à délivrer un message politique en plein bouillonnement de la jeunesse occidentale — mai 1968 en France, notamment. Dans la version rock de Revolution, celle qui figure en face B du 45 tours, il dit : « But when you talk about destruction, don't you know that you can count me out / Si tu parles de destruction, ne compte pas sur moi », alors que dans la version blues, plus lente, qui figure sur l'album blanc, enregistrée plus tôt, il avait ajouté inne compte pas sur moi/compte sur moi »). Lennon explique qu'encore indécis sur ce sujet, il avait préféré dans un premier temps considérer les deux options…
Ces sessions à Abbey Road sont tendues, la présence de Yoko Ono dans le studio aux côtés de John indispose fortement ses camarades. Chacun enregistre souvent séparément et se sert des autres comme « musiciens de studio » sur ses propres compositions. D'ailleurs, avant de coucher sur bande le titre qui ouvre cet album, Back in the U.S.S.R., Ringo Starr décide de quitter le groupe. Malgré cela, les « Fab Four » continuent à enregistrer : Paul McCartney se met à la batterie — il en joue donc sur Back in the U.S.S.R. mais aussi sur Dear Prudence — et George Harrison à la basse.
Ce qu'en dit Ringo témoigne bien de l'atmosphère qui régnait lors de ces sessions :
<BLOCKQUOTE>
« Je suis parti parce que j'éprouvais deux sentiments. Celui de ne pas très bien jouer, celui que les trois autres étaient vraiment heureux et que j'étais un étranger. Je suis allé voir John. […] Je lui ai dit : « Je quitte le groupe parce que je ne joue pas bien. Parce que j'ai l'impression de ne pas être aimé, d'être exclu. Alors que vous êtes tellement proches tous les trois ». John m'a répondu : « Je croyais que c'était vous trois qui étiez très liés ! » Je suis ensuite allé voir Paul et je lui ai dit la même chose. Paul m'a répondu « Je croyais que c'était vous trois ! » Je n'ai pas pris la peine d'aller voir George, j'ai dit : « Je pars en vacances ». J'ai pris les gosses et je suis parti pour la Sardaigne[4]. »</BLOCKQUOTE>
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:07

Lorsque Ringo Starr revient de Sardaigne, il découvre sa batterie couverte de fleurs dans le studio d'Abbey Road. Ils se resserrent dans un tout petit espace pour enregistrer en direct le Yer Blues de John Lennon[4], se déchaînent en interprétant Helter Skelter de Paul McCartney : on entend Ringo hurler « J'ai des ampoules aux doigts ! » (« I've got blisters on my fingers ») à la fin du morceau. L'origine de cette chanson est à chercher dans un article d'un magazine musical à propos du titre I Can See for Miles des Who. Cet article disait que ce titre était d'une « violence » inouïe. Paul décida, avant même d'avoir entendu la chanson en question, d'écrire un titre encore plus violent — il se rend compte plus tard, à l'audition de I Can See For Miles, que la revue exagérait quelque peu…
La tension accumulée durant ces sessions de l'été et automne 1968 retombe également lorsque George Harrison invite Eric Clapton pour jouer le solo de guitare sur son titre While My Guitar Gently Weeps.
Publié le 22 novembre 1968, The Beatles est salué comme une grande réussite, et connaît un immense succès commercial. Le public est cependant déconcerté par Revolution 9, un long collage sonore expérimental de 9 minutes réalisé par John et Yoko. George Martin supplie John de retirer ce titre du disque, sans succès. Dans le genre expérimental, Lennon et Ono font encore plus fort en publiant le même mois leur album Two Virgins où tous deux apparaissent nus sur la pochette[46].

Le projet Get Back [modifier]






L'immeuble du 3, Saville Row.



Le 2 janvier 1969, les Beatles se retrouvent autour d'un nouveau projet initié par Paul McCartney : filmer et enregistrer des répétitions pour aboutir à une prestation live, revenir aux origines et bannir tout ajout en studio. Les séances du projet « Get Back » — ainsi nommé d'après la chanson éponyme, qui aurait dû donner son titre à l'album en préparation — se passent mal, les tensions initiées lors des sessions de l'Album Blanc renaissent dans les froids studios de cinéma Twickenham à des heures matinales et la présence constante de Yoko Ono, à la limite de l'ingérence, n'arrange pas l'ambiance, tout comme le « dirigisme » de Paul. Ils jouent de tout et de rien, beaucoup — une centaine de titres sont abordés, en quelques notes seulement pour certains —, font le bœuf, jouant souvent faux, mal et sans conviction[47]. John Lennon apparaît largement démobilisé, tandis que George Harrison est de plus en plus excédé. Après Ringo, c'est lui qui quitte le groupe, le 10 janvier, puis revient 12 jours plus tard. Son ressentiment, sa frustration de rester en tant que compositeur à l'ombre du tandem Lennon/McCartney et de se voir fréquemment refuser des chansons qu'il aimerait voir placées sur les disques, ne cessent de grandir[47].
Les Beatles se rabattent ensuite sur leur propre studio au 3, Saville Row où est situé le siège de leur compagnie Apple, s'adjoignent Billy Preston au clavier à l'initiative de George Harrison[48], et finissent par donner leur ultime prestation publique sur le toit de leur immeuble, le 30 janvier 1969, qui est interrompue au bout de 42 minutes par la police suite à des plaintes pour cause de vacarme[49]. Les événements de ce mois de janvier 1969 figureront un an plus tard dans le film Let It Be, chronique de la dissolution d'un groupe. On y voit notamment George Harrison interpeller Paul McCartney : « OK, bon, je m'en fous. Je jouerai ce que tu veux que je joue, ou je ne jouerai pas du tout si tu ne veux pas que je joue. Je ferai tout ce qui pourra te faire plaisir ». Les kilomètres de bandes enregistrées en un mois sont dans un premier temps rangées au placard, tant les membres du groupe s'en montrent insatisfaits.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:08

Abbey Road, l’ultime réussite [modifier]






Le passage piéton sur Abbey Road (Londres).



Avec l'idée de ne pas rester sur cet échec, Paul McCartney contacte George Martin en lui proposant de faire un disque « comme avant ». « Comme vous étiez ? Avec John ? John est d'accord ? » demande le producteur, ce que le bassiste confirme[4]. Les Beatles vont se réunir une dernière fois dans les studios EMI d'Abbey Road durant les deux mois de l'été 1969, bien décidés à mettre de côté leurs dissensions, à tirer dans le même sens, afin de « sortir sur une note élevée ». Cependant, John Lennon rate le début des sessions, le temps d'être soigné après un accident de voiture en Écosse[6].
Une collection de chansons dont certaines ont été composées en Inde, enregistrées sous forme de démo à l'époque de l'album blanc, et/ou répétées en janvier 1969 pour le projet Get Back, sont retravaillées pour aboutir à l'album Abbey Road. Quoi de plus simple que de donner à leur ultime œuvre commune le nom de la rue (ils se font photographier sur le passage piéton, le 8 août, pour la pochette du disque) où sont situés les studios dans lesquels ils ont enregistré l'immense majorité de leurs chansons depuis sept ans ? Il aura toutefois été un moment question d'appeler cet album Everest en raison de la marque de cigarettes fumées par Geoff Emerick[14].
Les titres d'Abbey Road évoquent les tracas et frustrations du moment, parlant d'argent qu'on n'arrive pas à obtenir, de dettes, de négociations juridiques (You Never Give Me Your Money de Paul McCartney), de poids à porter pour longtemps, de marteau d'argent qui s'abat sur la tête des gens dès que les choses vont mieux (Carry That Weight et Maxwell's Silver Hammer, Paul à nouveau), de retour du soleil après un hiver long, froid et solitaire (Here Comes the Sun, où George Harrison évoque les grands moments de tension au sein du groupe) ou d'un jardin sous-marin où « il n'y a personne pour nous dire ce que [nous] devons faire » (Ringo Starr dans Octopus's Garden).
C'est leur premier — et dernier — album entièrement réalisé en huit pistes, et également un des premiers dans l'histoire du rock où l'on entend du synthétiseur, un Moog en l'occurrence, acquis par George Harrison auprès de son créateur, Robert Moog[4].
Les harmonies polyphoniques qui avaient rendu les Beatles célèbres sont de retour, et contribuent au succès d'Abbey Road, sorti le 26 septembre 1969 (c'est leur album le plus vendu après Sgt Pepper's). Leur sommet dans ce domaine est sans doute constitué par Because, titre que John Lennon a composé en entendant Yoko Ono jouer la Sonate pour piano n° 14 de Beethoven plus connue sous le nom de « sonate au clair de lune » et en lui demandant de jouer les notes à l'envers. Sur Because, les trois voix de John, Paul et George se superposent trois fois, soit une poignante harmonie à neuf voix que l'on a pu entendre « a cappella » sur le disque Anthology 3 sorti en 1996, et de nouveau sur Love en 2006.
La particularité d'Abbey Road est d'être constitué en partie de collages entre elles de chansons ébauchées et inachevées. L'habitude fut prise de dire que la face A de l'album, qui s'ouvre sur Come Together et se referme sur I Want You (She's So Heavy) de John Lennon, reflète principalement son influence, et la face B, qui contient le fameux « Medley » long de 16 minutes, celle de McCartney. George Harrison se montre toutefois très inspiré avec Here Comes the Sun et surtout Something, qui est son premier et son seul Nº1 avec les Beatles.
Le Medley, articulé autour du thème musical de You Never Give Me Your Money de Paul, et qui contient en son sein trois bouts de chansons de John (Sun King, Mean Mr. Mustard et Polythene Pam) est élaboré par George Martin et Paul McCartney. Mais, contrairement à beaucoup d'idées reçues émises postérieurement, et comme l'expliquent John Lennon et George Harrison, le groupe collabore dans son ensemble pour décider de l'ordre des morceaux, trouver de quoi remplir les mesures entre chacun, les enchaînements et les breaks[4].
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:08

L'apparente dernière plage du disque, qui clôture le medley, s'intitule The End et se termine par une inédite série de solos (Ringo à la batterie d'abord, puis Paul, George et John, tour à tour, à la guitare, trois fois, sur deux mesures chacun) et la fameuse phrase « And in the end, the love you take is equal to the love you make » (« et à la fin, tu reçois autant d'amour que tu en donnes »). La vraie dernière plage du dernier disque des Beatles, morceau caché par un « blanc » sur le sillon du 33 tours, est minuscule (Her Majesty) et parle d'une manière peu commune de la reine d'Angleterre. Elle se situait à l'origine au cœur du medley, entre Mean Mr. Mustard et Polythene Pam, Paul McCartney avait demandé à l'ingénieur du son John Kurlander de la retirer. Mais ce dernier, à des fins de sauvegarde — la consigne était qu'aucun des enregistrements des Beatles ne devait être jeté à la poubelle —, la place en fin de bande, après un blanc de 15 secondes, derrière The End, coupée net, et Paul, après avoir écouté le résultat, donne son accord. N'étant pas créditée au dos de la pochette originale du 33 tours, Her Majesty est considérée comme la première chanson cachée (hidden track) de l'histoire du rock.
Le 20 août 1969, les Beatles complètent l'enregistrement du titre de John Lennon I Want You (She's So Heavy) : c'est la dernière fois qu'ils sont réunis tous les quatre en studio[2].
Même si le succès est toujours présent, même si cette ultime collaboration est « heureuse » selon les acteurs — car tous savent que c'est la dernière fois — le plaisir de jouer ensemble ne les attire plus. Les Beatles disent ici pour de bon adieu aux Beatles, en montrant une dernière fois l'aspect miraculeux de leur association. « Tout le monde a incroyablement bien travaillé. C'est pourquoi j'aime particulièrement cet album » dira George Martin[4].

« Paul is dead » [modifier]


Article détaillé : Paul is dead.

Paul McCartney est par ailleurs, au même moment, l'objet d'une incroyable rumeur, qui voudrait qu'il se soit tué dans un accident de voiture en novembre 1966 et aurait été remplacé par un sosie. Pour les partisans de cette thèse, tout est bon pour l'accréditer en 1969, grâce à plusieurs indices, dont ceux-ci :

  • Les mots mystérieux de John Lennon à la fin de Strawberry Fields Forever. On l'entendrait dire « I buried Paul » (« J'ai enterré Paul ») alors qu'il prononce en fait « cranberry sauce » (« confiture d'airelles ») ;
  • La phrase « He blew his mind out in a car » (« Il s'est éclaté la cervelle dans un accident de voiture ») dans A Day in the Life. Lennon évoque en fait le jeune héritier des brasseries Guinness, Tara Brown, qui s'est tué à 21 ans au volant de sa Lotus Elan en décembre 1966 ;
  • À l'intérieur de la pochette de Sgt. Pepper's, McCartney porte un badge sur lequel on peut lire « OPD », ce qui donne bien sûr « Officially Pronounced Dead » (« officiellement déclaré mort »). En fait, ce n'est pas « OPD » qui est inscrit, mais « OPP », soit « Ontario Provincial Police » ! On pourra aller aussi jusqu'à poser un miroir devant les mots « LONELY HEARTS » au centre de la grosse caisse devant laquelle pose le groupe. Cela donne « 1 ONE I X HE ^ DIE », et bien sûr les folles interprétations qui vont avec. Enfin, au verso de la pochette, ses trois camarades sont de face et lui, de dos ;
  • La chanson Revolution 9, comme les neuf lettres de McCartney, et l'on entendrait nettement dans ce long collage sonore, œuvre de John Lennon et Yoko Ono, le bruit d'un accident de voiture… Les partisans de la thèse évoquée ici trouvent également de très nombreuses « preuves » de leurs allégations en passant Revolution 9 à l'envers… ;
  • La pochette d'Abbey Road fourmille d'indices pour étayer le postulat délirant : Paul traverse le passage piéton pieds nus, comme les morts que l'on enterre en Inde. La Volkswagen blanche que l'on voit est immatriculée « LMW 28 IF » soit « Living-McCartney-Was 28 years old-If » (« McCartney vivant aurait eu 28 ans », ce qui ne peut pas vraiment concorder car McCartney avait 27 ans lorsque l'album Abbey Road est sorti), il tient sa cigarette de la main droite alors qu'il est gaucher, etc.

La liste des indices est donc longue, et non exhaustive dans ce chapitre. Le canular, comme le tintamarre médiatique, est énorme. Paul McCartney finit par prendre l'affaire en mains pour apporter un cinglant démenti. Malgré tout, il existe encore presque 40 ans plus tard des gens qui tentent de faire perdurer ce mythe. On trouve par exemple des dossiers sur Internet avec analyses photographiques à l'appui[50].

La séparation du groupe [modifier]


Une fois les sessions du disque Abbey Road achevées, et alors que le single Something / Come Together va occuper partout la tête des hit-parades — tandis que le 33 tours restera 17 semaines Nº1 en Angleterre à partir du 4 octobre —, John Lennon annonce aux autres Beatles qu'il quitte définitivement le groupe lors d'une réunion fin septembre 1969, en réponse à Paul McCartney qui, dans une ultime tentative de relance, propose de repartir en tournée dans des petites salles[4]. Ils conviennent que cette nouvelle doit rester secrète, compte tenu des enjeux commerciaux (renégociation des contrats de distribution avec EMI au Royaume-Uni et Capitol Records aux États-Unis). Les Beatles se sont sévèrement disputés autour du nom de leur nouveau manager, entre Allen Klein, soutenu par Lennon, Harrison et Starr, et Lee Eastman, avocat père de Linda, la femme de Paul. Klein, que Paul déteste, sera leur dernier manager.
Pour couronner le tout, ils perdent également la propriété de tout leur catalogue de chansons. Northern Songs était en effet détenu à 51 %, soit la majorité des parts, par Brian Epstein à travers sa société NEMS. Sa famille, une fois ce dernier disparu, et leur éditeur Dick James, administrateur de Northern Songs depuis les débuts en 1963, décideront de vendre à l'empire ATV, en 1969, sans que les Beatles ne puissent rien faire[4]. Un déboire qui aura aussi pesé de tout son poids dans l'ambiance délétère menant à la dissolution du groupe. C'est ce catalogue détenu par ATV que Michael Jackson rachètera pour 47,5 millions de dollars[51] en 1985.




Le fameux « rooftop concert » des Beatles, le 30 janvier 1969.



La toute dernière session d'enregistrement des Beatles (sans Lennon) a lieu les 3 et 4 janvier 1970 avec le titre de George Harrison I Me Mine[2]. En mars, à l'initiative d'Allen Klein, et avec les accords de John Lennon et George Harrisson[4], les bandes enregistrées en janvier 1969, ce qui deviendra l'album Let It Be, sont confiées au producteur américain Phil Spector. Lequel ajoute chœurs féminins, arrangements de cordes, effets sonores à ces chansons qui devaient rester « brutes ». En entendant le résultat sur son titre The Long and Winding Road, Paul McCartney, qui n'a pas été consulté, pique une énorme colère. Il expédie une lettre adressée à Allen Klein chez Apple dont les derniers mots sont « Ne refaites plus jamais ça[4] ! ».
Le 10 avril 1970, peu de temps avant la sortie de Let It Be produit par Spector, Paul McCartney sort son premier album solo, McCartney, et annonce à travers un communiqué de presse (en fait, une « interview » où il fait les questions et les réponses) inséré dans les pressages « promotionnels » de son disque solo qu'il ne fait plus partie du groupe suite à des « désaccords sur les plans personnel, financier et artistique[2] ». Il rompt donc lui-même le secret et s'attribue la séparation, ce qui aura le don d'outrer ses camarades. « Je n'avais pas l'intention que ce communiqué signifie que je quittais le groupe. C'est un gros malentendu. Quand j'ai vu les unes des journaux, j'ai juste pensé "Christ, qu'ai-je fait ?" Et maintenant, on y est. Je n'ai pas quitté les Beatles. Les Beatles ont quitté les Beatles, mais personne ne veut être celui qui dira que la fête est terminée », se justifie-t-il à chaud[4]. Ringo Starr déclarera : « Oui, j'étais dans les Beatles. Oui, nous avons fait des grands disques ensemble. Oui, j'aime ces gars. Mais c'est la fin de l'histoire. »
« J'ai fondé les Beatles et je les ai dissous, c'est aussi simple que cela » dira plus tard John Lennon[4].
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:09

Lennon, McCartney et Harrison avaient dans leurs cartons un nombre impressionnant de chansons composées, pour certaines ébauchées et répétées en groupe, voire enregistrées, depuis le séjour en Inde et les sessions de l'album blanc, et non incluses dans les disques des Beatles. En 1970, George Harrison sort un triple album, All Things Must Pass puis organise le 1er août 1971 au Madison Square Garden de New York le tout premier concert rock de charité, le Concert for Bangladesh, en faveur du Bengladesh avec Bob Dylan, Eric Clapton, Ravi Shankar, Billy Preston et l'ami Ringo Starr, encore un triple album live à la clé. Paul McCartney commercialise son premier disque solo au titre éponyme, puis Ram avant de fonder les Wings. John Lennon sort des singles engagés (Give Peace a Chance, Instant Karma!, Power to the People), un Live Peace in Toronto, suivi de l'album John Lennon/Plastic Ono Band, puis le très célèbre Imagine. Succès pour tous, à commencer par George qui signe le premier hit post-Beatles, My Sweet Lord.
De son côté, John règle ses comptes avec Paul dans l'album Imagine avec le titre How Do You Sleep? (« Comment dors-tu ? ») où il dit, à propos de son ex-ami : « The only thing you done was Yesterday » (« La seule chose que tu as faite c'était hier », jeu de mots entre « hier » et le titre de la chanson Nº1 en 1965) et « Those freaks was right when they said you was dead » (« Ces maboules avaient raison de dire que tu étais mort »).
Paul, lui, a estimé juste d'intenter fin décembre 1970 un procès à ses trois camarades afin de mettre un terme définitif à l'entité juridique Beatles, et surtout, dans son esprit, à empêcher le toujours manager du groupe, Allen Klein, de faire main basse sur l'argent qui continuait à couler à flots. Il répondra aussi à John dans le premier disque des Wings, Wild Life, fin 1971 avec la chanson Dear Friend : « Are you afraid or is it true? » (« As-tu peur ou est-ce vrai ? »).
Curieusement, lorsqu'il s'agira pour Paul et John de jouer, chacun de son côté, au jeu du « qui a fait quoi ? » sur les plus de 200 titres cosignés Lennon/McCartney, ils se montreront globalement d'accord, à de très rares exceptions près, entre ce qui est à 100 % de l'un, à 100 % de l'autre, à 50-50, à 60-40 ou à 80-20.
On offrira aux Beatles des millions de dollars pour qu’ils acceptent de reformer leur groupe. Ce qui apparaît impossible dans un premier temps devient plus envisageable dès lors que les différends, principalement entre John Lennon et Paul McCartney, sont aplanis. Mais John Lennon, revenu à son métier de musicien après cinq années de retrait de la vie publique, est assassiné à 40 ans, le 8 décembre 1980 par Mark David Chapman, un déséquilibré à qui il avait signé un autographe quelques heures plus tôt, au pied de son appartement du Dakota Building à New York. Dès lors, George Harrison aura ce trait d'humour : « Les Beatles ne se reformeront pas tant que John Lennon sera mort ». Le plus jeune des Beatles décède à Los Angeles d'un cancer généralisé à 58 ans, le 29 novembre 2001.

Une popularité jamais démentie [modifier]






Paul McCartney (2004)



Pendant les quatre décennies qui suivent leur séparation, les Beatles restent un groupe très populaire. En 1973, sortent les deux fameuses compilations, le Red Album (1962-1966) et le Blue Album (1967-1970). Sur les pochettes de ces doubles albums, les Beatles posent en 1963 dans les étages des locaux d'EMI (même image que sur leur premier disque, Please Please Me), et sont dans la même position en 1969 : c'est la photo qui avait été prise pour l'album Get Back en préparation au début de l'année. Les compilations rouge et bleue atteignent des sommets en matière de ventes, permettant à toute une génération, celle qui succède aux « baby boomers » et était encore un peu trop jeune pour vivre la « Beatlemania », de découvrir leur musique à travers un choix de titres très judicieux. Ce sont les deux doubles compilations posthumes - parues après la dissolution d'un groupe - les mieux vendues du XXe siècle.
Il en va exactement de même en 2000 avec une autre compilation, One, où figurent les 27 chansons des Beatles ayant atteint la première place des ventes entre 1963 et 1970, en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Bien que cette compilation soit parue 30 ans après la séparation des Beatles, c'est l'album le plus rapidement écoulé de tous les temps (jusqu'à aujourd'hui) : publié le 13 novembre 2000, et vendu à 13,5 millions d'exemplaires dans le monde, dans son premier mois de commercialisation[52].
Entre-temps, sont publiés en 1988 deux disques que l'on peut considérer comme indispensables pour qui voudrait posséder la discographie complète des Beatles : les Past Masters, Volume 1 et Volume 2. Là, sont recensés toutes les faces A et B des 45 tours publiés entre les albums et qui n'y figuraient donc pas. Cela va de From Me to You et She Loves You à Don't Let Me Down et The Ballad of John and Yoko en passant par I Feel Fine, Day Tripper, We Can Work It Out, Paperback Writer, Rain, Hey Jude ou Revolution.
Il y a également un album live, At the Hollywood Bowl, produit par George Martin, enregistré lors de concerts donnés à Los Angeles en 1964 et 1965, puis une compilation des prestations des Beatles sur la radio nationale britannique, « Live at the BBC » en 1994.
Mais le projet le plus important de ces années post-Beatles porte le nom d'Anthology. Il réunit Paul McCartney, George Harrison, Ringo Starr (qu'on surnomme pour le coup les « Threetles ») et leur producteur George Martin, de 1994 à 1996, pour trois doubles albums, un film (en fait, une série télévisée disponible aujourd'hui en coffret DVD) et un livre (traduit en français en 2000). Chaque double album, publié chronologiquement, propose des versions alternatives de leurs chansons, des « live » du début, des documents sonores rares, des prises différentes, des essais, des expériences — comme n'entendre que les violons d'Eleanor Rigby, ou que les voix de Because —, sans oublier deux nouvelles chansons des Beatles. Il s'agit au départ d'enregistrements sur cassette de John Lennon au milieu des années 1970, durant sa période de retrait de toute activité publique : Real Love et Free as a Bird, que Yoko Ono confie aux autres Beatles survivants pour qu'ils y ajoutent leurs voix et leurs instruments, le tout produit par Jeff Lynne.

Le nettoyage posthume [modifier]


Enfin, Paul McCartney prend sa revanche en 2003 avec le disque Let It Be… Naked (c'est-à-dire « nu ») qu'il fait publier avec l'accord donné juste avant la mort de George Harrison et celui de Yoko Ono. Débarrassé de toute la production de Phil Spector, permettant donc d'entendre ces chansons enregistrées en direct sans aucun ajout en studio, ce disque s'accorde avec le projet original. L'ordre des morceaux est modifié par rapport au Let It Be de 1970 et Don't Let Me Down de John Lennon y est inclus. Pour dramatiser l'objectif à la fois de retour aux sources et de simplicité voulue, sa pochette reprend les négatifs des photos de Let It Be et en noir et blanc.
La version fait découvrir que les Beatles n'avaient à cette époque rien perdu de leur cohésion initiale, et avaient même, pour peu que le mixage fût bien fait, un son qui ne cédait rien en qualité et en simplicité à celui de leurs tout premiers albums. Le résultat fera dire à un critique américain, à propos de Phil Spector qui se débat au même moment avec la justice dans une accusation de meurtre : « Après avoir entendu cet album [Let it Be… Naked], je me rends compte que Spector s'était rendu coupable de bien plus grave que le meurtre dont on l'accuse. »
Pour finir, et une fois de plus sous la houlette de George Martin, aidé cette fois par son fils Giles, le disque Love[53] sort en novembre 2006. Il s'agit d'un « patchwork » de la musique des Beatles, fait de titres remixés et de « mash-up » (plusieurs chansons emmêlées) préparé au départ pour le spectacle donné par le Cirque du Soleil au Mirage de Las Vegas.
De plus, on attend toujours la remasterisation maintes fois repoussée de tous les albums des Beatles. George Martin devrait superviser l'opération. Les douze albums studios se verraient enfin dépoussiérés et « améliorés » par rapport à l'austère réédition CD de 1987. À ce jour, aucune chanson des Beatles n'est disponible en téléchargement légal. L'attente est également forte de ce côté. Le catalogue des Fab Four est un des derniers à ne pas être disponible sur les plateformes internet. Selon Paul McCartney : « Ça va bientôt se faire. Nous sommes prêts. Quelques points restent à régler mais cela devrait se résoudre assez vite. Je suis presque sûr que cela devrait se passer en 2008 ». L'ironie de cette affaire veut que le catalogue de chaque Beatle en solo -Paul McCartney, John Lennon, Ringo Starr et George Harrisson- soit depuis longtemps disponible
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:09

La principale influence musicale des Beatles à leurs débuts semble être Elvis Presley. D'autres artistes de rock 'n' roll, en particulier Buddy Holly, Chuck Berry, Eddie Cochran, tout le blues et le rock noir américain, puis les premiers rockers britanniques, notamment Cliff Richard et les Shadows, ont également marqué le groupe débutant. Du point de vue des harmonies vocales, ce sont les Everly Brothers et les artistes de Motown qui ont inspiré les « Fab Four ». La poésie de Bob Dylan, les recherches mélodiques des Beach Boys, la musique folk galloise, les grands compositeurs classiques et contemporains ou encore la musique indienne sont autant d'influences qui ont contribué à l'élaboration du langage musical des Beatles. À leur tour, les Beatles deviennent une pierre de touche dans l'univers de la musique populaire occidentale. En montrant la voie avec pour commencer, le simple fait d'être les interprètes de leurs propres chansons, et pour continuer, en imposant la formule « deux guitares, une basse et une batterie »…
Les Beatles se sont essayés à presque tous les styles possibles et ont ouvert des portes que d'autres ont franchies ensuite :
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:10

][/url]Né dans une modeste famille d'immigrés italiens originaires des Abruzzes — son père était ouvrier maçon décorateur — Juan Manuel Fangio était le cinquième enfant d’une fratrie de six. Pas très doué pour l'école, il se passionne pour le football mais aussi pour la mécanique puisqu'il fréquente un atelier de réparation mécanique automobile durant ses loisirs.
En 1922, âgé de 11 ans, parallèlement à l'école, il devient apprenti mécanicien dans un atelier de Balcarce qui prépare notamment des voitures de courses. Quelques années plus tard, il abandonne l'école et est engagé par le concessionnaire Ford, puis par le concessionnaire Studebaker de sa ville natale. Mécanicien compétent, on lui confie également parfois le soin d'essayer les nouvelles voitures, ce qui lui permet à seulement 16 ans de s'initier aux joies de la conduite. En 1929, à 18 ans, il effectue même des débuts en compétition, mais en qualité de co-pilote, aux côtés d'un riche client du garage pour lequel il travaille. Cette première expérience restera longtemps sans suite.

1936-1938 : Premières courses [modifier]


En 1933, après son service militaire d'un an dans le 6e régiment d'artillerie de Campo de Mayo où il est chauffeur personnel d’officier supérieur, il ouvre son propre garage avec l'aide de son père et de ses frères. Ce n'est qu'en 1936, alors qu'il est âgé de 25 ans, qu'il dispute sa première course, au volant de la Ford A d'un ami, préparée dans l'atelier familial. Dans les mois suivants, il renouvelle l'expérience à plusieurs reprises, avec la Ford A, puis avec une Buick V8 et enfin avec une Ford V8 de 85 chevaux, qu'il engage en 1938 dans le "Gran Premio de Necochea". Troisième de sa manche qualificative, puis septième de la finale, Fangio prend peu à peu conscience de ses qualités de pilote.

1939-1942 : Le temps des carrateras [modifier]


A partir de 1939, Fangio décide d'abandonner les épreuves sur circuit pour se lancer dans les courses routières (les Carrateras), alors extrêmement populaires en Argentine. Il s'agit d'épreuves de plusieurs centaines de kilomètres, disputées sur des routes sinueuses et caillouteuses, aussi éprouvantes pour les machines que pour les organismes. Grâce à une souscription lancée à Balcarce, Fangio parvient à s'offrir une Chevrolet V6 qui lui permet rapidement de concurrencer les frères Galvez, alors les deux grands pilotes argentins de la spécialité. En 1940, il remporte sa première grande épreuve, le Gran Premio del Norte, une longue course harassante de deux semaines et de 9445 Km entre Lima au Pérou et Buenos Aires en Argentine via la traversée de la cordillère des Andes par des cols qui culminent à plus de 4000 mètres. En fin d'année, il obtient son premier titre de champion d’Argentine de Carreteras, titre qu'il conserve en 1941.
Mais en 1942, la guerre qui fait rage en Europe et qui s'étend au reste du monde commence à éprouver l'économie argentine. Pour cause de rationnement, les courses automobiles sont mises en sommeil et Fangio se consacre exclusivement à la bonne marche de son garage.

1947-1948 : Les temporadas [modifier]


En 1946, au sortir de la guerre, les courses automobiles peuvent reprendre en Argentine. Cette reprise est facilitée par l'arrivée au pouvoir du Général Juan Peron qui s'avère être un grand amateur de sport automobile et qui souhaite en faire un outil de prestige pour l'Argentine. Il lance ainsi l'idée d'organiser en Argentine une saison de course sur circuit (une temporada) lors de l'été austral (l'hiver en Europe) au cours de laquelle les meilleurs pilotes mondiaux (alors essentiellement les Italiens et les Français) viendraient se frotter aux gloires locales. Fangio participe à la première temporada (lors de l'hiver 1947), mais faute d'un matériel compétitif (une Ford T à moteur Chevrolet), n'est guère en mesure de se mettre en valeur. Dans les mois qui suivent, de nombreux succès au volant d'une Volpi-Chevrolet préparée par ses soins lui permettent de convaincre l'Automobile Club d'Argentine de lui confier une voiture compétitive pour la temporada 1948. En parvenant à rivaliser avec les meilleurs, Fangio ne tarde pas à justifier les espoirs placés en lui, tout en gagnant la sympathie et le respect de pilotes de renom tels Achille Varzi, Luigi Villoresi et Jean-Pierre Wimille.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:10

Après avoir su attirer certains des meilleurs pilotes mondiaux en Argentine, l'Automobile Club d'Argentine (toujours fortement encouragé par Peron) enclenche la deuxième phase de son programme de développement du sport automobile argentin, en envoyant ses meilleurs pilotes (dont Fangio) en Europe, pour qu'ils se familiarisent avec l'environnement des courses européennes. C'est à l'occasion de ce voyage que Fangio effectue de manière totalement improvisée ses débuts en Formule 1, lors du GP de l'ACF, disputé le 18 juillet 1948 sur le circuit de Reims. Il est appelé par Amédée Gordini pour remplacer au pied levé le pilote français Maurice Trintignant, victime d'un grave accident quelques jours plus tôt lors d'une course en lever du rideau du Grand Prix de Suisse à Bremgarten. Malgré une résistance héroïque, Fangio est impuissant face aux redoutables Alfetta et doit abandonner suite à la casse moteur de sa Gordini.
En 1949, l'Automobile Club d'Argentine passe à la vitesse supérieure en constituant une véritable équipe d'Argentine (à laquelle est bien évidemment incorporé Fangio) pour courir en Europe. Au volant de la Maserati 4CLT de l'ACA, Fangio remporte la dernière course de le temporada 1949, avant de repartir pour l'Europe y disputer sa première véritable saison internationale. Rapidement, l'épopée européenne de l'équipe d'Argentine vire au triomphe, puisque Fangio enchaîne les succès avec une insolente supériorité, dans des épreuves il est vrai d'importances inégales: GP de San Remo, GP de Pau, GP du Roussillon, GP de Marseille (sur une Gordini), GP de l'Autodrome à Monza (sur une Ferrari louée in extremis à la Scuderia) puis GP d'Albi. En fin d'année, c'est en héros national que Fangio retourne en Argentine, mais surtout, il a la satisfaction d'avoir décroché un volant de pilote officiel au sein de l'écurie Alfa Romeo pour la saison 1950 et le tout premier championnat du monde de Formule 1.

1950-1951 : Premier titre avec Alfa Romeo [modifier]






L'Alfetta des saisons 1951 et 1952



Meurtrie par les accidents mortels de Varzi et de Wimille, l'équipe Alfa Corse a fait l'impasse sur la saison 1949, mais cela ne l'empêche pas de se présenter en favorite du championnat du monde 1950, tant la supériorité technique de la surpuissante Alfetta 158 est grande, et tant l'équipe de pilotes constituée par Fangio, Farina et à un degré moindre Fagioli (les "3 FA") impressionne. Rapidement, le championnat se réduit comme prévu à un duel entre Farina et Fangio. Victime d'une casse mécanique lors de la manche inaugurale à Silverstone, Fangio remporte son premier GP du championnat du monde à Monaco le 21 mai. Il s'impose également en Belgique et au GP de l'ACF, mais plusieurs abandons lui coûtent le titre mondial. Il doit se contenter de la place de vice-champion, 3 points derrière Farina.
En 1951, Fangio (toujours chez Alfa Romeo qui engage la Tipo 159) semble parti pour prendre facilement sa revanche comme l'atteste sa victoire au premier GP de la saison en Suisse, au terme d'une démonstration de pilotage sous la pluie. Mais, après une deuxième victoire acquise en France sur le circuit de Reims (partagée avec son coéquipier Fagioli qui lui avait cédé sa voiture), le championnat change de visage et Fangio subit la domination de la Scuderia Ferrari, emmenée par son compatriote José Froilán González mais surtout par Alberto Ascari. Un abandon en Italie (combiné à une victoire d'Ascari) semble le condamner à un nouvel échec au championnat.
Mais le 28 octobre, pour la dernière manche de la saison, sur le circuit Pedralbes, tracé non permanent situé dans la ville de Barcelone, Ferrari se fourvoie dans ses choix de pneumatiques, et offre sur un plateau la victoire et le titre mondial à Fangio. Après sa victoire, lors du Grand Prix d'Espagne, Juan Manuel Fangio remporte le Championnat du monde de Formule 1 — le premier de ses cinq titres de champion du monde — au volant de son Alfa Romeo
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:11

La nouvelle réglementation technique ayant poussé Alfa Romeo vers la sortie, Fangio trouve refuge chez Maserati pour disputer le championnat du monde. Sa première course avec la nouvelle arme de la firme au Trident, la A6GCM, est prévue le 8 juin à Monza, au GP de l'Autodrome, une épreuve hors-championnat. La veille, Fangio était engagé au volant d'une Formule 1 BRM V16 dans une épreuve de Formule Libre en Ulster, et il prévoyait de rallier Monza en avion. Mais en raison de problèmes météorologiques, l'avion de Fangio ne put aller plus loin que Paris, et le pilote argentin dut effectuer le trajet Paris-Monza en voiture. Ce n'est que d'extrème justesse, et après une nuit blanche passée sur la route, qu'il parvint à se présenter au départ de la course à Monza. Dès le deuxième tour, il commet une erreur de pilotage et sa Maserati part dans une effroyable cabriole. Relevé avec de graves blessures aux vertèbres cervicales, Fangio échappe à la paralysie, mais doit observer une longue convalescence et passe plusieurs mois plâtré.
Il retrouve la compétition en 1953. Une impressionnante série de deuxièmes places lui permet de faire un temps illusion au championnat, mais dans les faits, il est systématiquement dominé par les Ferrari, et notamment celle d'Alberto Ascari qui décroche facilement le titre. Fangio doit attendre l'ultime manche de la saison, à Monza, pour renouer avec la victoire, au terme d'un dernier tour à suspense.

1954-1955 : La domination Mercedes [modifier]






Juan Manuel Fangio en 1986 au volant de la Mercedes-Benz W196 double championne du monde en 1954 et 1955



A l'issue de la saison 1953, Juan Manuel Fangio est contacté par Mercedes-Benz, qui envisage de profiter du changement de règlement technique (retour à la F1 2,5 litres) pour effectuer son retour en Grand Prix après 15 années d'absence. Fangio connaît bien Mercedes et son directeur de course Alfred Neubauer pour avoir couru pour eux en Argentine lors de la temporada 1951, à un moment où la firme à l'étoile revenait tout juste à la compétition. Les succès récents des Mercedes aux 24 heures du Mans et à la Panaméricaine achèvent de le convaincre du formidable potentiel de la marque allemande.
La Mercedes-Benz W196 ne pouvant être prête avant le GP de France, Mercedes accepte que Fangio débute la saison dans une autre équipe afin de ne pas hypothéquer ses chances au championnat. Au volant de la remarquable Maserati 250F, Fangio ne se prive pas de remporter les deux premières manches du championnat, en Argentine puis en Belgique. Au GP de France, troisième manche de la saison, Fangio découvre la Mercedes W196, qui se distingue par une aérodynamique très soignée (à l'inverse des autres F1, la W196 a les roues carénées), tandis que sa couleur argentée du plus bel effet rappelle aux observateurs les grandes heures de la marque avant-guerre. Si les adversaires de Fangio espéraient que Mercedes souffre d'un temps d'adaptation, ils en sont pour leurs frais puisque l'Argentin impose la W196 dès sa première apparition. A Silverstone, dans des conditions qui conviennent mal aux caractéristiques de sa voiture, Fangio termine laborieusement 4e, mais au Nürburgring, sur la W196 en version non carénée, il reprend sa marche triomphale. Son succès est toutefois assombri par la mort lors des essais de son jeune compatriote et protégé Onofre Marimon. Deux nouvelles victoires en Suisse puis en Italie assurent à Fangio un facile deuxième titre mondial.
Malgré une concurrence qui aiguise ses armes (notamment Alberto Ascari au volant de la prometteuse Lancia D50), Fangio entame la saison 1955 en position de grand favori. Il débute d'ailleurs l'année par ce qui restera comme l'une de ses plus fameuses victoires, en Argentine. Sous un soleil de plomb, les pilotes sont physiquement incapables d'effectuer seuls les 375 kilomètres du Grand Prix et rapidement, au gré des abandons, plusieurs pilotes se relayent au volant d'une même voiture, comme le règlement l'autorise alors. Mais Fangio, fort d'une condition physique irréprochable et de son expérience des redoutables carreteras argentines, parvient à rallier victorieusement l'arrivée en solitaire. Après un abandon sur casse moteur à Monaco, Fangio effectue une parenthèse dans sa saison de Formule 1 en participant aux 24 heures du Mans, au volant de la Mercedes 300 SLR. L'équipage qu'il forme avec le jeune prodige britannique Stirling Moss (également son équipier en F1) y fait figure de grand favori. Fangio est à la lutte avec la Jaguar d'Hawthorn lorsque le drame se joue, quelques heures après le départ seulement. Surpris par une manœuvre brutale de Hawthorn pour rentrer aux stands, Macklin effectue un écart que ne peut éviter le Français Pierre Levegh dont la Mercedes décolle avant de se désintégrer sur le talus séparant la piste des tribunes, projetant des débris mortels (notamment le moteur, le train-avant et le capot) dans la foule. Plus de 80 personnes sont tuées. Fangio qui roulait juste derrière Levegh échappe de justesse au drame. Quelques heures plus tard, alors que l'équipage Fangio-Moss est en tête de la course, la direction de Mercedes décide de retirer ses voitures.
Amputée de plusieurs manches suite au drame des 24 heures, la saison de F1 se poursuit néanmoins, toujours dominée par Mercedes, sans réelle opposition après le retrait de l'écurie Lancia (en proie à de grandes difficultés financières et meurtrie par l'accident mortel d'Alberto Ascari peu après le GP de Monaco) et compte tenu de la petite forme des Ferrari et Maserati. Fangio s'impose à Zandvoort, termine 2e à Aintree derrière Moss sans véritablement lui contester la victoire, puis l'emporte à Monza, s'adjugeant du même coup son troisième titre mondial.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:11

1956 : Quatrième titre amer chez Ferrari [modifier]






La Ferrari D50 de la saison 1955



A l'issue de la saison 1955, Mercedes annonce son retrait du sport automobile. Une décision qui doit beaucoup au drame des 24 heures du Mans mais aussi au sentiment pour la firme à l'étoile de n'avoir plus rien à prouver en sport automobile après deux saisons de domination sans partage en Formule 1. À 44 ans, Fangio estime qu'il est peut-être également temps pour lui de tirer sa révérence au sommet et envisage sérieusement d'arrêter la Formule 1. Mais c'est sans compter sur le renversement en septembre 1955 du Général Peron. Même si Fangio a toujours su éviter de se faire instrumentaliser par la propagande peroniste, il est de notoriété publique qu'il est un des "protégés" du Président déchu, et de ce fait, il craint que ses biens en Argentine ne lui soient confisqués par les nouveaux dirigeants. Ce sentiment l'incite à poursuivre sa carrière au plus haut niveau, afin de se mettre à l'abri du besoin. Il parvient à négocier un juteux contrat avec Ferrari (qui sort d'une saison 1955 ratée, mais qui a récupéré les Lancia D50 au potentiel si prometteur).
Victorieux du GP d'Argentine (victoire partagée avec Luigi Musso puisque Fangio a été victime d'ennuis d'alimentation sur sa propre voiture), Fangio termine ensuite deuxième du GP de Monaco, cette fois en partageant les points avec Peter Collins qui lui a cédé sa voiture à contre-cœur après que l'Argentin ait martyrisé la sienne contre les trottoirs de la Principauté, conséquence d'un pilotage inhabituellement approximatif. Les malheurs de Fangio se poursuivent à Spa, où sa transmission le trahit alors qu'il est en tête puis à Reims, où il est retardé par une fuite d'huile et doit se contenter de la quatrième place. Les ennuis mécaniques à répétition rencontrés par Fangio empoisonnent progressivement ses rapports avec Enzo Ferrari, qu'il accuse ouvertement de favoriser au championnat le jeune Peter Collins. De son côté, Ferrari pointe du doigt les insuffisances de Fangio (notamment sa course ratée de Monaco) et réfute les accusations implicites de "sabotage" en rappelant que depuis le début de saison, l'Argentin a bénéficié à deux reprises des consignes de course.
La sulfureuse ambiance s'apaise à partir du GP de Grande-Bretagne, que Fangio remporte avec brio, avant d'enchaîner par un nouveau succès au Nürburgring. Propulsé largement en tête du championnat du monde avant d'aborder l'ultime manche en Italie, Fangio ne compte plus que deux adversaires: son coéquipier Collins, et le Français Jean Behra. L'abandon de Fangio sur bris de direction est une véritable aubaine pour Collins, qui n'est toutefois pas en position d'être titré. Le Britannique va même jusqu'à renoncer volontairement à ses maigres chances d'être titré en s'arrêtant aux stands pour "partager" sa voiture avec Fangio, lequel décroche donc son quatrième titre mondial.
Malgré ce nouveau titre, les tensions entre Fangio et la direction de Ferrari ont atteint un point de non retour et les deux parties se séparent sans regrets en fin d'année.

1957 : Derniers exploits et cinquième titre [modifier]






La Maserati 250F de Fangio en 1957



En 1957, Fangio retourne chez ses amis de l'écurie Maserati, où il retrouve la 250F. Annoncé sur le déclin après sa campagne 1956, Fangio se charge de remettre les choses en place en dominant les débats tout au long de l'année. Il s'impose en Argentine, à Monaco, à Rouen (malgré des pneus usés jusqu'à la corde qui l'obligent au grand plaisir des spectateurs à une démonstration de pilotage en glissade dans la vertigineuse descente du Nouveau-Monde). Contraint à l'abandon en Angleterre, il reprend sa marche triomphale en signant, le 4 août 1957, sur le toboggan du Nürburgring, ce qui reste encore de nos jours considéré comme l'un des plus beaux exploits de l'histoire de la Formule 1. Retardé de près de 45 secondes à la mi-course suite à un ravitaillement cafouilleux, il entreprend une remontée d'anthologie sur les pilotes Ferrari Mike Hawthorn et Peter Collins. Au prix d'une prise de risque de tous les instants et battant 8 fois de suite son propre record du tour, il parvient à revenir sur les « échappés » et à les dépasser dans l'ultime boucle du circuit. Au soir de ce GP d'Allemagne d'anthologie, à l'issue du duquel il a obtenu la 24e (et dernière) victoire de sa carrière, Juan Manuel Fangio obtient — alors qu'il reste encore deux courses à disputer — son cinquième titre (dont quatre consécutifs) de Champion du monde de Formule 1. Deux deuxièmes places à Pescara et à Monza viendront compléter une saison triomphale.

1958 : Fin de carrière [modifier]


En 1958 Fangio qui est âgé de 47 ans décide de ne pas défendre son titre et de se retirer progressivement du haut niveau: « J’ai réalisé toutes mes ambitions. La couronne mondiale était mon plus grand rêve. Après mes deux premiers titres, il me semblait logique d’essayer d’en décrocher un troisième. Le cinquième me persuada qu’il était temps de passer la main. ». Il est également encouragé dans sa décision par le semi-retrait de Maserati, en proie à de grandes difficultés financières.
Il se contente de participer cette année à deux épreuves du championnat du monde: le GP d'Argentine en début de saison sur une Maserati engagée sous les couleurs de l'Automobile Club d'Argentine (il termine 4e), puis le GP de France à Reims, là où sa carrière internationale avait débuté 10 ans plus tôt. Retardé par des ennuis d'embrayage, il doit à nouveau se contenter d'une modeste quatrième place. Par respect envers le plus grand pilote de son temps, le vainqueur du jour Mike Hawthorn refusera de lui infliger un tour de retard en fin de course. Interrogé sur son attitude par les journalistes, Hawthorn répondra simplement:« On ne prend pas un tour à Fangio. » Marqué par l'accident mortel de son ancien équipier Luigi Musso, le déroulement de la course conforte Fangio dans son choix de mettre un terme à sa carrière.
Entre le GP d'Argentine et le GP de France, Fangio avait disputé des épreuves dans diverses catégories. Citons notamment sa participation avortée aux 500 Miles d'Indianapolis (il renonce dès les essais, s'estimant insuffisamment performant) ou encore sa participation rocambolesque au GP de La Havane à Cuba (dispute en catégorie Sport). Pris en otage par des rebelles castristes le 26 février, il est libéré sans heurt le lendemain de la course. Faisant référence au carambolage mortel ayant marqué l'épreuve, Fangio dira plus tard: « Cet évènement m'a peut-être sauvé la vie »
De retour en Argentine où il se consacre à sa famille et à ses affaires, Fangio restera jusqu'à sa mort un observateur avisé de l'évolution de la Formule 1, nouant notamment des contacts privilégiés avec le pilote brésilien Ayrton Senna. Jusqu'au début des années 1990, et malgré un pontage cardiaque en 1982, il participait régulièrement en Argentine mais aussi en Europe à des manifestations de voitures historiques.
Âgé de 84 ans, il décède le 17 juillet 1995 à Buenos Aires suite à une crise cardiaque associée à une pneumonie. L'Argentine décrète alors trois jours de deuil national pour son quintuple champion du monde et héros national.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:12

][/url]Initié aux joies du pilotage dès son plus jeune âge, Ayrton Senna disputa ses premières compétitions de karting à l'adolescence. Champion d'Amérique du Sud de kart en 1977, puis vice-champion du monde de la spécialité en 1978 et 1979, il fait en 1981 le grand saut vers le Royaume-Uni, passage quasi-obligatoire pour rêver à une grande carrière internationale. Au Royaume-Uni, Senna ne tarda pas à se forger une solide réputation dans le milieu du sport automobile. Champion de Formule Ford 1600 britannique en 1981, champion de Formule Ford 2000 (britannique et européenne) 1982, il décrocha en 1983 le très prisé championnat de Formule 3 britannique.
La rapidité de Senna, alliée à un style en piste très agressif ne passa pas inaperçue et déjà, les plus prestigieuses écuries de Formule 1 avaient le garçon à l'œil. Durant l'été 1983, alors que sa saison de Formule 3 n'était pas achevée, il fut convié à un test par l'écurie Williams. Quelques mois plus tard, ce sont les prestigieuses équipes McLaren et Brabham qui testèrent le jeune espoir brésilien. Mais pour diverses raisons, toutes ces grandes équipes ne furent pas en mesure de proposer à Senna un volant pour le Championnat du monde de Formule 1 1984. C'est donc finalement au sein de la plus modeste équipe Toleman que Senna effectua ses débuts en GP.
S'il était alors considéré comme l'un des grands espoirs de la Formule 1, Senna effectua ses premiers pas dans le championnat du monde de manière relativement anonyme, dans le ventre mou du peloton. Mais son statut changea soudainement à l'occasion du GP de Monaco 1984, le cinquième GP de sa carrière. Alors que des trombes d'eau s'abattaient sur la Principauté et mirent en déroute la plupart des ténors, Ayrton Senna livra une prestation de toute beauté. Parti du fond de grille, il était sur les talons du leader Alain Prost lorsque la course fut stoppée pour raisons de sécurité. Cette performance lui valut de voir à nouveau affluer les offres des plus grandes équipes. Fin 1984, il rejoignit ainsi l'écurie Lotus-Renault.

Premiers succès [modifier]


Ayrton Senna dans les rues de Monaco, où il s'imposa 6 fois (ici sur McLaren-Honda en 1991)



Chez Lotus, au sein d'une équipe capable de jouer régulièrement la victoire, Senna confirma immédiatement son potentiel en remportant le GP du Portugal disputé le 21 avril 1985 sous le déluge. Plus tard dans l'année, c'est sur le très sélectif tracé de Spa-Francorchamps qu'il remporta sa deuxième victoire. Chez Lotus, Senna était particulièrement apprécié car outre ses qualités de pilotage, il faisait preuve d'une acuité rare dans le dialogue technique avec les ingénieurs. En 1986 et 1987, Senna continua de jouer les premiers rôles en F1, décrochant au passage sa première victoire à Monaco (ainsi que la dernière victoire de l'écurie Lotus au volant de la Lotus 99T), mais sans parvenir à véritablement prétendre au titre mondial, l'écurie Lotus apparaissant un peu limitée face aux deux grosses équipes qu'étaient Williams et McLaren.
La rivalité avec Prost [modifier]


En 1988, la carrière de Senna prit une nouvelle dimension avec son arrivée (conjointement à celle du motoriste Honda) chez McLaren. Pour Senna, l'arrivée chez McLaren marqua aussi le début de sa grande rivalité avec Alain Prost, son nouvel équipier, et alors considéré comme le meilleur pilote du monde. 1988 fut la saison de la consécration pour Senna puisqu'il remporta son premier titre mondial. Titre décroché au GP du Japon à l'occasion de l'avant-dernière épreuve du championnat à la suite d'une folle remontée rendue nécessaire par un départ complètement manqué.
Senna à Imola en 1988, au volant de sa McLaren MP4/4 avec laquelle il obtiendra son premier titre mondial.



Casque d'Ayrton Senna



En 1989, Prost prit sa revanche sur Senna. Mais autant la saison 1988 avait été celle de l'entente cordiale entre les deux équipiers, autant 1989 fut celle de la polémique. En 1988, il avait été certes question du traitement de faveur des motoristes de Honda en direction de Senna au détriment de Prost, et Senna s'était rendu coupable d'une manœuvre dangereuse sur Prost lors du GP du Portugal, mais cela n'avait pas entaché les rapports entre les deux hommes. Changement d'atmosphère dans les jours suivant le GP de Saint-Marin 1989. Prost accusant Senna de ne pas avoir respecté un pacte au départ du GP (les deux hommes s'étaient mis d'accord pour ne pas s'attaquer au premier virage, afin de ne pas risquer un accrochage bête), le patron de McLaren, Ron Dennis, entreprit de réunir les deux hommes quelques jours plus tard à l'occasion d'une séance d'essais privés sur le tracé de Pembrey en Angleterre pour régler le différend. Peu de temps après, Prost confia à la presse française que sermonné par Ron Dennis, Senna avait pleuré lors de cette réunion. Cette révélation provoqua la fureur du pilote brésilien.
Les rapports ainsi envenimés entre les deux hommes aboutirent à l'accrochage du GP du Japon 1989 en fin de saison. Prost répliqua en résistant à une tentative de dépassement de Senna à l'entrée d'une chicane, ce qui provoqua l'accrochage. Reparti en court-circuitant cette chicane, Senna remporta la course (victoire synonyme d'espoirs retrouvés dans la lutte pour le titre) mais fut disqualifié. Alain Prost décrochant là son 3e titre mondial. Cet accrochage porte toujours à discussion. Senna part d'assez loin pour un dépassement régulier mais les vues d'hélicoptère montre que Prost ferme nettement la porte, ce qui parait normal lorsqu'on sait que le titre se jouait. Cet accrochage est assez similaire à celui qui a opposé Jacques Villeneuve et Michael Schumacher à Jerez en 1997. Mais en 1989, c'est le pilote attaquant, donc Senna, qui écopa d'une amende et d'une mise à l'épreuve sur la super-licence de pilote pour avoir exprimé ses doutes sur la décision des commissaires de le disqualifier. Pour lui il s'agissait d'une manoeuvre de la FIA. "What we see today is a truely manipulation of the '89 Championship" (Ce que vous voyons aujourd'hui est une vraie manipulation du Championnat 89) déclare-t-il à Adélaïde en novembre 1989, s'attirant les foudres de Jean-Marie Balestre.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:12

Prost parti chez Ferrari en 1990, la lutte reprit de plus belle entre les deux hommes et aboutit sur un nouvel accrochage, toujours à Suzuka. Irrité que l'auteur de la pole-position (c'est-à-dire lui-même) soit placé sur le côté poussiéreux de la piste (conformément au règlement de la FIA), Senna éperonna volontairement Prost à l'abord du premier virage, à haute vitesse, s'octroyant ainsi son deuxième titre mondial. Simple revanche de l'accrochage de 1989 pour les uns, manœuvre folle et antisportive pour les autres, l'accrochage de 1990 acheva de faire de Senna l'un des pilotes les plus controversés de son temps. Senna reconnut lui-même publiquement l'année suivante avoir provoqué volontairement cet accident en critiquant sévèrement l'action de l'ancien président français de la FIA, Jean-Marie Balestre, qu'il accusait implicitement de jouer en faveur d'Alain Prost. Malgré le fait qu'il admette aujourd'hui avoir compris que ce geste de Senna n'était pas vraiment tourné contre lui mais contre la fédération, Alain Prost considère que cet accrochage est la seule chose qu'il ne peut pas pardonner. Car même si l'angle de contact et le large dégagement de gravier ont fait que les deux pilotes n'ont rien eu, ils auraient pu se blesser gravement. Pour des pilotes qui ont vu plusieurs de leurs copains du paddock se tuer, comme Jackie Stewart avec Clark, Rindt et François Cevert, ce geste de Senna reste à jamais incompréhensible.
En 1991, malgré la montée en puissance des Williams-Renault, Senna décrocha un troisième titre mondial. Mais en 1992, il ne fut pas en mesure de résister à l'invincible Nigel Mansell et sa voiture dotée d'une électronique embarquée très performante, pas plus qu'en 1993 face à Prost, à son tour au volant de la Williams-Renault. Mais malgré un matériel qui en 1993 n'était pas le plus compétitif du plateau (Mclaren avait troqué les V12 Honda pour un V8 Ford), Senna livra quelques magnifiques démonstrations de pilotage, la plus célèbre d'entre elles ayant eu lieu sous la pluie de Donington, où Senna dépassa quatre voitures (dont celle de Prost) lors d'un premier tour d'anthologie. Mais tout comme Alain Prost, Senna n'aimait pas l'évolution électronique de la F1. Il considérait lui-même que sa performance de Donington était plus liée à l'excellente électronique TAG de sa McLaren qu'à son pied droit, qui lui avait fait la différence sous le déluge d'Estoril pour sa première victoire. Il s'imposa aussi pour la 5e fois consécutive à Monaco.
Mais les fans retiendront la belle fin de cette rivalité : elle fut scellée sur le podium du Grand Prix d'Australie 1993, où ils se réconcilièrent sincèrement au moment où Prost achevait sa carrière. Ils discuteront ensuite beaucoup ensemble durant l'intersaison, parachevant cette réconciliation. En fait, s'attaquant exclusivement au caractère, à la personnalité du rival au plus fort de leur « match », seuls au sommet de la F1, jamais l'un n'aura mis en doute le talent de pilote de l'autre. Un véritable respect, donc, entre deux pilotes bien conscients que leur carrière respective n'aurait pas eu le même relief s'ils n'avaient pas été là en même temps.

La mort de Senna [modifier]


Après avoir vainement tenté de rejoindre Williams-Renault fin 1992 (Prost qui venait de rejoindre cette écurie s’opposa à la venue de Senna, lequel menaça de rejoindre les compétitions américaines avant de finalement disputer une ultime saison pour le compte de McLaren), Senna rejoignit l'écurie anglo-française fin 1993, Prost ayant pris sa retraite. Présenté comme le grand favori du championnat 1994, l'histoire tourna pourtant au drame. Au volant d'une voiture plus rétive que prévu, Senna dut subir la loi de Michael Schumacher à l'occasion des deux premières courses de la saison où il signa malgré tout à chaque fois la pole position. La Williams-Renault FW16, privée des assistances électroniques au pilotage (suspensions actives, anti-patinage, etc.) interdites depuis la fin de la saison précédente, exploitait mal la puissance de son moteur.
Le troisième Grand Prix de la saison, le Grand Prix de Saint-Marin, disputé sur le tracé d'Imola en Italie les, 29, 30 avril et 1er mai 1994, tourna au cauchemar. Le vendredi, premier avertissement avec une violente cabriole du jeune Rubens Barrichello (Jordan) qui s'en tira blessé. Le samedi, lors des essais qualificatifs, où Senna signa sa 65e et dernière pole position, le pilote autrichien Roland Ratzenberger fut victime d'un accident mortel au volant de sa Simtek-Ford, juste après avoir perdu un aileron, dans le virage de Tosa. Senna voulut se rendre sur les lieux du crash mais il s'en trouva empêché. Il fut profondément affecté par ce drame, et ressentit un mauvais pressentiment.
Roland Ratzenberger fut très certainement tué sur le coup, mais son décès ne fut constaté officiellement que lors de son transfert hors du circuit. Or, s'il avait effectivement été constaté sur place, la piste d'Imola aurait été placée sous scellés aux fins d'inspection et d'enquête, comme le veut la justice italienne, ce qui aurait automatiquement entraîné le report du Grand Prix.
La course eut donc lieu. Le dimanche 1er mai, au départ, un accident se produisit dès le feu vert, la Lotus du Portugais Pedro Lamy percutant la Benetton du Finlandais JJ.Lehto sur la grille, des débris s'envolant par dessus les tribunes, touchant des spectateurs et un policier. Course neutralisée d'entrée, la voiture de sécurité emmena donc la meute des F1 au ralenti durant cinq tours, et s'écarta. À peine lancé à pleine vitesse, en tête dans cette sixième boucle, talonné par la Benetton de Michael Schumacher, Ayrton Senna perdit le contrôle de sa monoplace qui partit tout droit dans la courbe ultra-rapide de Tamburello avant d'aller percuter un mur de béton avec une rare violence (210 km/h lors de l'impact), à 14h18. Alors que Senna recevait des soins d'urgence à même la piste, avant d'être héliporté vers l'hôpital Maggiore de Bologne, ce funeste Grand Prix alla à son terme après une interruption d'une vingtaine de minutes, non sans qu'un nouveau drame se produise dans les stands : à 11 tours de la fin, la Minardi de Michele Alboreto perdit une roue qui allait blesser plusieurs mécaniciens dans sa course folle.
De fausses rumeurs circulaient autour du circuit indiquant que Senna était sauf, mais il n'y avait aucun moyen de le soigner compte tenu de la gravité de ses blessures et de sa « mort cérébrale » constatée dès son arrivée à l'hôpital. Deux heures après la collision, l'état de Senna était très critique : coma profond, front enfoncé, multiples fractures. Par la suite « Magic » a été transféré à l'hôpital Bellaria, spécialisé dans la neurochirurgie, où l’on devait tenter une opération au cerveau, « qualifiée de la dernière chance ». Son décès fut officiellement prononcé peu après 18h30. La cause directe de la mort du pilote brésilien résulte d'une circonstance malheureuse. En effet, sous la violence du choc, le triangle supérieur de la suspension avant de sa F1 s'est brisé et est allé frapper, tel un sabre, la visière de son casque. Selon l'autopsie, cette pièce aurait perforé le visage de Senna sous l'arcade sourcilière droite provoquant ainsi des lésions irréversibles au cerveau et une forte hémorragie.




Graffiti en hommage à Ayrton Senna.



La cause officielle de l'accident d'Ayrton Senna est une rupture de la colonne de direction de sa monoplace. Senna avait lui-même exigé que cette colonne soit conçue à nouveau de manière à améliorer son confort de pilotage. La modification ayant été réalisée dans l'urgence, une mauvaise soudure aurait donc été la cause de la rupture de la colonne de direction sollicitée à pleine vitesse dans Tamburello. Cela valut aux principaux responsables de l'écurie Williams (Frank Williams le propriétaire de l'écurie, Patrick Head, le copropriétaire et directeur technique de l'écurie, et Adrian Newey, le concepteur de la voiture) d'être traduits devant la justice italienne. Mais à l'issue d'une longue procédure de près de dix années, la justice prononça l'acquittement des divers intéressés.
D'autres hypothèses ont été avancées, parfois farfelues (un malaise de Senna, qui avait l'habitude de piloter en apnée sur de longues portions), parfois plus intéressantes, comme celle qui évoque une chute de la pression des pneumatiques (due à un possible passage sur un débris présent sur la piste, ou tout simplement en raison de la baisse de rythme consécutive aux nombreux tours couverts sous safety-car juste avant le drame). La baisse de pression des pneus aurait alors entraîné une diminution de la garde au sol de la voiture. Cette dernière, au passage d'une bosse, aurait talonné (le fond-plat de la voiture venant directement au contact de la piste, la voiture privée de l'adhérence produite par l'effet de sol, se serait transformée en luge, et devenue incontrôlable), expédiant Senna hors-piste.
Seul son co-équipier de l'époque, Damon Hill, a osé évoquer une possible faute de la part de Senna. Il ne s'agirait pas d'une faute de pilotage mais d'une trop grande prise de risque. En effet, durant les essais, Senna aurait conseillé à Hill de ne pas trop passer à l'intérieur de la trajectoire de la courbe du Tamburello du fait des nombreuses bosses. Leurs Williams ayant une garde au sol et un débattement de suspension assez faible, elles les supportaient mal. Pourtant pendant la course, Senna prit l'intérieur de cette courbe. Cela peut s'expliquer par le contexte : Senna avait déjà 20 points de retard sur Schumacher au championnat, et selon Alain Prost, il soupçonnait la Benetton de l'Allemand d'avoir un anti-patinage illégal. Senna aurait donc pris un risque avec sa Williams mal née pour essayer de creuser l'écart sur Schumacher. De là sa voiture aurait talonné en « effet surf » (comme décrit plus haut) et l'aurait projeté dans le mur.
Le matin de ce grand prix fatal, Senna, réconcilié avec Prost, lequel avait rejoint les commentateurs sportifs pour la chaîne de télévision TF1, lui avait adressé un message amical en direct alors qu'il effectuait un tour de circuit commenté : « Before the beginning, a special hello to my... our dear friend Alain. We all miss you Alain ! » [Avant de commencer (le tour, ndlr), un bonjour spécial à mon... à notre ami Alain. Tu nous manques à tous, Alain!]
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:13

Senna depuis 1994 [modifier]




La tombe d'Ayrton Senna au cimetière de Morumbi à São Paulo.



Issu d'un milieu aisé, lui-même rapidement multimillionnaire, Senna n'en était pas moins préoccupé par les graves difficultés économiques et sociales de son pays. Finançant pendant plusieurs années des œuvres caritatives, Senna avait commencé à la fin de sa vie à réfléchir à un projet de plus grande envergure visant à aider les enfants les plus démunis. Senna disparu, c'est sa sœur Viviane Senna Lalli qui a concrétisé les projets du pilote brésilien, en mettant sur pied la Fondation Ayrton Senna, un organisme qui met en place des projets éducatifs pour les enfants les plus démunis, notamment par la pratique régulière du sport l'après midi après avoir été en classe le matin. Selon Viviane, il s'agit non seulement d'apprendre aux enfants à respecter des règles et le fair-play, mais aussi de les "fatiguer" pour qu'ils aillent se coucher tôt le soir et éviter qu'ils traînent dans les rues peu sûres des favelas.
Senna a décroché la première place des meilleurs pilotes de F1 de tous les temps lors d'un vote mis en place en 2005 par le plus important magazine automobile brésilien, ainsi que la principale chaîne de télévision brésilienne. Les votants regroupaient de grands chroniqueurs sportifs de la Formule 1, ainsi que des pilotes de renom comme Alain Prost, Nelson Piquet, Michael Schumacher, Jean Alesi, Jackie Stewart ou encore Stirling Moss et Niki Lauda.

Famille et vie privée [modifier]






Bruno Senna au volant en 2006



Ayrton Senna était l'un des trois enfants de Milton da Silva (un riche propriétaire terrien) et de Neide Senna. Ayrton avait une sœur ainée (Viviane) et un frère cadet (Leonardo).
Brièvement marié au tout début de sa carrière, Ayrton a eu par la suite plusieurs "fiancées" plus ou moins médiatisées. La plus connue est Adriane Galisteu, un mannequin brésilien qui était sa compagne au moment de son accident, et qui s'est par la suite attirée les foudres de la famille Senna en monnayant sa célébrité dans des magazines de charme.
N'ayant jamais eu d'enfant, Ayrton Senna était très proche de son neveu Bruno, le fils de sa sœur Viviane. Devenu pilote à son tour, Bruno Senna dispute depuis 2007 le championnat de GP2 Series.

Son caractère et ses croyances [modifier]


La fascination provoquée par Ayrton Senna ne tient pas qu'à ses remarquables qualités de pilote, mais également à sa personnalité complexe, ambivalente.
Senna était tout d'abord connu pour sa grande agressivité en piste. Une agressivité dans le bon sens du terme qui faisait de lui un concurrent redoutable, ne reculant pas face au danger (notamment sous la pluie) et d'une grande habilité dans les dépassements. Mais une agressivité parfois au-delà de la sportivité, qui pouvait l'amener à provoquer volontairement un accident au mépris des risques encourus, comme au départ du GP du Japon 1990. Cette détermination de Senna s'exprimait également hors-piste, où il exigeait le maximum de son équipe. Certains ingénieurs se souviennent que leur hantise était de croiser Senna le soir dans les couloirs de l'hôtel, de peur de se retrouver embarqué dans un débriefing technique impromptu par le perfectionniste pilote brésilien.




Ayrton Senna en 1989.



Mais l'implacable compétiteur risque-tout et en apparence insensible au danger se doublait paradoxalement d'un homme très concerné par les problèmes de sécurité sur les circuits, et d'une grande sensibilité. Arrivé en Formule 1 à une époque où la mort était moins omniprésente que par le passé, Senna s'était montré très affecté par les circonstances de l'accident mortel de son ancien coéquipier Elio de Angelis lors d'essais privés sur le circuit du Castellet en 1986. Peu avant le drame, Senna avait noté l'insuffisance des secours en bord de piste, et s'apprêtait à le signaler à la direction du circuit, avant que ses propres problèmes techniques ne lui fassent oublier sa bonne résolution. Par la suite, Senna n'aura de cesse d'être systématiquement le premier pilote (le seul?) sur les lieux des graves accidents, dans un souci permanent d'en comprendre les raisons, mais également pour tenter d'apporter son soutien au pilote accidenté. Il en est allé de la sorte lors de l'accident de Martin Donnelly aux essais du GP d'Espagne 1990, mais également lors de celui de Roland Ratzenberger, la veille de sa propre mort. Son attitude lors de l'accident d'Erik Comas aux essais du GP de Belgique 1992 est également restée dans les mémoires. Le pilote brésilien n'avait en effet pas hésité à traverser la piste (sur laquelle déboulaient à pleine vitesse d'autres concurrents) pour éteindre le moteur de la Ligier accidentée de Comas, inconscient, et éviter un incendie. "Senna m'a probablement sauvé la vie" dira plus tard Comas. Quelques heures avant sa mort, Senna s'apprêtait à relancer la défunte association des pilotes de Grand Prix, afin que lui et ses collègues puissent peser sur les décisions en matière de sécurité.
La sensibilité de Senna s'exprimait également dans l'évocation de sa foi. Très croyant, Senna est ainsi l'un des rares pilotes à avoir longuement et publiquement parlé de son rapport à Dieu, un aspect de leur vie que les pilotes préfèrent généralement garder pour eux. Mais ses propos furent déformés et tournés en dérision par certains de ses adversaires, lesquels laissaient entendre que Senna pilotait en se croyant protégé par Dieu, ce qui le rendait dangereux.
Comme quelques pilotes de génie qui font la différence, Senna était doué d'une hyper sensibilité technique et ressentait le moindre défaut de sa voiture et de la piste. En début de carrière, il parcourait les circuits à pied afin de repérer la moindre imperfection d'un vibreur. Alors qu'Alain Prost était un grand régleur de châssis, Senna lui était plus sensible aux réglages de son moteur et des rapports de boîte de vitesse. Et même si en apparence Senna était plus agressif, Prost a déclaré que lui, Senna et Lauda avaient le même style de pilotage sur les dosages d'accélérateur, les entrées et sorties de courbe, là où Mansell et Rosberg adoptaient un autre style.
Selon ses ingénieurs comme Gérard Ducarrouge, Senna avait sa propre télémétrie, ce qui l'avantageait à l'époque où les F1 n'étaient pas remplies d'électronique. Ducarrouge raconta même que chez Lotus, par manque de moyens, il n'avait mis que 3 plaquettes de frein neuves pour la qualification alors que Senna exigeait du matériel neuf pour aller chasser la pole. Ducarrouge mis donc une 4e plaquette qui n'avait fait que quelques tours. Mais après son tour de formation, Senna rentra brusquement à son stand pour faire remarquer que sa plaquette avant-gauche n'était pas neuve. Toute l'équipe Lotus en resta sans voix.
Senna expliqua par la suite que l'apparition des capteurs électroniques de télémétrie allait fatalement avantager les pilotes moins sensibles et les aider à comprendre des choses qu'ils ne sentaient pas en tant que pilote. Ce nivellement à cause de l'électronique était également décrié par Alain Prost en 1993 ce qui explique en partie leur rapprochement. Ils savaient qu'ils étaient tous les deux au-dessus de leur génération, d'où l'énorme respect mutuel qui les animait.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:14

Un amateur prometteur (1961-1964) [modifier]


Eddy Merckx commence sa carrière de coureur cycliste le 16 juillet 1961 à Laeken chez les débutants. En 1962, il remporte le titre de champion de Belgique dans cette catégorie à Libramont. Il gagne son premier grand trophée, celui de champion du monde amateur, deux ans plus tard à Sallanches.

La formation d'un futur grand (1965-1968) [modifier]


Le 1er mai 1965, il passe professionnel. Il est second du championnat de Belgique la même année et gagne le premier de ses sept Milan-Sanremo en 1966 sous les couleurs Peugeot. L'année suivante est celle de la passation de pouvoir entre Jacques Anquetil et Eddy Merckx. Le Normand commence son lent déclin tandis que le Belge commence à glaner les plus beaux succès. Merckx gagne cette année là un second Milan-Sanremo, le premier de ses trois Flèche Wallonne, Gand-Wevelgem, deux étapes du Giro qu'il fini 8e et enfin son premier titre de champion du monde conquis à Heerlen, devançant au sprint Jan Janssen notamment. En 1968, il passe chez les italiens de Faema et remporte deux succès majeures : Paris-Roubaix en battant Van Springel au sprint mais surtout le premier de ses cinq Tour d'Italie en réussissant notamment un exploit lors de l'étape alpestre des Trois Cimes du Lavaredo. Son arrivée sur le Tour de France est prévue pour l'année suivante.

L'ère Merckx (1969-1975) [modifier]


De 1969 à 1975, Merckx domine très largement le cyclisme international, remportant la plupart des courses où il s'engage. Coureur complet, il gagne les Grands Tours comme les Classiques, les critériums comme les contre-la-montre. La liste de ses exploits durant cette époque est impressionnante et il est difficile de tous les énumérer. Retenons que les principaux, ceux qui ont marqué l'histoire du cyclisme. En 1969, il gagne le premier de ses 3 Paris-Nice, rejoignant puis dépassant Jacques Anquetil, parti avant lui dans le contre la montre du col d'Eze. Il fait un véritable festival au Tour des Flandres qu'il gagne sous la pluie avec plusieurs minutes d'avance sur Felice Gimondi et Marino Basso. Enfin, à Liège-Bastogne-Liège (qu'il gagnera à 5 reprises), il franchit en vainqueur la ligne d'arrivée avec son coéquipier Van Schill au vélodrome de Raucourt. Il est en passe de remporter sans coup férir un second Giro quand il est déclaré positif. Exclu de la course, il est blanchi au dernier moment par sa fédération et peut participer au Tour. Cette Grande Boucle, il va l'écraser de toute sa classe, relèguant Roger Pingeon à près de 18 minutes et réussissant un exploit d'anthologie dans l'étape des Pyrénées qui mène à Mourenx. Le lendemain, Jacques Goddet dans l'Equipe intitulera son article "Merxissimo". Il remportera encore quelques beaux succès en fin de saison notamment Paris-Luxembourg. Toutefois, il fit une chute sévère sur la piste de Blois le 9 septembre 1969, dont il lui restera quelques séquelles au dos. En 1970, il gagne en solitaire un Paris-Roubaix pluvieux avec plus de cinq minutes d'avance sur Roger De Vlaeminck, prend sa revanche au Giro face à Gimondi un an après son exclusion, décroche enfin le titre de champion de Belgique à Yvoir et remporte 8 étapes et le classement général du Tour de France. Au total plus de 50 victoires pour cette saison. L'année 1971 est marquée par la révolte (très minime) du peloton contre sa domination. Sous les couleurs de sa nouvelle équipe Molteni, et malgré plus de 50 succès encore cette année là, il frole la correctionnelle sur trois courses importantes. Alors qu'il fonce vers un succès facile, il est rejoint par le belge Pintens à quelques hectomètres de l'arrivée de Liège Bastogne Liège qu'il remporte tout de même. Dans le Dauphiné Libéré gagné également, il est attaqué et parfois laché dans les cols de la Chartreuse par Joop Zoetemelk, Bernard Thévenet et Luis Ocana. Enfin, il est à deux doigts de perdre le Tour 71 : écrasé par Luis Ocana à Orcières Merlette, il bénéficie de la chute puis de l'abandon de l'espagnol dans la descente du col de Mente pour récupérer le maillot Jaune. Sa fin de saison est néanmoins remarquable, avec une victoire au Tour de Lombardie et au Grand Prix des Nations. 1972 est considérée comme sa meilleure année pour les spécialistes. Malgré une défaite surprise à Paris-Nice face à Poulidor, il gagne Milan-Sanremo, remporte la Flèche Wallonne et Liège Bastogne Liège puis réussi de nouveau le doublé Tour d'Italie-Tour de France après celui de 70. Cerise sur le gâteau, après un nouveau succès au Tour de Lombardie, il bat le record de l'heure (49,431) à Mexico sans entrainement spécifique. En 1973, il gagne encore Paris-Roubaix, Liège Bastogne Liège, Gand-Wevelgem et Paris-Bruxelles. Il réalise au printemps un doublé inédit Vuelta-Giro ce qui l'oblige à déclarer forfait pour le Tour. A noter qu'à chaque fin de saison, il remporte de nombreux succès sur la piste lors des 6 jours en compagnie de Patrick Sercu. En 1974, il réalise le mythique triplé Tour d'Italie-Tour de France-Championnat du Monde (à Montréal). Exceptionnellement, il ne gagne pas de classique du printemps cette année là du fait de petits problèmes de santé. 1975 est sa dernière grande année. il réalise le meilleur printemps de sa carrière dans les classiques : 1er à Milan-Sanremo, Liège-Bastogne-Liège, à l'Amstel Gold Race et au Tour des Flandres lachant notamment le pauvre Frans Verbeeck dans les derniers kilomètres, deuxième à Roubaix battu au sprint par Roger De Vlaeminck et 3ème à la Flèche Walonne. Après un Dauphiné décevant où l'on perçoit ses difficultés en montagne, il est tout près de remporter un 6ème Tour quand il reçoit un coup de poingt d'un spectateur dans l'ascension du Puy de Dôme. Cette agression sera lourde de conséquence pour la suite. Il est laché par Bernard Thévenet à Pra-Loup et dans l'Izoard dans les Alpes. Ce dernier gagnera le tour avec panache, Merckx terminant 2ème.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:14

Des dernières années plus difficiles (1976-1978) [modifier]


Après cette défaite cuisante, rien ne sera plus comme avant pour le champion belge. Une 7ème victoire à Milan-Sanremo (record) en 76, une deuxième victoire à la Semaine Catalane la même année puis un succès au Tour Méditerranéen en 77 ne font que retarder l'inévitable. Son dernier Tour en 1977 où il fini 6ème est le crépuscule d'une formidable carrière. Bernard Hinault domine désormais le cyclisme mondial dans les classiques et les courses par étapes. C'est sous le maillot anecdotique de C&A que Eddy Merckx prend sa retraite le 17 mai 1978.

Merckx après sa retraite sportive [modifier]


Depuis lors, il tient une usine de cycles à son nom (Entreprise Eddy Merckx) et est aussi consultant pour la RTBF. Il organise aussi, chaque année, le « Grand Prix Eddy Merckx » - une course contre la montre autour de Bruxelles - qui réunit les meilleurs cyclistes du monde.
Il est considéré par beaucoup comme le plus grand cycliste de tous les temps. Il est aussi considéré comme le meilleur sportif belge ayant jamais existé. Il a été nommé Sportif mondial de l'année à trois reprises.
Il a été sanctionné à trois reprises pour des affaires de dopage : Tour d'Italie 1969 (exclu par la fédération italienne, il sera finalement blanchi par la fédération mondiale), Tour de Lombardie 1973 (positif à la noradrénaline, déclassé), Flèche Wallonne 1977 (positif au stimul, déclassé).
En septembre 2007, les organisateurs des championnats du monde de Stuttgart, désireux de promouvoir un cyclisme propre, le déclarent indésirable sur leur épreuve[1].
En fin 2007, Eddy Merckx a visité un projet d'Action Damien à Kinshasa. Il est le parrain de cette ONG belge (qui lutte contre la lèpre et la tuberculose) pour toute l'année 2008.

Records [modifier]



  • Plus grand nombre de victoires dans une carrière cycliste : 525 (333 hors-critérium)
  • Recordman de l'heure sur piste: 49,431 km.
  • Plus grand nombre de victoires en une saison : 54.
  • Plus grand nombre de victoires d'étapes au Tour de France : 34.
  • Plus grand nombre de victoires d'étapes en un Tour de France : 8 en 1970 et en 1974 (record partagé avec Charles Pelissier en 1930 et Freddy Maertens en 1976).
  • Plus grand nombre de jours avec le maillot jaune du Tour de France sur ses épaules : 96.
  • Il est le seul coureur à avoir gagné le maillot jaune, vert et le classement de la montagne lors du même tour de France en 1969 (le maillot distinctif blanc à pois rouge du meilleur grimpeur ne fut créé qu'en 1975).


Anecdotes [modifier]



  • Son fils, Axel Merckx, a aussi été coureur cycliste. Il a pris sa retraite en 2007.
  • Guillaume Driessens, son directeur sportif, disait de lui : Eddy n'est pas payé pour se marrer, mais pour gagner.
  • Il fit plus de 12 fois le tour de la terre à vélo lors de sa carrière.
  • Albert II, roi des Belges, lui a conféré le titre de baron en 1996.
  • Il reçoit, de l'UCI, le titre de meilleur cycliste du siècle.
  • Il apparaît dans le film Le Prix de l'exploit (American Flyers) de John Badham (1985), avec Kevin Costner et David Marshall Grant. Il y donne le départ, au pistolet, de la course L'Enfer de l'Ouest, à laquelle participent les protagonistes du film. L'image est probablement empruntée à un événement réel.
  • Une station du Métro de Bruxelles porte son nom.
  • Lors d'une course avec notamment Patrick Sercu qui arriva bon dernier, celui-ci apprit que Merckx avait eu 5 crevaisons et avait gagné.


Equipes [modifier]



  • Solo-Superia : 29 avril 1965-1965 (...aux côtés de Rik Van Looy et Rik Van Steenbergen)
  • Peugeot BP Michelin : 1966-1967
  • Faema : 1968-1969 (l'équipe Faema (italienne) d'Eddy Merckx remporte la Coupe du Monde Intermarques en 1969)
  • Faemino : 1970
  • Molteni : 1971-1976 (avec Eddy Merckx et son lieutenant, Joseph Bruyère, Molteni (équipe italienne) remportent la Coupe du Monde Intermarques en 1971, 1972 et 1975)
  • Fiat : 1977
  • C&A : 1978-19 avril 1978


Palmarès professionnel [modifier]



Distinctions et classements de fin de saison [modifier]



  • Trophée UCI du meilleur cycliste du XXe siècle
  • Lauréat du Super Prestige Pernod : 1969, 1970, 1971, 1972, 1973, 1974, 1975 (2e: 1967)
  • Lauréat du Mendrisio d'Or : 1972
  • Lauréat du Challenge Gan : 1973, 1974, 1975
  • Trophée du mérite sportif belge : 1967
  • Sportif belge de l'année : 1969, 1970, 1971, 1972, 1973, 1974
  • Athlète belge du XXe siècle
  • 2e des Awards du sportif du Millénaire entre Michael Jordan et Carl Lewis (décerné en décembre 2000)


Record du monde [modifier]



  • Record du monde de l'heure : 49 km 431,957, le 25 octobre 1972 à Mexico (vélo de 5kg 900)
  • Record du monde des 20 km : 24' 06" 80, le 25 octobre 1972
  • Record du monde des 10 km : 11' 53" 20, le 25 octobre 1972 (départ arrêté sans entraîneur)


Sur les Grands Tours [modifier]



  • Tour de France (5) (34 victoires d'étapes): 1969, 1970, 1971, 1972, 1974 (2e: 1975) ; classements par points : 1969, 1971, 1972 (2e: 1970, 1974, 1975) ; Grand Prix de la montagne: 1969, 1970 (2e : 1972, 1974, 1975; 3e:1971) ; l'équipe Faema de Merckx remporte le classement par équipes en 1969 ; Merckx est le seul coureur à avoir remporté les trois classements individuels la même année (1969); il détient le record absolu de jours passés avec le maillot jaune (96 jours).
  • Tour d'Italie (5) (25 victoires d'étapes) : 1968, 1970, 1972, 1973, 1974 (classement par points : 1973 ; classement du combiné : 1973)
  • Tour d'Espagne (1) : 1973 (6 victoires d'étapes ; classement par points ; classement du combiné ; classement des étapes volantes)


Championnats [modifier]




  • Championnats d'Europe sur piste (4)

    • Champion d'Europe de l'américaine 1970, 1974 et 1978 (avec Patrick Sercu) (sa victoire de 1978 est la toute dernière de sa carrière)
    • Champion d'Europe de l'omnium en 1975
    </LI>


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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:15

Classiques [modifier]


Le tableau ci-dessous présente les top 10 d'Eddy Merckx sur les classiques majeures de son époque.
AnnéeMilan-San RemoTour des FlandresGand-WevelgemParis-RoubaixLiège-Bastogne-LiègeFlèche WalloneAmstel Gold RaceChampionnat de ZurichParis-ToursTour de Lombardie
1966Vainqueur9e8e2e
1967Vainqueur3eVainqueur8e2eVainqueur6e
19689e9eVainqueur8e3e
1969VainqueurVainqueur2eVainqueur5e3e4e
19708e3eVainqueurVainqueur3eVainqueur8e4e
1971Vainqueur5eVainqueurVainqueur
1972Vainqueur7e3e7eVainqueurVainqueurVainqueur
19733eVainqueurVainqueurVainqueur2eVainqueur6e
19743e2e4e2e
1975VainqueurVainqueur6e2eVainqueur3eVainqueur2e9e6e
1976Vainqueur10e6e6e4e7e
19776e9e4e





(Manquent à son palmarès Paris-Tours, Championnat de Zurich et Bordeaux-Paris à laquelle il n'a jamais participé)

Courses à étapes [modifier]




Autres compétitions [modifier]




Six-jours [modifier]



  • 17 courses de Six-Jours (dont 15 avec Patrick Sercu, 1 avec Ferdinand Bracke, 1 avec Jean-Pierre Stevens)

    • de Gand : 1965, 1967, 1975, 1977
    • de Charleroi : 1968
    • de Milan : 1971 (avec Stevens) (2e: 1969)
    • de Dortmund : 1973 (2e: 1975)
    • de Grenoble : 1973, 1975 (2e: 1977)
    • d'Anvers : 1974, 1975, 1976 (2e: 1966, 1967)
    • de Rotterdam : 1976 (2e: 1973)
    • de Berlin : 1977 (2e: 1967)
    • de Maastricht : 1977
    • de Munich : 1977 (2e: 1975)
    • de Zurich : 1977
    </LI>


Piste [modifier]



  • Omnium d'Yvetot : 1969
  • Omnium de Milan : 1970 (avec Jean-Pierre Monséré)
  • Omnium d'Ostende : 1973
  • Tournoi de poursuite d'Amsterdam : 1973
  • Omnium de Genève : 1974, 1975
  • Omnium de Luxembourg : 1974
  • Omnium de Zurich : 1975
  • Omnium de Marseille : 1976
  • Omnium de Vincennes : 1977


Jeux olympiques [modifier]


Merckx n'a participé qu'à une seule édition des Jeux olympiques, car à l'époque il fallait être amateur pour participer.
Il termina 12e de l'épreuve de la course en ligne aux Jeux olympiques de Tokyo.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:16

][/url]//



Giacomo Agostini (né le 16 juin 1942, à Brescia, Italie) est un multiple champion du monde de vitesse moto.
Biographie [modifier]


Il est encore aujourd'hui le plus titré de l'histoire, avec quinze titres mondiaux, record qu'il sera difficile d'approcher car il courait dans plusieurs catégories par week-end et qu'il a été titré dans deux catégories différentes (350 et 500) pendant cinq années consécutives, de 1968 à 1972. Ses succès sont dus à son talent incontestable, mais également à des formidables machines, la MV Agusta et la Yamaha TZ.
Il a trois frères.

Palmarès [modifier]



  • Champion du monde de 350 cm³ : 1968 à 1973 sur MV Agusta, 1974 sur Yamaha
  • Champion du monde de 500 cm³ : 1966 à 1972 sur MV Agusta, 1975 sur Yamaha (huit titres, record historique)
  • 311 victoires internationales dont 123 Grand Prix (68 en 500 cm³, 54 en 350 cm³ et 1 en 750 cm³)
  • 18 titres de champion d'Italie


Curiosités [modifier]



  • En 1968, il a gagné toutes les courses en 500 cm³ et 350 cm³
  • A gagné le plus de courses en championnat du monde (catégorie reine), dépassé par Valentino Rossi le 14 septembre 2008
  • A fait vingt-deux podiums consécutifs, égalé par Valentino Rossi
  • A été cinq fois champion dans deux catégories la même année
  • Dernier vainqueur sur un 4-temps (MV Agusta) en 350 au GP des Pays-Bas 76 et en 500 au GP d'Allemagne 76 (sur le Nürburgring)
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isalarebelle
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:16

Albert Einstein

né à Ulm le 14 mars 1879,
décédé à Princeton le 18 avril 1955.






Einstein contribua plus que tout autre à une vision moderne de la réalité physique. Sa théorie de la relativité est considérée comme un des sommets de la pensée.

En 1894, la famille d'Einstein se déplaça à Milan et Einstein décida officiellement d'abandonner sa nationalité allemande et devint suisse. En 1895, il échoua à un examen qui lui aurait permis d'accéder aux études d'ingénieur électricien à Zurich. Après avoir suivi les cours d'une école secondaire à Aarau, Einstein retourna (1896) au Polytechnicum de Zurich, et en 1900 réussit ses études de professeur de mathématiques et physique pour l'enseignement secondaire.

Il travailla au bureau des brevets à Berne de 1902 à 1909, et il y rédigea un nombre étonnant de publications de physique théorique, écrites pendant ses moments perdus sans contact avec la littérature scientifique. Einstein obtint un doctorat de l'université de Zurich en 1905. En 1908 il devint lecteur à l'université de Berne et l'année suivante, professeur à l'université de Zurich.

En 1909, Einstein fut reconnu comme l'un des plus grands philosophes scientifiques. Après avoir obtenu des chaires à Prague et à Zurich, il obtint (1914) un poste prestigieux à l'Association Kaiser-Wilhelm de Berlin. A partir de cette époque il n'enseigna plus à l'université. Einstein resta dans le personnel à Berlin jusqu'en 1933, et ensuite occupa jusqu'à son décès, une place de chercheur à l'Institute for Advanced Study de Princeton.

En 1905, dans le premier d'une série de trois articles, Einstein discute l'hypothèse émise par Max Planck, selon laquelle l'énergie électromagnétique est émise par des quantités discrètes. L'énergie de ces quanta est directement proportionnelle à la fréquence de la radiation. Cela semble en contradiction avec la théorie classique de l'électromagnétisme basée sur les équations de Maxwell et les lois de la thermodynamique qui décrivent une théorie ondulatoire dans laquelle l'énergie peut être aussi faible que l'on veut. Einstein utilisa l'hypothèse de Planck pour décrire le rayonnement électromagnétique de la lumière.

Le deuxième article de 1905 introduisait ce qui est appelé aujourd'hui la théorie de la relativité restreinte. Il basa sa théorie sur une réinterprétation du principe classique de relativité selon lequel les lois de la physique sont indépendantes du système de référence. Comme seconde hypothèse fondamentale, Einstein supposa que la vitesse de la lumière était invariante comme il le fallait pour la théorie de Maxwell.

Plus tard en 1905 Einstein montra l'équivalence de la masse et de l'énergie. Il n'était pas le premier à proposer les bases de la relativité restreinte, mais sa contribution réside dans l'unification de parties importantes de la mécanique classique et de l'électrodynamique de Maxwell.

Le troisième article de 1905 concerne la mécanique statistique, un domaine qui avait été étudié par Ludwig Boltzmann et Josiah Gibbs.

Après 1905, Einstein continua à travailler dans ces domaines. Il apporta d'importantes contributions à la théorie quantique, mais il cherchait à étendre la relativité restreinte aux phénomènes où intervenait une accélération. La clé apparut en 1907 avec le principe d'équivalence, dans lequel la gravitation devenait de même nature que les forces mécaniques. La masse gravitationnelle était identique à la masse inertiale.

En 1911, Einstein fit une première prédiction sur la manière dont les rayons lumineux émis par une étoile lointaine étaient déviés en passant à proximité du soleil.

Vers 1912, Einstein entama une nouvelle phase de ses recherches sur la gravitation avec l'aide de son ami mathématicien Marcel Grossmann, en exprimant ses travaux à l'aide du calcul tensoriel de Tullio Levi-Civita et Gregorio Ricci-Curbastro. Einstein appela sa nouvelle théorie la relativité générale. Après plusieurs tentatives il publia fin 1915, la version définitive.

Einstein retourna en Allemagne en 1914, mais il ne demanda pas la nationalité allemande. Lorsque les expéditions britanniques confirmèrent ses prédictions lors de l'éclipse de 1919, Einstein fut encensé par la presse populaire.

Einstein reçut le prix Nobel en 1921, non pour son travail en relativité mais bien pour son travail de 1905 sur l'effet photoélectrique.

Il travailla jusqu'à sa mort à Princeton pour tenter d'unifier les lois de la physique en incluant le champ électromagnétique à la théorie de la relativité générale.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:17


Louis PASTEUR (1822-1895)

Élu en 1881 au fauteuil 17

Grand-croix de la Légion d'honneur

Prédécesseur : Émile LITTRÉ
Successeur : Gaston PARIS


<table cellSpacing=0 cellPadding=0 align=right border=0><tr><td></TD></TR></TABLE>

<BLOCKQUOTE>
</BLOCKQUOTE>
Chimiste
Biographie
Né à Dole (Franche-Comté), le 27 décembre 1822.
Élève de l’École normale, illustre chimiste, créa la pasteurisation et la méthode pasteurienne, rendit à la science et à l'humanité les plus grands services et reçut de son vivant et après sa mort les plus grands honneurs. Professeur à la Faculté de Strasbourg, 1852. Doyen de la Faculté de Lille en 1854, directeur des études scientifiques à l’École normale, 1857-1867, professeur de géologie, physique et chimie à l’École des Beaux-Arts en 1863, et de chimie à la Sorbonne, 1867-1875, il fut élu à l'Académie des Sciences en 1862 et nommé secrétaire perpétuel en 1887 et secrétaire perpétuel honoraire en 1889 ; il dirigea l'Institut Pasteur, établissement fondé par souscription publique. Pasteur fut élu à l'Académie française le 8 décembre 1881 en remplacement d’Émile Littré et reçu le 27 avril 1882 par Ernest Renan.
En 1856, la Société royale de Londres lui décerna la médaille Rumford, en 1874 la médaille Copley et le nomma membre étranger en 1869 ; la Faculté de médecine de Bonn lui donna en 1868 le diplôme de docteur, qu'il renvoya au moment de la guerre de 1870 ; la même année le Ministère de l'Agriculture d'Autriche lui donna un prix de 10 000 florins ; en 1873, la Société d'encouragement un prix de 12 000 francs, et en 1874, l'Assemblée nationale lui accorda sur la proposition de Paul Bert, une rente viagère de 12 000 francs. A l'occasion de son soixante-dixième anniversaire, le monde savant et le monde officiel lui donnèrent de nouveaux témoignages d'admiration ; l'Université d'Oxford le nomma docteur ès Sciences ; un comité présidé par Jean-Baptiste Dumas, composé de délégués de l'Académie des Sciences, de l'Académie de Médecine, de la Faculté des Sciences, de l’École Normale, lui remit une médaille commémorative ; une grande cérémonie, à laquelle prirent part des représentants de tous les corps savants d'Europe et qui fut présidée par le président de la République, Carnot, fut organisée en son honneur. Une médaille gravée par Roty lui fut offerte en 1892 par souscription nationale. Pasteur était membre de l'Académie de Médecine depuis 1873 et Grand-croix de la Légion d'honneur depuis 1881 : un décret impérial, qui ne fut pas promulgué, l'avait nommé sénateur le 27 juillet 1870 ; il reçut un grand nombre de décorations étrangères.
À sa mort, le gouvernement lui fit voter des funérailles nationales et il fut enterré à l'Institut Pasteur.
Mort le 28 septembre 1895.

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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:17


Marie Curie (1867-1934)


Physicienne française d'origine polonaise.


Marie Sklodowska naît à Varsovie, dans une famille d'enseignants. En 1891, elle quitte la Pologne pour venir à Paris et s'inscrit à la Sorbonne. Deux ans plus tard, elle obtient brillamment sa licence de physique. À l'université, elle rencontre Pierre Curie, en 1894, avec qui elle se marie un an plus tard. En 1895, elle s'intéresse alors aux travaux de Wilhelm Röntgen, qui vient de découvrir les rayons X et à ceux de Henri Becquerel qui met en évidence, en 1896, des rayonnements similaires produits par l'uranium. Elle prend pour sujet d'étude les rayonnements émis par l'uranium et, grâce aux techniques piézoélectriques inventées par son mari, elle analyse les rayonnements du pechblende, minerai riche en uranium. Elle découvre que celui-ci rayonne de manière beaucoup plus intense que l'uranium lui-même, et en déduit l'existence d'éléments encore plus radioactifs. Marie Curie est d'ailleurs la première à utiliser le terme radioactif pour caractériser les éléments susceptibles d'émettre des rayonnements.


En 1898, avec son mari qui partage ses travaux, elle annonce la découverte de deux nouveaux éléments: le polonium (qu'elle appelle ainsi en référence à son pays d'origine) et le radium. Pendant les quatre années qui suivent, dans un abri en bois des plus rudimentaires, les deux époux traitent une tonne de pechblende, pour en extraire laborieusement une fraction de gramme de radium. En 1903, Marie reçoit le prix Nobel de physique conjointement à son mari et à Becquerel pour la découverte des éléments radioactifs. Elle est la première femme à recevoir un prix Nobel, mais, alors que son mari est élu à l'Académie des sciences, elle n'y sera jamais admise elle-même, la présence d'une femme dans une telle institution n'étant pas vue d'un œil favorable à cette époque. À la mort de son mari (1904), elle reprend toutefois sa chaire de physique générale et poursuit ses propres recherches. Ses travaux sur le radium et ses composés lui valent le prix Nobel de chimie en 1911. Elle est la première personnalité scientifique à obtenir deux prix Nobel. Elle crée l'Institut du radium en 1914, puis le dirige, et participe à la fondation de l'institut Curie. Elle meurt d'une anémie pernicieuse résultant d'une trop grande exposition aux rayonnements.


L'une de ses filles, Irène Joliot-Curie, obtiendra en 1935, avec son mari Frédéric, le prix Nobel de chimie pour la synthèse de nouveaux éléments radioactifs.

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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:17

Lord Robert Stephenson Smyth Baden-Powell of Gilwell, dit « BP » (prononcer Bipi), est né le 22 février 1857 dans le quartier de Paddington à Londres. Il est le huitième des 10 enfants (dont 3 morts en bas âge) du Révérend Baden Powell, professeur de mathématiques à l'université d'Oxford, et d'Henriette Grace Powell. Il est prénommé Robert Stephenson Smyth, du nom de son parrain Robert Stephenson (fils de George Stephenson), et des ses grands-parents maternels (dont l'amiral William Henri Smyth, qui est aussi géographe et astronome). Son père décède alors qu'il a 3 ans.
Baden-Powell fait ses études à Charterhouse, collège réputé pour sa discipline. Baden-Powell est un adepte de l’école buissonnière et se cache régulièrement dans le bois derrière l’établissement scolaire. Il y développe son sens de l’observation. Ses frères l’emmènent régulièrement explorer la campagne, camper et naviguer.
Il n'a jamais été un très bon élève et rate ses examens d’entrée à l'université. Il se présente alors à l’école militaire et obtient la seconde place au concours d’entrée, à 19 ans (1876).

Carrière militaire


Il intègre le 13e Hussards, un régiment de cavalerie, et est dispensé de suivre les stages de l'école d'officiers. En 1877, il est envoyé comme sous-lieutenant en Inde (alors colonie britannique). C'est pendant ses loisirs qu'il s'intéresse plus particulièrement au travail des éclaireurs, et qu'il se rend compte de leur importance dans les opérations militaires.
À l'âge de 26 ans, il est promu capitaine. Son régiment est déplacé en Afrique du Sud, où il a l'occasion d'entrer en contact avec des « éclaireurs » indigènes pour lesquels il a beaucoup d'admiration. Il se perfectionne ainsi dans l'art de l'approche et de l'exploration. C'est en Afrique qu'il a pour la première fois la possibilité de former des éclaireurs militaires selon ses méthodes : il les forme en petites unités ou patrouilles, chacune sous les ordres d'un chef, et attribue aux plus méritants un insigne dont le dessin s'inspire du point Nord de la boussole, très similaire à ce qui deviendra le badge du scoutisme mondial.
Il a une brillante carrière militaire, respecté et obéi parce qu’il est un chef qui donne l'exemple. Il passe par les Indes où il devient, entre-autres, instructeur, l’Afghanistan, les Balkans, Malte, la Russie (comme agent de renseignement) et surtout en Afrique du Sud.
L'événement qui le rend célèbre dans tout l'empire britannique est le sauvetage de la petite ville de Mafeking en 1899, durant la guerre des Boers (des colons d'origine et de langue hollandaise). Avec beaucoup d'astuce et de courage communicatif, il réussit à sauver la ville qui est assiégée pendant 217 jours par des troupes ennemies quatre fois plus nombreuses. Il utilise les jeunes de la ville comme estafettes (pour transmettre des messages à pied et à vélo), comme observateurs, sentinelles ou éclaireurs. (cf. siège de Mafeking).
À la libération de la ville, le 16 mai 1900, il est acclamé comme un héros et nommé major-général. Il prouva que des jeunes étaient tout à fait capables de réussir une mission, pourvu qu'on leur fasse confiance. Il publie ses observations sous le nom de Scouting (L’art des éclaireurs) dans un petit fascicule destiné aux militaires appelé : Aids to scouting.
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MessageSujet: Re: ces femmes et ces hommes qui on fais l' histoire   Lun 31 Aoû - 12:18

À son retour au Royaume-Uni, il est accueilli triomphalement. Il constate que Aids to scouting a un immense succès auprès des garçons britanniques et est utilisé par des éducateurs. Il reçoit même beaucoup de courriers de garçons lui demandant des conseils. Marqué par la jeunesse britannique des quartiers désœuvrés, souvent en mauvaise santé et délinquante, il décide de mettre en pratique tous les principes qu’il a observés à la guerre au service de jeunes garçons et dans une optique de paix.
« À la fin de ma carrière militaire, dit Baden-Powell, je me mis à l'œuvre pour transformer ce qui était un art d'apprendre aux hommes à faire la guerre, en un art d'apprendre aux jeunes à faire la paix ; le scoutisme n'a rien de commun avec les principes militaires. »
Il rencontre Ernest Thompson Seton.
En 1907, alors âgé de 50 ans, il organise un camp de quinze jours avec une vingtaine de garçons de différentes classes sociales sur l'île de Brownsea. Il y teste ses idées d'éducation par le jeu, d'indépendance et de confiance. Il inaugure ce camp le premier août à huit heures en soufflant dans sa corne de koudou.
À la suite de ce camp, Sir William Smith (fondateur des boy’s brigade) lui demande d’écrire un ouvrage sur la manière dont le scouting pouvait être adapté à la jeunesse qu’il appelle : Scouting for boys (Éclaireurs).
Avec ce livre, il tente de lancer un nouveau mouvement autonome. Il crée la base du scoutisme avec les cinq buts :

  1. Santé ;
  2. Sens du concret ;
  3. Personnalité ;
  4. Service ;
  5. Sens de Dieu.

Ainsi que les dix articles de la loi scoute et la promesse scoute qui n'imposent aucune interdiction mais proposent une hygiène de vie que chaque adhérent promet d’essayer de mettre en pratique (faire de son mieux).
C’est en 1909, que les premières compagnies de guides apparaissent organisées par Agnès Baden-Powell.
En 1910, il différencie trois classes d’âge :

  1. Les Louveteaux (8-11 ans) ;
  2. Les Éclaireurs (12-17ans) ;
  3. Les Routiers (17 ans et plus).

En 1918, il publie une revue intitulée Girl guiding edition. Il appelle le mouvement féminin les Guides plutôt que scoutes ou éclaireuses car il estime que leur rôle n’est pas d’éclairer mais de guider. « Une femme qui est capable de se tirer d’affaire toute seule est respectée aussi bien par les hommes que par les femmes. Ils sont toujours prêts à suivre ses conseils et son exemple, elle est leur guide. »
En 1910, sur les conseils du roi du Royaume-Uni Édouard VII, il démissionne de l’armée pour prendre la direction du mouvement qu’il vient de lancer.
En 1912, il se marie avec Olave Saint Claire Soames, qui devient Chef-guide mondiale.
Le mouvement prend vite beaucoup d'importance, et se développe dans de nombreux pays du monde. Le Jamboree de 1920 réunit pour la première fois des scouts de 21 pays. Baden-Powell y fut nommé World Chief (chef scout mondial).
En 1927, il est anobli par le roi George V. Il prend le nom de Lord Baden-Powell of Gilwell, du nom d'une propriété qu'il a reçue de la famille McLaren pour en faire un centre de formation des chefs.
Aujourd'hui, il y a plus de 28 millions de scouts dans plus de 216 pays du monde entier.
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