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 les difference entre les magies blanches et magies noires

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isalarebelle
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MessageSujet: les difference entre les magies blanches et magies noires   Lun 31 Aoû - 12:24

DEFINITION
La magie nous attire tous car nous voulons tous voir nos voeux s'exaucer. Pourtant, peu d'entre nous savent de quoi il en retourne. Alors avant de plonger dans ce monde de doctrines magiques, quelques éclaircissements s'imposent.

On peut affirmer sans risquer de se tromper que la sorcière est celle qui a recours à des moyens magiques pour arriver à ses fins. Mais la magie n'est pas seulement un ensemble de techniques ancestrales, c'est un art de vivre, une façon d'apprécier la nature, de voir le monde autrement, d'enrichir son coeur.

Dans de nombreuses régions du monde, la magie est d'un usage quotidien. C'est cette magie que l'on appelle la « Petite Magie » : on invoque les dieux, on bénit et consacre le matériel... Elle ne nécessite que très peu de matériel et de connaissances, elle est généralement transmise de génération en génération. Tout ce dont on a besoin c'est la foi (en Dieu ou en l'efficacité de la pratique magique). Vient ensuite, au plus initié, la « Haute Magie » : elle concerne, entre autre, la réalisation de talismans, la consécration d'un pentacle, un sort de protection, de guérison ou autres... La Haute Magie ne comporte que des rituels d'invocation, de conjuration et divers procédés qui peuvent être utilisés par la sorcière. Elle nécessite, contrairement à la Petite Magie, un matériel important et de bonnes connaissances.






Les différences entre la Magie Blanche et la Magie Noire

Dans un sens général la magie blanche poursuit des objectifs conformes à l'éthique ou à la morale en faisant appel à des entités considérées comme bénéfiques. Elle est essentiellement gouvernée par les rapports entre l'Homme et la Nature, à savoir respect, amour et réciprocité.

Dans la magie noire, l'alliance de la sorcière avec la nature est différente : elle implique la domination des autres, l'utilisation plutôt que la coopération des dieux et autres esprits, afin de satisfaire tous ses désirs et besoins. La sorcière agit donc, comme elle l'entend sur les choses et sur les gens.
La magie blanche et la magie noire se ressemblent donc sur le fond : toutes deux sont sujettes à une alliance que l'on fait avec les forces de la Nature afin de modifier les événements, d'agir sur les êtres et les choses. Leur différence réside donc bien dans les intentions de la sorcière. Mais peut-on vraiment les dissocier ? Je ne pense pas. Il est impossible d'en rejeter une, sinon l'autre perd tout son sens, au même titre qu'on ne peut dissocier le Bien et le Mal, Dieu et Satan...
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isalarebelle
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MessageSujet: Re: les difference entre les magies blanches et magies noires   Lun 31 Aoû - 12:24

LES ORIGINES DE LA SORCELLERIE
De tous temps, les hommes ont ressenti l'influence de la Nature et des différents composants de l'univers sur leur vie et manière d'exister. La sorcellerie a des origines très anciennes et surtout difficiles à situer. Pour les expliquer, différentes théories ont été avancées au fil du temps par d'innombrables scientifiques, théologiens, anthropologues ou écrivains.

Cela débute par la Préhistoire, où déjà, pour aider sa tribu, celui qui possédait des dons particuliers endossait le rôle de Sorcier. Intermédiaire entre les Hommes, la Nature et l'Au-delà, ce chaman pouvait favoriser la chasse, soigner et guérir les blessures ou arrêter la pluie...

Plus tard, on rencontre les anciennes croyances pré-chrétiennes issues de Mésopotamie, de Perse ou de Chaldée. Les Chaldéens, notamment, pratiquaient des sacrifices dans un panthéon habité par des Dieux redoutables, afin de conjurer leur fureur. En Perse, la doctrine religieuse prônée par Zaraoustre, alias Zarathoustra, faisait la part belle à la sorcellerie (on croyait que les ongles et les cheveux, une fois détachés du corps, appartenaient au Malin comme demeure de malpropreté).

Cette méfiance à l'égard des cheveux et des ongles se retrouve un peu partout : chez les Turcs ou les Gauchos du Chili qui cachent les cheveux dans les lézardes des murs, chez les Arméniens qui les dissimulent dans les églises, en Irlande où on mettait de côté les cheveux coupés afin de les récupérer au Jugement Dernier (suivant les paroles de la bible, les cheveux de chacun sont comptés par le Tout-Puissant). En France, jusqu'au XVIème siècle, on croyait que les insectes nuisibles étaient le fruit d'une corruption des cheveux ou des ongles. Ainsi, en Bretagne, on pensait que les cheveux emportés par le vent se transformaient en mouches (Belzébuth, l'un des Princes des démons, était d'ailleurs appelé le « Dieu des Mouches »).




Selon Paracelse, « Les sorcières donnaient à Satan leurs cheveux en garantie du contrat qu'elles passent avec lui ».

Les inquisiteurs et les chasseurs de sorcières n'ignoraient pas ce caractère démoniaque des cheveux, c'est pourquoi ils prenaient soin de tondre les sorcières au moment de les interroger.



Ces antiques croyances, mélangées aux superstitions et au folklore local, donnèrent lieu à un ensemble de pratiques et de rituels magiques d'essence païenne, la « religion des sorcières ». Cette religion, fondée sur l'adoration du bouc (symbole de puissance sexuelle), sur la magie et la connaissance des plantes, a traversé l'Europe d'Est en Ouest touchant essentiellement les paysans, les serfs et les gens du peuple (les classes plus évoluées de la société préférant se convertir au christianisme).

Voici à ce sujet, la théorie de Margaret Murray, anthropologue britannique de la fin du XIXème siècle.






Aux temps préhistoriques les humains adoraient des divinités très différentes de celles que nous adorons aujourd'hui. L'une d'elle était la Déesse Mère, Diane, la Reine du Ciel, qui incarnait la création, la naissance, la cueillette, la récolte et les mois d'été.

L'autre était le Dieu Cornu, à la peau d'animal et aux sabots fourchus, incarnant la chasse, l'acte de tuer pour manger et les mois d'hiver.

L'année était divisée entre l'adoration de ces deux divinités. Ces deux dieux étaient très anciens et très puissants. Même quand le christianisme devint la religion établie, on ne peut supprimer leurs cultes. Souvent on adorait simultanément dieux chrétiens et païens. C'est pourquoi, on décida de faire naître le Christ un 25 décembre, 4 jours après le solstice d'hiver : les chrétiens voulurent ainsi attirer les adorateurs du soleil dans le giron de la chrétienté.





Quand les chrétiens furent solidement implantés, les païens, qui subsistaient à cette extermination, passèrent dans la clandestinité. Les chrétiens nommèrent alors leurs dieux « démons » et qualifièrent de démoniaques leurs pratiques religieuses.

Ceux qui persistaient à honorer les anciens dieux le faisait désormais en secret ; ils se rencontraient en des lieux isolés : landes, forêts, bosquets. Les chrétiens appelaient maintenant leur dieu cornu « Diable » et leur Reine du Ciel fut métamorphosée en mère vierge du Christ.

C'est ainsi que le paganisme fut d'abord toléré, puis assimilé et enfin éliminé sans pitié. Mais son incidence sur les gens ne disparut jamais totalement et ceux qui continuaient à adorer les anciens dieux furent nommés Sorciers et Sorcières.
C'est pourtant de cette « religion sorcière » décrite par Margaret Murray que se réclame la « Witches International Craft Association », organisation officielle de sorcières dont le siège est à New-York. L'une des émanations de cette association est la Wicca, née dans l'île de Man, où Monique Wilson, élue « reine des sorcières », fonda en 1951 un musée de la sorcellerie à Casteltown. En 1970, en plein mouvement hippie et psychédélique, la Wicca a tenu à Central Park (New-York) le premier congrès mondial de sorcellerie, d'où sont nés divers mouvements de revendication, tels que le Mouvement de Libération des Sorcières, l'Agence de Presse de Sorcières, le Bureau des Sorciers Conférenciés et la Ligue conte la Diffamation des Sorciers.

De nos jours, la sorcière moderne, héritière d'une tradition séculaire confirmée par l'expérience, devrait être une sorcière qui a repris sa place dans la société, qui a enrichi les recettes traditionnelles et élargi leurs domaines d'application au bien être et à la spiritualité. La magie est pour elle un chemin de vie, une façon de considérer le monde et la nature qui est un guide.
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MessageSujet: Re: les difference entre les magies blanches et magies noires   Lun 31 Aoû - 12:25



LES LIEUX DE REUNIONS
Où les sorcières se rencontraient-elles ?

D'après légendes et grimoires, elles se retrouvaient autour de puits magiques, d'arbres enchantés, cercles de pierres ; tous les sites sacrés des païens.

La Cornouaille est couverte de sites de sorcellerie, ainsi qu'il convient à un pays de magie : Castle Peak, le Roc des Sorcières à Treen, et Zennor figurent parmi les hauts lieux de la sorcellerie dans les Iles Britanniques. Le pays Basque est aussi célèbre comme terre des sorcières. Les sorcières basques auraient adoré un dieu ayant la forme d'homme-bouc à la fourrure noire.
Autres sites de sorcellerie :

Glastonburg, en Angleterre, où l'on situe l'Avalon des légendes Arthuriennes.
Le Lac Snowdonia de Llyn Llydaw, au Pays de Galles, où le roi Arthur est censé avoir disparu.
Stonehenge, en Angleterre. Sa construction fut attribuée à Merlin durant des siècles.
Le Mont Whitney, en Californie, est l'un des endroits les plus magiques d'Amérique bien qu'aucun temple n'y soit bâti. La montagne est un temple en elle-même, le vent en est la prêtresse.
La Fontaine de Barenton, dans la forêt de Brocéliande, en Bretagne, où selon la légende, le magicien Merlin serait tombé sous les charmes de Viviane, sa fée bien aimée. Vers la fin de sa vie Merlin lui confia ses secrets de magie. Viviane, l'ingrate, s'en servit pour l'emprisonner dans une tour imprenable.




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MessageSujet: Re: les difference entre les magies blanches et magies noires   Lun 31 Aoû - 12:25

LA CHASSE AUX SORCIERES - Introduction
La sorcellerie a toujours existé, par contre, la chasse aux sorcières est un phénomène historique par lequel d'innombrables êtres humains (surtout des femmes) furent soumis à d'abjectes tortures par leurs semblables et condamnés à une mort atroce. Ces femmes ne furent pas persécutées par la populace, mais bien par les hommes les plus cultivés, religieux et érudits de leur temps.

Au XIème siècle, la sorcellerie est associée à la magie et au merveilleux. Les choses se gâtent au XIVème et XVème siècles. Désormais, pour l'Eglise, tous les adeptes des sabbats sont coupables d'hérésie. C'est du XIVème au XVIIème siècle que le pouvoir de l'Etat et celui de l'Eglise firent cause commune pour exterminer les soi-disant sorcières. Durant cette période, un demi-million de personnes environ (davantage selon certains chroniqueurs) furent exécutées pour sorcellerie. Des centaines de millions de personnes, des femmes dans 80 % des cas, furent brûlées parce qu'elles participaient à des Sabbats où elles retrouvaient le Diable. Afin de conserver sa domination sur le peuple, l'Eglise se disculpe (elle ainsi que la noblesse) du désastre économique et social, en rejetant la faute sur ces femmes qui volaient dans les airs, gâchaient les récoltes, tuaient les bébés, propageaient la peste parmi les animaux.
La chasse aux sorcières permit de disculper la classe dominante et l'Eglise, en transformant les pauvres les malheureux et les femmes en autant de boucs émissaires. Ainsi, l'Eglise passa pour « protectrice du peuple contre les forces du mal ».


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MessageSujet: Re: les difference entre les magies blanches et magies noires   Lun 31 Aoû - 12:26




Torture infligée : la nageA quoi pouvait s'attendre une sorcière après qu'on l'avait accusée ? Au bas mot, à des épreuves comme celles de la nage ou bien le pesage et le piquage. Au pire, des tortures comme l'estrapade, les poucettes, les brodequins, la vierge noire. Les questions posées aux torturé(e)s étaient diverses.

Dans la nage, on ligotait les mains et les pieds de l'accusée, puis on jetait son corps dans l'eau. Si elle coulait, elle était présumée innocente ; si elle flottait, elle était l'enfant du démon (l'eau bénite l'ayant rejetée).

Le pesage consistait à peser la sorcière en utilisant comme poids la bible ou d'autres objets. Si elle était plus lourde ou plus légère, elle était déclarée coupable (dans le premier cas, un esprit de la terre la possédait et dans le deuxième cas il s'agissait d'un esprit du feu).



Dans le piquage, les chasseurs de sorcières recherchaient sur le corps de l'accusée les endroits nommés « la marque du Diable » et par conséquent insensibles à la douleur. Certains inquisiteurs désireux de trouver des victimes à tous prix, allaient jusqu'à se servir d'aiguillons rétractables : quand on pressait sur la poitrine, la lame glissait dans le manche et l'absence de réaction de la sorcière devenait la « preuve » de sa culpabilité.

L'estrapade consistait à nouer les bras de la victime derrière son dos, suspendre des poids à ses pieds, puis la hisser brutalement en l'air plusieurs fois de suite, jusqu'à ce qu'elle avoue ou meurt (les bras se désarticulaient, les bouches les plus candides évoquaient leurs rendez-vous avec le Diable).

Les brodequins cassaient lentement les jambes. Dans les poucettes, on enfonçait des pointes sous les ongles de la victime.





Torture infligée : la vierge noireQuant à la vierge noire (invention des chasseurs de sorcières allemands), c'était une sorte de sarcophage monté sur charnières, hérissé de pointes qui perçaient la sorcière sans la tuer, quand on le fermait sur elle. Dans ces conditions on ne s'étonnera pas que tant de femmes aient « avoué ».

Ces tortures furent perpétrées par des hommes qui se considéraient comme les seuls authentiques représentants de Dieu, pourtant le Diable lui-même aurait eu bien du mal à égaler leur férocité.

Pour preuve, cette lettre datée du 24 juillet 1628 et adressée par un prétendu sorcier, Johannes Junius, bourgmestre de Bamberg, à sa fille Véronica.
Lettre de Johannes Junius

Mille et un souhaits de bonne nuit ma très chère fille bien-aimée, Véronica. Innocent, j'ai été jeté en prison ; innocent, je dois maintenant mourir. Car quiconque entre dans la prison des sorciers doit être torturé jusqu'a ce qu'il invente un crime ou un autre... Quand on me soumit pour la première fois à la torture, le Dr Braun, le Dr Kötzendörffer et deux docteurs que je ne connaissais pas étaient présents. Le Dr Braun me demande : « Parent, comment se fait-il que tu sois ici ? » Je réponds : « Par erreur, par malchance. ». « Ecoute-moi, toi, rétorque-t-il, tu es un sorcier ; confesseras-tu t es crimes de ton plein gré ? Sinon, nous ferons venir les témoins, et le bourreau s'occupera de toi. ». Je lui dis : « Je ne suis pas sorcier, ma conscience est pure sur ce chapitre ; faites venir mille témoins, je ne les crains pas. » ...Alors entra aussi - Seigneur qui êtes aux Cieux, ayez pitié - le bourreau ; il lia ensemble mes deux mains et me fit endurer les poucettes, de sorte que mon sang jaillit de mes ongles et ruissela partout, de sorte que, quatre semaines durant, je ne pus me servir de mes mains, ainsi que tu le remarqueras a mon écriture. ...Après quoi ils me déshabillèrent, attachèrent mes mains derrière mon dos, puis me hissèrent dans l'estrapade. Je crus alors la fin du monde arrivée ; huit fois de suite, ils me firent monter, puis me laissèrent tomber ; mes douleurs furent indescriptibles... Et ainsi, j'avouai... mais ce n'était que mensonge. Suit maintenant, ma chère enfant, ce que je confessai afin d'échapper aux atroces souffrances et aux horribles tortures, que je ne pouvais supporter davantage... Je dus ensuite dire les noms des gens que j'avais rencontrés (au sabbat). Je déclarai que je ne les avais pas reconnus. « Vieux coquin, je vais encore devoir appeler le bourreau. Alors ? - le Chancelier était-il présent ? Je répondis que oui. « Qui d'autre ? » Je n'avais reconnu personne. De sorte qu'il dit : « Prends une rue après l'autre ; pars du marché, éloigne-t'en par une rue et retournes-y par la suivante. » Je dus nommer plusieurs personnes habitant là. Puis j'arrivai à la longue rue. Je n'y connaissais personne. Dus pourtant nommer huit habitants... Et ainsi m'interrogèrent-ils sur toutes les rues, quoique je ne puisse ni ne voulusse en dire davantage. Ils me remirent donc entre les mains du bourreau, lui dirent de me déshabiller, de me raser le corps, et de me mettre à la torture... Je dus ensuite dire tous les crimes que j'avais commis. Je ne dis rien... « Hisse ce coquin ! » Je déclarai alors que j'étais censé tuer mes enfants, mais qu'a la place j'avais tué un cheval. Cela ne leur suffit pas. J'avais également volé une hostie consacrée pour la profaner. Après cette dernière confession, ils me laissèrent en paix. Ma chère enfant, cache bien cette lettre... Autrement je serais très hideusement torturé et l'on décapiterait mes géôliers... Adieu, car ton père Johannes Junius, ne te reverra plus jamais.
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MessageSujet: Re: les difference entre les magies blanches et magies noires   Lun 31 Aoû - 12:26

LA CHASSE AUX SORCIERES - Les grandes dates
1184Mise en place de l'inquisition qui trouve son origine dans un décret du Concile de Vérone relatif aux hérétiques de Lombardie.


1198Apparition des deux premiers Inquisiteurs connus, deux moines de l'ordre de Cîteaux, désignés par Innocent III lors de l'hérésie Cathare.


1215L'Inquisition a été transformée en établissement permanent par les Conciles du Latran (idem pour les Conciles de Toulouse en 1229).


1233La sorcellerie assimilée à l'hérésie, le pape Grégoire IX confie aux Dominicains, le soin de pourchasser les hérétiques en utilisant la répression et en multipliant les bûchers.


1252Apparition des tortures pour obtenir l'aveu des inculpés.


1326Vivant dans la crainte des poisons et sortilèges, le pape Jean XXII promulgue la bulle « Super Illius Specula » qui fait de la sorcellerie une hérésie. Pratiques magiques,sorcellerie et hérésie désormais ne font plus qu'un.


1484Le pape Innocent VIII promulgue la bulle « Summis Desiderantes Affectibus » où il exhorte les prélats allemands à réprimer encore plus durement la sorcellerie. Il confieà Henri Institor et Jacob Sprenger, deux inquisiteurs Dominicains de Cologne, la tâche d'éradiquer le mal dans la vallée du Rhin.


1486Publication, à Strasbourg, du fameux « Malleus Malleficarum », le « Marteau des sorcières » rédigé par Henri Institor et Jacob Sprenger. L'ouvrage, véritable bible du chasseur de sorcières, assimile la magie populaire à l'hérésie. Il diabolise littéralement la femme, capable et coupable de tous les forfaits. Désormais, on dispose d'une procédure claire et nette pour agir. Non seulement tous les crimes sont méthodiquement recensés, mais on sait comment interroger et quelles ruses utiliser, comment se protéger, comment faire avouer (la torture aidant) et quelles peines infliger (presque toujours la mort). L'ouvrage connaît un tel succès, grâce à l'imprimerie, que quinze éditions se succèdent de 1486 à 1520.


1582Parution (à Paris) de l'ouvrage « La Démonomanie des Sorciers » écrit par Jean Bodin. Véritable code pénal des sorcières, cet ouvrage, aussi nommé « Fléau des Démons et des Sorciers », se compose de quatre livres traitant de la divination des démons, de la définition des sorciers et des moyens diaboliques qu'ils utilisent, de la recherche de « ce qu'est la magie », des moyens de protection pour empêcher les maléfices, des moyens de reconnaître les sorciers, de faire la preuve du crime de sorcellerie et des moyens de tortures à employer.


1599Le temps des longs procès de l'inquisition est révolu. Les laïcs prirent le pas sur les clercs en montrant encore plus de cruauté. Leur seul problème, c'est qu'il leur fallait un minimum de preuves avant d'envoyer des innocents au bûcher. La solution fut donnée par Jacques 1er d'Angleterre qui, dans son livre consacré à la Démonologie, explique que l'on peut prouver la culpabilité d'une sorcière en la piquant ou en la plongeant dans l'eau (si la piqûre ne saigne pas, c'est le signe certain que l'on est en présence d'une sorcière. De même, toute femme plongée dans l'eau est à coup sûr une créature du démon si elle s'avise de surnager).


1602Sous la plume d'Henri Boguet naît « Le discours exécrable des sorciers ». Cet ouvrage, d'une cruauté et d'un fanatisme pathologiques, connut onze éditions et fît longtemps jurisprudence dans les parlements de France. L'auteur prononça et ratifia environ six cents sentences contre les sorcières.


1609Conseiller au parlement de Bordeaux, Pierre de Lancre, est désigné pour s'occuper d'une enquête dans le Labourd (région de Bayonne). Pour lui, la région était la proie du démon, les sorciers étaient partout. D'arrestation en arrestation et après moult interrogatoires, une grande partie de la population finit par avouer sa dévotion au Démon. Beaucoup furent torturés et brûlés. A la fin de sa mission, de Lancre était responsable de plus de cinq cents morts.


1612Mandaté par Henri IV, Pierre de Lancre, composa le « Tableau de l'inconstance des mauvais anges et démons, où il est amplement traité des sorciers et de la sorcellerie » à la suite de l'enquête menée dans le Labourd. On trouve dans cet ouvrage une compilation des témoignages de sorcières obtenus sous la menace.


1682Un Edit Royal, interdit la poursuite judiciaire sur simple dénonciation et demande des preuves réelles.


1692Procès des sorcières de Salem (voir dossier complet en page 3).


1712En Angleterre, le dernier procès en sorcellerie aura lieu cette année là, mettant en cause Jane Wenham, accusée de prendre la forme d'un chat pour terroriser ses victimes.


1736En Angleterre, il fallut attendre cette année pour que la loi contre la sorcellerie soit abolie. En deux cents ans, 30 000 sorcières anglaises périrent sur les bûchers... (On peut sans doute tripler ce chiffre pour l'ensemble du Royaume-Uni).


1779En Suède, la peine de mort appliquée aux sorcières fut maintenue jusqu'à cette date.


1781Date à laquelle, le dernier bûcher fut allumé en Espagne.




De manière plus générale

XVème siècleEn France, et en Europe, les tribunaux de l'Inquisition tombèrent en désuétude dans la répression de la sorcellerie, les tribunaux royaux prenant le relais. En Espagne, l'Inquisition resta cependant vigoureuse jusqu'au XVIIIème siècle.


XVIIème siècleUne idée, qui fera son chemin dans les siècles suivants, amena à se demander si le cas des sorcières ne releva pas davantage de l'asile que du bûcher. Le rationalisme, précurseur du siècle des Lumières, commence à apporter un soupçon de raison, en France, à l'occasion du procès de la Brinvilliers (Marquise de Brinvilliers, célèbre criminelle, coupable de nombreux empoisonnements).


XVIIIème siècleEn France, c'est le retour en force des guérisseurs et de la sorcellerie populaire dans les villages. La chasse aux sorcières se termine, l'Eglise se tournant désormais vers de nouveaux ennemis : les Philosophes...
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MessageSujet: Re: les difference entre les magies blanches et magies noires   Lun 31 Aoû - 12:27



LA CHASSE AUX SORCIERES - Le procès de Salem
L'impitoyable chasse aux sorcières qui sévissait en Europe gagna aussi l'Amérique coloniale et atteignit sans doute son apogée en 1692 à Salem, village du Massachusetts. Des fillettes dénoncent trois prétendues sorcières. L'affaire aboutit au célèbre procès.

Un peu d'histoire...

Salem a été fondée en 1629 par un groupe de marchands et de pêcheurs. Ces fondateurs sont des puritains décidés à créer une société nouvelle. Peu à peu, Salem, ville portuaire opulente, s'intéresse moins à la Bible et devient « Yankee ». La dynamique protestante se fait sentir dans la vie quotidienne des habitants par le travail, la vertu, la rigueur et aussi par l'éducation (le collège d'Harvard est fondé en 1636, à mi-chemin entre Boston et Salem). Le septième jour est appelé « Sabbat » et non plus « Sunday » trop païen.
L'inquiétude monte auprès des habitants de Salem, car durant l'été 1690 éclatent des guerres indiennes qui provoquent des massacres horribles. De plus, les pasteurs se livrent à une prédication millénariste, baignée dans l'attente du dernier jour et fondée sur l'Apocalypse de Jean. Dans ce contexte, quand apparaissent les premiers cas de possession, la population est persuadée qu'il s'agit d'une attaque de Satan contre les élus de Dieu.

1692, le Diable se manifeste à Salem...

Salem est en fait un ensemble de fermes très éparpillées avec, au bord d'une route centrale, une « meeting house » (une église) en planches, dont le pasteur est depuis 1689, Samuel Parris. C'est par lui que Satan va se manifester.

Parris avait ramené des îles Caraïbes une esclave indienne, Tituba. Durant l'hiver 691-1692, Tituba raconte à Betty, 9 ans et Abigail, 11 ans, fille et nièce du révérend Parris, des histoires de son pays. Un jour, elle se met à lire leur avenir dans une boule de cristal improvisée (un blanc d'oeuf cassé dans un verre), or la divination est strictement interdite dans la Bible. Peu à peu, les fillettes prennent conscience qu'elles commettent un péché très grave. Un jour l'une d'elles, regardant dans le verre, voit un cercueil à la place du visage de celui qu'elle devrait épouser plus tard. A partir de ce moment, les fillettes commencent à manifester des symptômes de possession, qui en réalité sont ceux d'une maladie : l'hystérie.






Le procès des sorcières de SalemPressées de donner les noms de leurs tourmenteurs, elles accusent d'abord Tituba, puis deux vieilles femmes détestées par la communauté : Sarah Good et Sarah Osborne. Des mandats d'arrêt sont lancés contre elles en février 1692. Le 1er mars 1692, les trois femmes sont interrogées publiquement, sans être aucunement molestées, dans la meeting house de Salem. Si Sarah Good et Sarah Osborne nient farouchement avoir passé un contrat avec Satan, Tituba se confesse et accuse les deux femmes d'être des sorcières et reconnaît avoir vu le Diable et s'être rendue à des Sabbats. Le 7 mars 1692, les trois supposées sorcières sont envoyées à la prison de Boston.
L'interrogatoire, qui dure trois jours, est mené par le trisaïeul de Nathaniel Hawthorne. L'hystérie se propage. Les habitants ont des visions ; ils croient voir des bêtes entrer dans leur chambre, Sarah Good monter sur leur lit... Dès lors, les accusations se multiplient : ce ne sont plus seulement des femmes pauvres, vieilles, laides et marginales qui sont accusées, mais des femmes d'estime et des piliers de l'église. En quelques semaines, soixante-dix suspects sont emprisonnés dans de très mauvaises conditions. Ainsi, le 30 avril 1692, une plainte est déposée contre l'ancien pasteur de Salem le révérend Burroughs : on l'arrête, on l'interroge. Le mal se propage et gagne les villes voisines. A Andover, durant l'été l'épidémie fait rage.

Le procès s'ouvre le 2 juin 1692. Les magistrats n'ont pas de preuves mais l'attitude des accusés leur en fournit : cris déments, bouches baveuses, yeux révulsés, membres tordus... Sir William Phips, le nouveau gouverneur royal, arrivé en mai 1692, au milieu du procès, est parti combattre les Indiens laissant toute l'affaire entre les mains de son lieutenant général, William Stoughton, un ancien pasteur, un homme intègre mais dur et inflexible.

Le résultat est catastrophique et les condamnations prononcées beaucoup trop vite. Le 10 juin 1692, Bridget Bishop est pendue. Cinq autres accusées seront pendues le 19 juillet 1692, dont Rebecca Nurse (une vieille dame respectée et aimée de tous) et Sarah Good. Le 19 août 1692, les cinq accusés suivants, une femme et quatre hommes dont le révérend Burroughs, sont conduits au gibet. Le 22 septembre 1692, sept femmes et un homme sont encore pendus. Le gouverneur Phips, revenu de la frontière où il combattait les Indiens, est effrayé par le verdict. Il arrête immédiatement la procédure.

La chasse aux sorcières est terminée mais pour vingt accusés il est trop tard : dix-neuf personnes ont été pendues. La vingtième victime est Georges Cory. Il n'y a pas de preuves tangibles contre lui, mais il refuse d'être jugé. Selon la loi Anglaise, le tribunal peut le soumettre à « une peine dure et forte » pour l'y forcer. La peine consiste à étendre le malheureux sur le sol et à poser sur sa poitrine des poids de plus en plus lourds. Il trouve la mort en octobre 1692.




En 1895, des sorcières d'halloween volent au-dessus des rues endormies de Salem.
Cette illustration servit de réclame pour un cosmétique, « Whitch-Cream ».

Le 17 décembre 1696, la province fait pénitence et décrète un jour de jeûne pour réparer le mal qu'elle a fait. C'est la période du repentir qui commence : il y a d'abord la confession publique de certains magistrats puis des jurés. Une lettre est lue depuis la tribune la plus élevée des paroisses pour demander pardon publiquement.

Aux habitants de Salem, cinq années seront nécessaires pour se réconcilier...
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isalarebelle
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MessageSujet: Re: les difference entre les magies blanches et magies noires   Lun 31 Aoû - 12:27

LES SORCIERS ET SORCIERES A TRAVERS LES ÂGES
Enchanteresses, envoûteuses... ce ne sont pas les mots qui manquent pour désigner les sorcières. Mais contrairement aux idées reçues, la sorcellerie n'est pas réservée à la seule gent féminine. L'histoire a retenue les noms de maintes de ces adeptes de la magie noire ou de la magie blanche. Ils sont restés dans les anales pour avoir été accusés de sorcellerie par ceux qui, poussé par la peur, la méchanceté ou le fanatisme religieux, désiraient les voir jugés pour magie, châtiés et même exécutés.

Voici quelques célèbres saints « possédés » par le diable.




Albert le Grand

Religieux de l'ordre des Dominicains, philosophe, théologien, chimiste et naturaliste allemand, Albert von Bollstaedt est originaire de Cologne. Il a écrit le célèbre recueil de recettes magiques « Secrets merveilleux de la magie naturelle et cabalistique du Petit Albert ». Ces recettes magiques sont basées sur les vertus des herbes, des pierres précieuses ou des animaux. De nombreuses personnes l'ont suspectées de s'être livré à l'art alchimique sous le couvert de la religion. Il fut également le maître de Saint Thomas d'Aquin.

Saint Albert le Grand sera béatifié en 1622, mais ne sera canonisé qu'en 1931 par Pie IX.




Gilles de Laval, Baron de Rais
(1404-1440)Gilles de Rais

Gilles de Rais, dit Barbe Bleue, épouse Catherine de Thouars et, par cette union, devient Seigneur de Tiffauges. C'était un baron français qui passait pour le noble le plus riche d'Europe. Compagnon de Jeanne d'Arc, il est nommé Maréchal de France par Charles VII.

Il a été accusé d'être un pervers sexuel ayant assassiné de jeunes garçons lors de rituels sataniques. Il aurait également pratiqué la magie noire dans l'espoir de recouvrer une fortune dilapidée. Il mourut à Nantes sur le bûcher et ses propriétés furent partagées entre ses ennemis.




Jeanne d'Arc
(1412-1431)Jeanne d'Arc

On la mentionne souvent dans les ouvrages de sorcellerie, mais pour beaucoup, elle n'est absolument pas une sorcière. La théorie affirmant que Jeanne était une sorcière, s'appuie sur le fait qu'elle était originaire de Lorraine, province réputée pour la sorcellerie, la magie et le paganisme, qu'elle entendit pour la première fois des voix au pied de l'arbre enchanté de Bourlemont, qu'elle possédait le don de guérir les malades, que ses partisans l'adoraient presque comme une Déesse. Après sa mort sur le bûcher, le bruit courut qu'elle était toujours vivante. Capturée par les Bourguignons à Compiègne le 23 mai 1430, elle est livrée aux Anglais. Ceux-ci lui intentent un procès en sorcellerie. Le procès se déroule à Rouen à huis-clos sous la conduite de l'évêque Cauchon du 9 janvier au 28 mars 1431. Jeanne est brûlée vive le 30 mai 1431. La révision de son procès commença en 1450. Elle est réhabilitée en 1456, béatifiée en 1909 et canonisée en 1920.




Catherine Monvoisin

Adepte des pratiques occultes, elle est sage-femme de profession et accessoirement avorteuse. Après la mort de son mari, son amant (un certain Lesage) et un prêtre sataniste (l'abbé Mariette) l'initient à la magie noire. On raconte, à l'époque, que dans le jardin de sa maison, elle a fait édifier un four pour y brûler deux mille foetus et nouveau-nés sacrifiés lors de messes noires, qu'elle fabrique des aphrodisiaques et surtout que nombre de nobles dames viennent lui acheter ses poudres pour se faire aimer...

La Voisin est arrêtée et cite, lors de son procès, les noms de ses clients qui figurent au gotha du Paris de l'époque. Elle est envoyée au bûcher en 1680.



Caroline de Brunswick

Elle fut l'épouse délaissée du roi d'Angleterre George IV.

Poussée par l'indignation, elle confectionna une figurine en cire à l'effigie de son mari. Elle y planta épingles et épines, puis la fit fondre dans une cheminée du palais.




Urbain Grandier
(1590-1634)Urbain Grandier

1620, couvent des Ursulines de Loudun. Urbain Grandier, à l'époque curé de Saint-Pierre-du-Marché et chanoine prébendier de Sainte-Croix de Loudun, se vit proposer la direction de conscience des soeurs du monastère par Jeanne des Anges. Bon orateur, ce prêtre eut quelques ennuis avec la hiérarchie de l'Eglise car il était davantage porté sur la galanterie que sur la méditation. Grandier refusa la proposition de Jeanne des Anges, malgré les arguments, peu conformes à son état de religieuse, qu'elle avança. Aussitôt, Jeanne des Anges fut atteinte de troubles hystériques et de rêves suggestifs (causés sans doute par le prêtre).

Bientôt d'autres nonnes se mirent à ressentir les mêmes troubles. On fit alors appel au chanoine Mignon, ennemi personnel de Grandier, pour pratiquer plusieurs exorcismes. En quelques mois les démons avaient envahis le lieu saint. Pour Mignon, plus de doutes : Urbain Grandier est l'auteur de ce maléfice. Le conseiller d'Etat Laubardemont, parent de Jeanne des Anges, convaincu de la culpabilité de Grandier, fit sans délai un rapport au cardinal de Richelieu qui ordonna l'arrestation d'Urbain Grandier.

Il fut emprisonné au château d'Angers, puis transféré à Loudun en 1634, dans un cachot aménagé tout spécialement chez le chanoine Mignon, son pire ennemi. Les « confessions » des soeurs envoûtées par Grandier avaient lieu en public. Ainsi, l'exorcisme public du 20 mai 1634 attira deux mille personnes, dont plusieurs centaines de seigneurs, évêques, abbés, magistrats et médecins.

Dans le secret de sa cellule, Urbain Grandier se trouvait exposé aux pires tortures du père Lactance et du Capucin Tranquille. C'est ainsi qu'il avoua avoir passé un pacte avec Léviathan : il lui aurait consacré le coeur d'un enfant sacrifié lors d'un sabbat, mélangé à la cendre d'une hostie calcinée et malaxée avec son propre sperme. Un autre pacte fut mis au jour, par lequel il jura allégeance à Lucifer et renia Dieu, Jésus-Christ et tous les autres Saints et Saintes de l'Eglise apostolique et romaine.

Urbain Grandier fut jugé et condamné le 19 août 1634 et brûlé vif le même jour devant six mille personnes. Comme il avait les jambes brisées, il fut porté au bûcher sur une civière. Avant de mourir, il défia Lactance, lui assurant qu'il comparaîtrait à son tour devant Dieu dans un délai de trente jours . Le prêtre mourut au jour dit, tandis que le Capucin Tranquille s'éteignit, lui aussi, dans d'étranges circonstances.

Après l'exécution d'Urbain Grandier, soeur Jeanne des Anges demeura la proie des démons. Elle eut la révélation en 1638, que les démons la quitteraient si elle accomplissait un pèlerinage sur le tombeau de François de Sales, en Savoie. Ce pèlerinage dura plusieurs mois. A Paris, la religieuse possédée et stigmatisée fur reçue par Richelieu et présentée à la reine d'Autriche qui venait de mettre au monde le futur Louis XIV. Sur demande de la mère, Jeanne des Anges bénit le nouveau-né qui allait devenir le plus grand des rois de France, le roi Soleil... Enfin parvenue en Savoie, Jeanne des Anges posa la main sur la tombe de François de Sales et fut aussitôt libéréeà tout jamais des démons qui l'habitaient depuis sept ans. La religieuse mourut en « Sainte » en 1665.
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MessageSujet: Re: les difference entre les magies blanches et magies noires   Lun 31 Aoû - 12:28

LES SORCIERS ET SORCIERES A TRAVERS LES CONTES
Il ne faut pas confondre sorcière et sorcière. C'est le plus souvent, sous l'apparence d'une vieille femme laide coiffée d'un chapeau pointu que nous imaginons la sorcière. Dans nos livres d'enfant, les contes les plus célèbres nous viennent de deux conteurs allemands du XIXème siècle, Jacob et Wilhelm Grimm. D'autres légendes parlent d'elles-mêmes...




Le conte de Blanche Neige

Blanche Neige est une princesse d'une très grande beauté, ce qui rend jalouse sa belle-mère. Celle-ci demande quotidiennement à son miroir magique de lui dire qu'elle est la plus belle ; mais un jour, le miroir affirme que la plus belle femme du royaume est Blanche Neige. La reine décide alors de la tuer mais le garde chargé de cette tâche ne trouve pas le courage et abandonne Blanche Neige dans la forêt. Perdue, à bout de force, elle échoue dans une maison où habitent sept nains.



Le conte de la Belle au Bois Dormant

Lorsque la princesse Aurore et le prince Philippe naissent, leurs rois de pères se réjouissent en imaginant leur futur mariage. Mais la sorcière Maléfique rôde et jette un sort à la princesse : la jolie princesse succombe à un profond sommeil après s'être piqué le doigt avec un fuseau appartenant à une vilaine sorcière. Trois braves fées un peu étourdies vont tenter d'éloigner la sorcière Maléfique d'Aurore.



Le conte de Rapunzel (Raiponce)

Maudite dès sa naissance par la faute de ses parents, Raiponce est enfermée au donjon. Ses magnifiques cheveux servent d'échelle à la sorcière avant qu'un prince ne les utilise pour la délivrer, déchaînant ainsi une nouvelle malédiction.



Hansel et GretelLe conte d'Hansel et Gretel

L'un des personnages les plus redoutables des contes de Grimm est la sorcière cannibale.

Hansel et Gretel, frère et sour, enfants d'un marchand de balais, s'éloignent un jour de la maison pour aller chercher des fraises dans la forêt. Surpris par la nuit, ils s'endorment et, le matin, s'aperçoivent que tout près d'eux se dresse un château entièrement fait de nougat, de chocolat et autres sucreries. Ils ne savent pas qu'y habite la sorcière Massepain, qui attire les enfants avec des friandises pour les brûler ensuite, changés en statuette de massepain. Hänsel est fait prisonnier. La sorcière ordonne à Gretel de tout préparer pour la cuisson : mais le petite jette la sorcière dans le feu et libère Hansel.



La légende de Circé

Une autre légende raconte les aventures d'Ulysse face à Circé. La sorcière métamorphose en porcs les compagnons d'Ulysse débarqués sur l'île où elle demeure seule. Elle tente également de faire boire une potion maléfique à Ulysse, mais la chance sourit au héros qui réussit à lui échapper et à rendre forme humaine à ses amis.



La légende de Merlin

Dans beaucoup de légendes apparaît Merlin, fils d'un incube et d'une mère mortelle. Il fut mi-esprit, mi-homme. Contrairement à la majorité des sorciers et sorcières de légende, Merlin a mit ses talents à la disposition de son roi, Arthur, à la fois comme magicien, conseiller et amuseur. La déchéance de Merlin fut causée par une femme : la fée Viviane aussi connue sous le nom de « La Dame du Lac ». Bien qu'elle ne possédait pas, à l'origine, une magie aussi puissante que celle de Merlin, elle le persuada de lui apprendre sa magie, après quoi, elle s'en servit pour l'emprisonner. Alors qu'ils se promenaient en amoureux dans la forêt de Brocéliande, ils rencontrèrent un épineux en fleurs. A peine Merlin se fut-il allongé sous les branches couvertes de pétales, que Viviane profita de son sommeil pour pratiquer sur lui tous les sortilèges qu'il lui avait appris. A neuf reprises elle traça un cercle magique autour de lui, enfermant ainsi le sorcier dans une tour imprenable.
Dans les contes et légendes, toutes les sorcières ne sont pas mauvaises. Dans nos coutumes, c'est à la tombée de l'hiver que la gentille sorcière enfourche son balai, sort du bois pour aller guerroyer et bo uter l'hiver afin de laisser la place au printemps.

Il est dans la tradition de faire présent d'une sorcière que l'on suspend dans l'entrée de la maison, symbole de bienvenue et de renouveau, ainsi que dans les chambres d'enfants pour éloigner les mauvais esprits qui président à la destinée de chaque être.
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MessageSujet: Re: les difference entre les magies blanches et magies noires   Lun 31 Aoû - 12:28

LES SORCIERS ET SORCIERES A TRAVERS LES MEDIAS
La sorcellerie et la magie, noire ou blanche, sont présentes de nos jours. Nous les côtoyons surtout à travers de nombreux films, téléfilms, livres ou autres poésies. Des auteurs du monde entier ont ainsi créé des personnages qui sont devenus les héros d'oeuvres diverses. C'est ainsi que Merlin est depuis longtemps la vedette d'un film de Walt Disney, bien qu'il soit davantage magicien que sorcier. Shakespeare nous offre la tragédie « Macbeth » dans laquelle trois sorcières s'affairent autour de leur chaudron infernal pour inciter Macbeth à tuer le roi et à s'emparer du trône d'Ecosse.

Sur nos écrans, petits ou grands, s'affichent d'autres sorcières.




The Craft / Dangereuse Alliance

Trois étudiantes, Nancy, Bonnie et Rochelle très éprises d'ésotérisme pratiquent la magie. Qualifiées par les autres étudiants de folles ou de sorcières, elles sont bientôt rejointes par une quatrième, Sarah, dotée de dons exceptionnels. Le quatuor va former un cercle capable d'invoquer les plus puissants esprits et de transformer leurs rêves en réalité. Jusqu'au jour où des rivalités apparaissent dans le petit groupe.



Les Sorcières d'Eastwick

Trois amies vivant à Eastwick, une ville très puritaine où furent brûlées maintes sorcières accusées de commerce avec le Diable, sont séduites par un démon. Dotées de pouvoirs magiques, elles mettent à profit leurs dons pour se débarrasser de lui.



Les Ensorceleuses

Deux soeurs que tout oppose : l'une, réservée, aspire à une vie de couple tranquille, l'autre, exubérante, vol de conquête en conquête. Elles ont cependant un point en commun : elles sont des sorcières.




La Chasse aux Sorcières
Film de Nicholas Hytner - 1996La Chasse aux Sorcières

Les habitants de Salem ne supportent pas que les jeunes filles se réunissent dans les bois alentour pour danser. Ces innocentes assemblées vont, avec la rumeur, devenir des orgies sataniques.




Harry Potter à l'école des sorciers
Film de Chris Columbus - 2001Harry Potter

Harry Potter, un jeune orphelin est élévé par son oncle et sa tante qui le détestent, ses parents étant morts. Le jour de ces 11 ans, il découvre qu'il est le fils de deux puissants magiciens et que lui aussi possède d'extraordinaires pouvoirs. Il rentre à l'école de sorcellerie Poudlard. Il ne se doute pas qu'il va devoir éucider le mystère de la pierre philosophale.




Charmed

Trois soeurs, ayant chacune un pouvoir spécifique, forme ensemble le pouvoir absolu, nommé le pouvoir des trois, pour vaincre les démons les plus féroces.



Ma sorcière bien-aimée

Les aventures quotidiennes (de 254 épisodes) d'une gentille sorcière mariée à un mortel qui est le seul à connaître le secret de sa bien aimée.
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MessageSujet: Re: les difference entre les magies blanches et magies noires   Lun 31 Aoû - 12:29



LES FEES - Préface

©️ Good Faeries, Bad Faeries
(Brian Froud)Autrefois, je pensais que les féeries ne vivaient que dans les livres, les vieux contes folkloriques, et le passé. C'était avant qu'elles n'envahissent ma vie, ces êtres vibrants et lumineux, imprégnant mon art et mon existence jours après jours, entraînant un glorieux ravage. Jusqu'en 1976, j'ai habité Londres et travaillé en tant qu'illustrateur, créant des images correspondant aux mots d'autres personnes. Puis j'ai emménagé dans un petit village folklorique du Devon, prêt de mon ami Alan Lee et de sa famille. Pendant que je marchais dans les forêts de chênes et de lierres, à travers l'étendue sauvage de Dartmoor, parmi des cercles en pierre, des ruines de l'âge de Bronze, et des pierres effondrées des vieux murs de château, j'ai commencé à entendre des mots et des histoires murmurés par la terre elle-même. J'ai écouté ces histoires, imbibé de l'esprit de la terre avec sa richesse folklorique et de mythique. Ensemble, Alan et moi avons créé Faeries, un livre d'images et de traditions de fées, qui est devenu un best-seller international. Ce livre est considéré pour beaucoup de gens comme étant un parfait guide du royaume des fées... mais j'ai aussitôt découvert que mon voyage au pays des Fées avait seulement commencé. J'ai appris que les habitants de ce pays n'étaient pas restreints aux histoires d'un âge disparu depuis longtemps - elles étaient tout autour de moi, ces réelles impulsions d'énergie, d'esprit, d'émotion, et de lumière. Elles ont pris forme pendant qu'elles s'accordaient dans mon art, couvertes par les formes de la nature et du mythe. J'ai attiré leur attention en créant Faeries, et elles n'en n'ont pas encore fini avec moi.
L'année après la publication de Faeries j'ai travaillé sur beaucoup d'autres projets, chacun d'eux imprégné par la magie. Pour Jim Henson, j'ai conçu deux films basés sur mon art : Le cristal sombre et le Labyrinthe. J'ai édité d'autres livres tels que Le monde du cristal sombre, la Faerieland de Brian Froud, le Lady Cottington's Pressed Faery Book, les Tâches étranges et les Odeurs Mystérieuses (Strange Stains and Mysterious Smells,) et Gobelin, le compagnon (les trois derniers avec Terry Jones de renommée de Monty Python). Pourtant de toutes ces publications, Faeries a semblé avoir capturé les imaginations du plus grand nombre de lecteurs. Quand j'ai essayé hors de mon studio à Devon de travailler sur des projets à mi-chemin à travers le monde, les gens ont cherché à me prendre de vieilles copies du volume. Ils y avaient des gens de tous âges et de tous types de vie, mais ils avaient une chose en commun : un intense lien avec le livre et une immense affection pour l'imagination intérieure. Les féeries y ont écrit leurs vies, et y ont formé leurs rêves, et ont touché leurs coeurs.

Cela fait maintenant vingt ans que Faeries a été publié, et depuis je n'ai jamais arrêté mon exploration intensive et personnelle du royaume des fées. C'est cette année que j'ai rencontré mon épouse, Wendy, une sculpteur et fabricante de poupée, à la création du Sombre Cristal ; notre fils, Toby, est né ; et nous avons déménagé dans une grande maison du dix-septième siècle dans le Devon bâtie sur des fondations saxonnes. Les peintures et les croquis de Fées ont commencés à s'éparpiller hors de mon studio, se répandant dans le reste de la maison à côté des sculptures mystiques de ma femme : les masques de régions boisées, et des poupées de fées. Mes peintures ne sont pas des illustrations tirées d'histoires ou de textes folkloriques et spécifiques ; mais plutôt des images peintes intuitivement, jaillissant directement de visions guidées par des fées muses, un mélange paradoxal de chance et d'intention. Pendant que ce concept de langage imagé des fées se développait, j'ai également suivi les empreintes de pas des féeries pour en faire une étude mythologique du monde, et de la psychologie archétypale, et de l'ésotérica magique. A travers la peinture, j'ai beaucoup appris au sujet de la nature des fées au quotidien et de leur pensée très personnelle - de plus ces découvertes font écho dans le mythe, le folklore, l'art, et les écritures de visions provenant des cultures du monde entier.

Faeries est un livre qui regroupant les féeries du passé, trouvées dans de vieux contes britanniques. Good Faeries / Bad Faeries traite de la magie de nos vies d'aujourd'hui ; il lie les féeries du passé et les féeries du présent et du futur. J'ai toujours voulu que ce livre soit plus qu'une simple présentation de mon art féerique. J'ai espéré également m'occuper de ce processus de créativité et d'imagination qui permet la communication directe avec le royaume lumineux et vivant des féeries. Dans le folklore, on dit que ceux qui peuvent voir les féeries sont dotés de la seconde vue. Là où certains perçoivent seulement des champs vides, un homme ou une femme dotés de la seconde vue peut voir une foule de féeries dansant en rond ou la brillante entrée d'une colline de fées. Là où certains ne voit qu'une simple rue ordinaire avec des magasins ou un marché, d'autres voient des féeries à travers leur déguisement humain, payant des marchandises du marché avec des pièces de monnaie magiques qui se transformeront en simples pierres et disparaîtront quand les féeries seront parties.

A travers les images peintes et l'écoute de l'esprit de ce beau pays où je me sens chez moi, j'ai découvert que la seconde vue n'est pas restreinte au peuple des vieux contes folkloriques. Nous pouvons tout apprendre sur cette vue qui permet de voir le monde des fées autour de nous. Celui qui fait miroiter à chaque automne les feuilles et qui s'attarde dans chaque ombre bleue et fraîche ; ce monde donne à chaque pierre et ruissellement et semis d'arbres, une vie animée et vibrante. La seconde vue peut également s'appeler vision-intérieure : dans les royaumes des fées, dans le coeur même de la nature... et dans le monde mystique qui se trouve profondément ancrée dans l'âme humaine.

Dans la Grèce antique, le monde eidola signifiait l'image, et eidolon signifiait l'âme. L'image, alors, était une manière de comprendre et d'envisager l'âme. C'est le livre de ce que j'appelle "imaginosis" ou le savoir par l'image - un livre d'images conçu pour éclairer la révélation individuelle. De telles images naissent de mes propres voyages intérieurs et du contact quotidien avec les féeries. Par expérience je sais qu'elles sont irrationnelles, poétiques, absurdes, paradoxales, et très, très sages. Elles concèdent des dons de l'inspiration, auto-curatifs, et de transformation individuelle - mais elles créent également la sottise de nos vies, les ruptures sauvages, les périodes de troubles, l'abandon insensé, et le changement dramatique.

Les humains ont longtemps maintenu d'étroites connections quotidiennes avec les féeries. Aux siècles passés, nous les avions reconnus à travers beaucoup de noms traditionnels : les boggarts, bogles, bocans, bugganes, brownies, chapeaux bleus, dames blanches, miffies, pinces, nickers, heurtoirs, noggles, lobs, hobs, scrags, ouphs, spunks, spurns, hodge-pochers, danseurs de lune, puckles, thrumpins, mawkins, gally-trotte, Melsh Dicks, et d'innombrables autres. Si elles ont beaucoup de différents noms, c'est qu'elles nous apparaissent dans beaucoup d'apparences différentes. Elles ont des formes pour se modifier, fortement réversible, aucune fée ou esprit de la nature n'a de corps fixe. Dans leur essence, les féeries sont des structures abstraites à l'énergie débordante, constituées de matière astrale si sensible qu'elle est influencée par des émotions et des pensées. Sous leur forme la plus primaire, nous les percevons simplement en tant que forces pulsatives de lumière radiante, avec un centre rougeoyant situé dans la région de la tête ou du coeur (pour les féeries plus fortement évoluées, la tête et les yeux sont plus fortement définis). Répondant aux modèles mythiques et aux pensées humaines, ces forces abstraites enchantent dans une union d'ailes et de tissus débordant, prenant les formes qui reflètent l'humain, l'animal, la plante, et les mondes minéraux.





©️ Good Faeries, Bad Faeries
(Brian Froud)Dans ce livre, nous étudions la nature des féeries dans toutes leurs diverses apparences modelables. Comme gardiens, guides, marraines, et muses, les bonnes féeries du royaume crépusculaire sont des agents de croissance individuelle et de transformation, incorporant des énergies curatives qui traversent la nature et nous-mêmes. Lumineux et illuminant, ils révèlent les aspects cachés de nos âmes. A chaque siècles, la valeur du folklore se précise, les féeries peuvent également être des créatures farceuses, enchantant dans toutes les choses irrationnelles, absurdes, et malicieusement aberrantes. Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi vos chaussettes ne s'assortissent jamais ou pourquoi les toasts beurrés tombent toujours du mauvais côté ? Vous êtes-vous jamais demandé à quoi ressemble la fée Douleur des Regrets ? Ou la fée Douce Panique ? Ici vous verrez les visages et les formes des créatures derrière ces noms et ceux des sombres problèmes - les mauvaises féeries qui nous pincent, nous mordent, nous font des croches pieds, et nous égarent.
Pourtant même les mauvaises féeries ont des dons à nous conférer si nous comprenons leurs natures contraires. En les identifiant et en les appelant, vous trouverez qu'elles peuvent vous enseigner comment tourner la paille de votre vie en or. Les images qui suivent ont été inspirées par la dynamique et fougueux monde autour de moi : les créatures féeriques qui m'ont guidé, perturbé, enchanté, et envahi ma vie quotidienne - me poussant, m'empoignant, me provoquant, et m'allongeant parfois à terre de sorte que (à plat sur mon dos) je puisse voir sous une nouvelle perspective. Ils peuplent mon studio, font une sieste parmi les livres et peintures, voletant par les fenêtres, nichant dans les placards, jouant des tours idiots, et offrent des cadeaux lumineux. Vous les trouverez dans les forêts, en montagne, dans les déserts, sur les récifs arénacés au bord de la mer; dans la brume dorée d'une aube d'un pays ou dans la fumée argentée d'un crépuscule urbain ; en Angleterre et en Amérique... et dans les paysages du monde entier. Les Féeries sont la nature intérieure de chaque terre, et la réflexion de la nature intérieure de nos âmes. Elles m'entourent maintenant, pendant qu'elles vous entourent - vous avez besoin seulement de la vue pour les voir.





Les images de ce livre ont toutes accentué leur manifestation sur ma planche de dessin. Rien ne se compose - ces images sont des communications directes des féeries. Les mots que j'utilisais pour décrire les images ont émergés du même endroit mystérieux, palpitant entre le net et le flou comme s'ils étaient venus à moi à travers du verre tordu. C'est de cette manière que les féeries communiquent, avec le très grand sérieux mélangé à de l'humour, et des symboles, des listes, des plaisanteries, des relations, des répétitions, des changements de sujet, et des confusions volontaires. La plus petite figure dans le fond d'une image pourrait être l'aspect le plus important de tous ; ou une expression absurde pourrait contenir le message caché que les féeries nous destinent. Quelques féeries exigent une compréhension complexe et une érudition mythologique ; d'autres s'expriment elliptiquement ; encore d'autres sont trompeusement directes.
Quelques mots que j'ai omis, sentant ils étaient trop obscurs ou simplement ridicules - mais les féeries ont exigé, me rappelant que toutes les significations ne sont pas forcément censées pour être claires immédiatement. Quelques idées prennent du temps. Quelques mots sont conçus pour nous mener dans les voyages intérieurs, avec une vérité cachée et profonde dans leur intérieur. Dans Faeryland, ce qui semble le plus absurde est souvent la clef pour communiquer avec des forces spirituelles plus élevées. C'est une terre où la sagesse est inséparable de rêve et où les lèprechauns dansent avec les anges. Ceci est un livre très personnel du fait vous, lecteur et observateur, regardez à travers mes yeux et mon coeur dans Faery - mais mon espoir est que ces images encourageront votre propre seconde vue à se développer.

Joseph Campbell a dit que les artistes sont les « shamans et les faiseurs-de-mythes » de notre monde moderne. Comme Campbell, je crois que l'artiste comme le shaman, voyage dans la profondeur en retraçant les mondes intérieurs, puis rapportant des sensations et des visions rencontrées dans ce terrain mythique. Je vois mes images comme des cartes de voyage que j'ai pris dans les royaumes de l'âme. Et j'espère que ces cartes vous guideront vers les voies de féeries qui vous sont propres.

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LES FEES - Les bonnes fées

La fée du printemps
©️ Good Faeries, Bad Faeries
(Brian Froud)La fée du printemps ou de la primevère

Les primevères sont l'une des premières fleurs à apparaître au printemps, et ainsi cette fée nous donne accès au nouvel an comme elle nous donne accès au pays des Fées. Le contact de la roche exacte avec une primevère est une méthode pour ouvrir la porte des Fées. Des paroles irlandaises dites au-dessus des fleurs d'une certaine manière peut rendre visible l'invisible, et les fées peuvent être vus.




Le serviable hob
©️ Good Faeries, Bad Faeries
(Brian Froud)Le serviable hob

Cette créature aide en cuisine, et aime particulièrement soutenir le pain et les brioches.



La fée des eaux de la sagesse

Des mains de cette Dame blanche du puit des fées sont versées les eaux de la sagesse du pays des Fées, plus douces que le vin humain le plus fin, sentant le miel et la terre cuite au soleil. Les esprits des Fées ont toujours été associés aux puits et aux sources, négociant les propriétés curatives de l'eau et apportant les connaissances naturelles et cachées de la terre afin d'éclairer. Cette brillante reine verse en avant un écoulement sans fin de scintillante pureté pendant que les fées qui l'entourent traitent de diverses maux physiques - arthrites, troubles de la peau, goutte - et les verrues de fée de mauvais tempérament. Les puits des Fées et les sources sacrées sont considérés comme des sources curatives efficaces par les peuples antiques du monde entier. Ici dans l'ouest de l'Angleterre, les vieux puits enterrés dans la campagne Cornouaillaise et le célèbre Chalice Well à Glastonbury (où le Saint-Grail serait caché) sont visités chaque jour par ces chercheurs de traitements et de bénédictions. Les épingles (souvent pliées) sont l'offre traditionnelle jetée par les pèlerins dans les puits saints - une coutume reprise par les pratiques modernes : lancer des pièces de monnaie dans des puits à souhaits. Des guenilles sont attachées aux arbres proches par ces chercheurs de traitements contre les maladies et la stérilité ; alors que le chiffon se désagrège sous le vent et la pluie, les ennuis aussi disparaissent. De toutes les nombreuses maladies dites soignées par les eaux sacrées, la plus commune est celle des yeux. Beaucoup de moule ou copies en or des yeux offerts en vertu d'un voeu ont été trouvées au fond de vieux puits - une partie sont connus comme yeux des puits dans le passé. Une vieille signification du mot « oeil » est ouverture, donc la source ou un puit est également une ouverture dans la terre et le domaine des fées. Certains puits de pisky et piscines de fées ont été renommées par le passé en tant que sites prophétiques. Le mouvement de l'eau, ou des poissons dans les profondeurs, ou les motifs de la lumière et les feuilles sur la surface étaient des moyens antiques de divination en Angleterre et dans d'autres terres. Aux sites spéciaux connus sous le nom des « eaux des malheurs », l'écoulement des sources, ou le manque de ceux-ci, a averti les gens de la guerre, de la famine, et de tout autre ennui qui allait survenir. La fontaine de jouvence se trouve dans bien des légendes du monde entier; au Japon elle est gardée par une créature féerique appelée le Garçon Chrysanthemum, alors qu'en Espagne elle est sous la protection des xanas, les fées de la fontaine. Tandis que nous rinçons nos yeux dans ce puit des fées, nous ouvrons les yeux de l'âme pour voir clairement et avec clairvoyance d'autres niveaux de conscience. La brillante reine nous invite à boire beaucoup d'eau des Fées, car la sagesse découle des profondeurs de la terre entretenue par les mains de la Dame blanche.



La fée de l'eau

Les Fées sont les gardiennes des secrets de la Nature et des autres connaissances cachées. Elles se lèvent de la troublante profondeur des eaux pour nous inspirer, enchanter, et guider dans le chemin vers la reine des Fées. Comme les esprits des chutes d'eau et des sources, elles nous remplissent d'eau curative pour nous régénérer, corps et esprit. L'eau est la source de notre existence, consolidée tandis que nous étions dans le liquide amniotique de nos mères. Le don d'eau pure des fées est donc efficace, nettoyant et purifiant l'âme. C'est le cadeau de la vie. Dans les temps passés, l'eau de source des fées a été recherchée pour soigner l'infertilité. Les fées de la Fertilité, ou les Dames Vertes, sont devenu très occupées par leur travail, cependant, des hommes séduisants des bois, les menaient sur une joyeuse danse, et les laissaient épuisés... ou pire. L'eau que ces fées vous tend contient le cadeau de la fertilité. Elle peut induire la fécondité de l'esprit plutôt que celle corps, une fécondité d'inspiration créatrice et de nouvelles idées.



La fée hautbois

Lié aux tonalités expressives et plaintives de l'hautbois, cette fée créée une apparence à chaque moment de commémoration poétique.



Le sylph

Le Sylph est une partie de l'âme de la terre sous forme de fée. Dans les royaumes des fées, la lumière ne vient pas de dessus mais de dedans. Le mythologiste Joseph Campbell raconte que des cultures décrivent à travers l'histoire une zone éternelle au delà du monde visible : « Dans le rêve et la vision l'un entame l'autre, et à votre réveil tout revient... De telles expériences nous permettent de savoir, ces apparitions sont d'une substance illuminatrice, révélatrice des énergies essentielles, non seulement des nôtres, mais de toutes les choses vivantes. » *
* Joseph Campbell, The Inner Reaches of Outer Space (New York : Harper Perennial, 1988)


Un pisky perceptif

Quand cette fée apparaît, il faut suivre ses indications - pour lui la sécurité est dans l'intuition du plexus solaire. Les humeurs de son intestin lui indiquent ce qu'il doit faire.



Quempel

Cette fée danse pour célébrer les moments intenses et spéciaux où quelque chose est bien fait et réussi. Alors elle s'assied, dodue de satisfaction et rougeoyante du succès.



Vervain

La fée Vervain est un exemple particulièrement ardent du type de fée de fleur. La verveine a toujours été une plante aux connotations mystiques. Sous le règne de Venus, la plante a été placée sur des autels romains, utilisée dans les mariages, portée par des messagers pour signaler la paix. Dans les légendes chrétiennes, on a dit que la verveine se développe au pied de la croix. Les druides l'ont utilisée dans leur eau lustrale pour la divination. Pendant les périodes médiévales, elle était portée autour de la tête pour enlever les maux de tête, les morsures toxiques, la peste. La verveine a été toujours associée aux arts curatifs et employée pour traiter les migraines, l'insomnie, et l'épuisement nerveux. Cette véritable plante de fée a également des propriétés diurétiques et hypnotiques. La fée Vervain peut être invoquée pour la santé, la protection, et ses propriétés calmantes générales.




La fée du matin

Cette fée aime apparaître soudainement aux femmes et aux hommes au foyer dans un moment de silence où le reste de la famille est au travail ou à l'école. Alors elle chuchote dans votre oreille : « Ne faites pas vos corvées, ne vous faites plus de soucis... Laissez les plats, la promenade du chien, le menu du dîner... faites quelque chose rien que pour vous maintenant. » Elle est la fée qui cause ce désir irrésistible de lire un magazine ou un livre ou peut-être regarder un peu télévision... mais elle est aussi probablement celle qui vous recommande d'écrire finalement ce roman, sélectionner cet hautbois, ou faire tel ou tel choix.
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MessageSujet: Re: les difference entre les magies blanches et magies noires   Lun 31 Aoû - 12:30



La fée qui sait

Il n'y a aucun secret pour cette fée. Elle sait où toutes les choses sont cachées ; elle peut trouver toutes les choses que nous avons perdues. Mais surtout, elle sait ce que vous avez caché dans votre coeur.




La fée gardienne
©️ Good Faeries, Bad Faeries
(Brian Froud)La fée gardienne

La fée du lac Lucina attend à la lumière argentée de la lune. Elle est la gardienne de l'épée magique forgée par le grand Wayland lui-même. Il a également forgé son masque mystique fait des quatre éléments du monde (la terre, l'air, le feu et l'eau) et mélangé avec le clair de lune pur, le cinquième élément des Fées (c'est un art antique et sacré connu seulement des fées elles-mêmes). Lucina porte la tunique blanche de la pureté, le manteau bleu de l'inspiration spirituelle, et le masque argenté de l'intuition de la lune, elle tient aussi l'épée de la puissance spirituelle. Les féeries du lac cachent ces épées magiques dans leurs sanctuaires sous-marins, les maintenant dans la promptitude pour ceux qui peuvent prouver leur dignité. L'épée représente la puissance pénétrante de l'intellect, tenue (et équilibrée) par une accueillante femme. Ce n'est pas une arme de guerre ;sa lame est prévue pour couper non pas la chair mais plutôt l'hypocrisie et l'ignorance. Entre de bonnes mains, l'épée des fées se transforme en épée bénie de lumière. Les épées Mystiques font partie de systèmes magiques de beaucoup de cultures. Les danses d'épée (souvent en bois ou faites en herbe tressée) ont longtemps fait partie des rites de fertilisation qui représentent la mort et la régénération de la nature. En Chine, les épées mystiques appellent le vent et produisent du feu. Dans la tradition celte, les épées parlent, donnent la puissance de l'invisibilité, protègent contre la sorcellerie, et pleurent de douleur si elles sont utilisées d'une façon indigne. Les héros de mythes et de légendes portent des épées magiques souvent forgées dans les métaux des fées : Odin, Finn, Sigmund, Charlemagne, Isonokami, Kullervo, et naturellement le Roi Arthur qui a eu Excalibur par une fée du lac, la Dame du lac. Ici la fée gardienne attend, tenant sa puissante épée dans la promptitude. Elle attend... préparée à transférer la puissance spirituelle à quelqu'un digne de ce cadeau.




La marraine des fées
©️ Good Faeries, Bad Faeries
(Brian Froud)La marraine des fées

La marraine des fées (ou la bonne mère, comme les gallois l'appellent) est la fée qui apporte des cadeaux spéciaux aux nouveaux-nés. En Albanie, les marraines sont connues sous le nom de Fatit, apparaissant le troisième jour après la naissance de l'enfant pour donner les cadeaux du destin. En Lettonie, le Laume, une fée du ménage, préside sur les trois événements principaux de la vie: naissance, mariage, et mort. Les marraines sont des figures bien connues dans les contes de fées de beaucoup de terres, où elles atténuent des malédictions et sauvent de jeunes héros inexpérimentés du danger... et d'eux-mêmes. Dans beaucoup de contes, la marraine des fées doit dévier la malédiction d'une mauvaise fée qui s'est sentie affronter ou offenser. Dans le cas de la Belle au bois dormant, la mauvaise fée n'a pas été invitée au baptême de la princesse : se sentant très offensée, elle a maudit l'enfant. Grâce à trois marraines des fées la malédiction a été atténuée. Ces histoires nous rappellent qu'il ne faut pas oublier d'inviter les fées aux événements importants. Il est sage de reconnaître leur présence et d'accepter poliment leurs cadeaux. La marraine Sage-Lune nous apporte les cadeaux sacrés de la terre des Fées. Elle tient une pomme en or de l'île magique de Apple (également connue sous le nom d'Avalon). Ce fruit rougeoyant de l'immortalité et de la créativité fertile rayonne de la chaleur riche et pénétrante du soleil d'été. Elle nous apporte également l'accessoire de cette pomme : un cristal de clair de lune pur pour stimuler l'éclaircissement de la pensée. Avec ces cadeaux du coeur, le soleil et la lune, mâle et femelle en l'équilibre, elle nous demande de placer nos vies dans la balance et de trouver et d'accomplir un véritable objectif. Le Croissant de Lune qu'elle porte est le symbole de sa puissance. C'est un réceptacle ou berceau contenant les graines sacrées de notre futur. Son brillant halo est fait d'étincelles lumineuses provenant de la conscience des fées. Ces étincelles forment une constellation mystique, traçant hors de notre destin; ce sont les étoiles de la Chance que nous ne devons pas oublier car elles nous guident nous-même, et qu'il faut remercier. Quand elle s'en va, cette marraine se transforme en hibou, oiseau de la sagesse et de la prévoyance. Quand le temps s'assombrit, elle revient encore en tant que bonne mère dont chacun de nous a besoin, consolidant notre bien-être spirituel.



Altheia

La Fée de la Révélation, Altheia découvre la nature de la vie, retirant du monde l'illusion pour révéler la vérité cachée à l'intérieur. Appelez cette fée pour vous protéger contre la déception et la fraude.



La fée de l'aube

Surfant sur le vent solaire, elle rayonne de confiance et aide aux moments où l'on doute de soi.



La fée de la fin du jour

Surmontant les derniers rayons de soleil, cette fée vit dans la joie des mémoires du passé, pourtant elle se déplace à travers l'obscurité croissante vers un lendemain lumineux. Cette fée est prête à tendre la main en période de crise ou de grande perte.




La reine des grenouilles
©️ Good Faeries, Bad Faeries
(Brian Froud)La reine des grenouilles

Les grenouilles ont été connues en tant que seigneurs thérapeutiques de la terre des celtes antiques de l'Europe, symbole de la bonne chance et de la bonne et solide santé. Elles étaient sacrées à Hekit, la sage-femme égyptienne des dieux, représentant la fertilité et la renaissance - tandis que Ch'ing-Wa Sheng, l'esprit de la grenouille chinoise, symbolise la vision et la compréhension subtile. Les grenouilles étaient un signe d'harmonie entre les amoureux dans le mythe Greco-Romain ; elles ont également représenté le sensualité et étaient les compagnons des nymphes. Les grenouilles étaient des faiseuses de pluie magique dans des mythes Aztèques, la tradition indigène, et des contes folkloriques de beaucoup de peuples africains. Dans les contes de fées européens, la grenouille ou le crapaud était un agent de transformation : les princes se cachaient dans des déguisements de grenouille et les épouses de grenouille conjuraient la magie du coeur. En alchimie, le bijou caché dans une tête de crapaud symbolisait la vérité spirituelle - à nous de nous rappeler que les aspects extérieurs peuvent être trompeurs et que les récompenses cachées peuvent être trouvées dans le matériel ou les événements les moins prometteurs.


Sphinx de lune

Ce jeune et charmant rêve de rayon de lune est la fée des nouveaux débuts. L'enfant d'Epona, la lune celte antique et la déesse du cheval, nous guident à travers l'obscurité et s'illuminent, de tous les mystères profonds de la lune, dans les royaumes des fées. Ses ailes lumineuses parlent au nom de la spontanéité, de la liberté, et de la rapidité de la pensée ; son genou repose sur la vieille magie de la terre constituée de terre et de pierre. Dans le monde des humains, c'est la chaleur dorée du soleil qui fait pousser les graines, mais dans la Féerie les graines psychiques de croissance sont nourries par la lumière argentée de la lune. Les croissances de la lune: c'est les temps jeunes. Appelez-la pour vous guider à travers l'obscurité.



La reine des pharie

Dans les plantations sacrées et les vergers antiques, la reine de Pharie passe de la vieille année à la nouvelle sous forme de fruit d'automne. Tout comme cette pomme de l'année contient les graines desquelles pousseront de nouveaux arbres, son cadeau est de transmettre la connaissance passée pour créer le futur potentiel.



Sphinx

La nuit, quand des soucis me maintiennent éveillé, la fée sphinx apparaît, lumineuse et parfumée dans l'obscurité. A tous les moments de prise de décision quotidienne, je constate qu'elle est également présente. Quelle est la meilleure chose à faire? Dois-je - Oui ou non? Ce sont les questions pressantes que je lui demande - mais elle ne répond seulement quand elle veut. La fée sphinx est très fière, parce que sa lignée provient des plus vieilles ères. Au même titre que déesse lunaire, la caractéristique du sphinx est de garder de primordiaux secrets, plein des questions, d'énigmes, des rimes, et d'intelligents tests d'initiation. Elle s'accroupit sur un hibou (l'oiseau sacré de la nuit et symbole de la lune). Des opposés sont rassemblés et unis sous cette forme puissante de fée ; ainsi elle unit et négocie entre les mondes supérieurs et inférieurs, accommodant les impulsions normales animales avec l'intellect raisonnable humain. Sauvage et libre, la fée sphinx se tient aux carrefours de nos vies, parlant en énigmes, exigeant de nous les réponses qui se trouvent là. Le sphinx est la sombre destruction de tous les vieux modèles et des habitudes démodées de la pensée - mais elle est également la créatrice de nouvelles perspicacités et de nouvelles directions. Elle réveille notre potentiel endormi avec son regard perçant, ses énigmes, et son hurlement. Elle guident notre chemin dans la Féerie avec le rayonnement de ses ailes. Dans le folklore de beaucoup de cultures, le hibou est le guide des esprits des enfers, souvent liés à la déesse, une incorporation de sa sagesse. Minerve, Lilith, Blodeuwedd, et Athéna tous proclament le hibou en tant qu'oiseau totem ; et les premiers chiffres sumériens de déesse de la lune ont des yeux qui voient tout comme ceux du hibou. Le mensonge ne persiste pas au regard fixe pénétrant le noir de la nuit et la profondeur de nos âmes mêmes. Le hibou apporte la sagesse perçante, parfois impitoyable pour assumer nos vies, ainsi que des moments d'illumination et de prophétie. Comme un oiseau de la mort, le hibou symbolise la transformation et le changement intense.
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MessageSujet: Re: les difference entre les magies blanches et magies noires   Lun 31 Aoû - 12:31



LES FEES - Les mauvaises fées

La reine des mauvaises fées
©️ Good Faeries, Bad Faeries
(Brian Froud)La reine des mauvaises fées

Là où la lumière de la lune s'affaiblit, survient la reine des mauvaises Fées. En Ecosse elle est connue sous le nom de Nicnivin, Elph Queine de la cour d'Unseelie. En Allemagne son nom est Berchta, celle qui mène les chiens sauvages pendant la chasse sauvage. En Espagne elle est la reine de l'Estantigua, l'ancienne congrégation des esprits, racontant à tous ceux qu'elle rencontre : « voyager le jour, parce que la nuit m'appartient ». Son domaine est la nuit. Elle règne sur le crépuscule et l'obscurité, les ombres et les nuances. Le pouvoir de cette sombre Reine émane du côté obscur de la lune. Celui-ci est secret et bien caché ici, masqué par l'obscurité et l'illusion. En dehors de cette obscurité elle se montre comme une femme avec des doigts de fée dont les enchantements engendrent la folie. Un spectre d'une dame en blanc irlandaise pleure sa chanson de la mort, dont l'écho retentit grâce à La Llorona, le cousin sinistre de la Reine originaire de l'ouest américain. Annis noir, le misérable hag à la face bleue, veille en faisant grincer ses longues dents blanches. Les Hobgobelins et les Bogles tourmentent les chiens noirs fantomatiques qui hantent les ruelles du pays. Les morts humains sont les ambassadeurs de la cour de cette reine sombre, les monts sur lesquels habitent ces féeries sont des monts où l'on enterrait durant des siècles dans le passé.Mais chaque abomination a une doublure argentée. Toutes les choses doivent mourir pour renaître. La pouvoir de transformation de la fée change le fumier en magie, la crasse en or brillant, le noir désespoir en une joie cristalline. Comme la vie qui se développe en dehors de la mort, le Bien se développe en dehors de ces choses que nous appelons mauvaises. Le cri du spectre d'une dame en blanc prévoit un changement, pas la mort. Les hags au visage bleu, si nous passons l'épreuve et les embrassons, se transforment en belles femmes, ou peut-être ce n'est pas les hags qui changent, mais simplement la vision que nous avons d'eux. Dans le folklore irlandais, les hags étaient intouchables dans le passé car elles étaient de puissantes femmes rusées, reconnues comme les bâtisseuses de pyramides antiques et de montagnes sacrées d'Irlande. Dans l'obscurité, les graines du bien germent, se développent, se déploient vers la lumière. Féerieland est un monde fait de paradoxes : dans la lumière il y a l'obscurité ; dans l'obscurité, la lumière*. Vous ne trouverez aucun mal absolu ici dans le royaume sombre de la Reine, parce qu'elle est la Reine de la Nature, une force de nature, formée par une terre de rêve. Le véritable Mal existe seulement dans l'ombre de l'homme, quand il tourne le dos à la lumière.
* Une note bleue : La tonalité bleue qui imprègne le royaume de la Reine sombre est une couleur mystique, indiquant la noblesse (sang bleu) et l'émotion profonde (modes bleus, chantant le blues). La couleur nous informe sur la spécificité du temps (la lune bleue) ou sur l'information d'une image (un modèle). Les bleus pâles indiquent un plus haut niveaux de spiritualité ; les bleus plus profonds nous transportent dans les mystères de l'inconscience.



Le tyrannique bogey

Ce méchant bogey flâne dans des endroits isolés et attend d'un air lugubre sa proie. Son souffle fétide inspire la brutalité et les actions répressives. Ce bogey est une créature manipulant, chuchotant dans l'oreille de tous les tyrans. Son influence contagieuse est ressentie dans les classes d'école et dans les salles de réunion en passant par les bureaux du gouvernement.




Le bigot bogey
©️ Good Faeries, Bad Faeries
(Brian Froud)Le bigot bogey

Cette créature rance saute de nulle part avec ses serres pointues et ses doigts raides surprenant ses victimes par derrière, leur montant dessus, les invitant à jaillir du dogme intransigeant. Sa voix dure coasse dans leur oreille, encourageant le dévouement et le fanatisme. Le froid rude serré du bogey réduit les attitudes, produisant un étroit discernement qui exclut toutes autres possibilités. Il est l'une des créatures les plus injuriées, même par les féeries elles-mêmes, car il engendre tout ce qui est contraire à la foi des fées. Ouvrir son coeur et c'est la ruine de cette fée, et dénuder son esprit rompt son pouvoir. Les fées nous montrent la direction et les possibilités de changer. Elles nous montrent la clarté et la perspicacité et le fait que tout est relié et que nous sommes tous une fraction d'une autre.




Le pook perfide
©️ Good Faeries, Bad Faeries
(Brian Froud)Le pook perfide

Cette fausse fée conduit les humains à être prétentieux et hypocrite, inspirant les mensonges et la duperie. Il jette un sort sur toutes les choses fausses de sorte qu'elles semblent plausibles et dignes.



La fée fétide
©️ Good Faeries, Bad Faeries
(Brian Froud)La fée fétide

De toutes les créatures engendrées par le côté obscur des fées, celle-ci est l'une des plus répugnante. Imbibée d'ombres, elle accable lentement sa victime, enduisant tout ce qu'elle touche d'une toile collante de mensonges et de duperies. Cette fée siffle dans notre oreille, nous poussant à avoir un comportement dissimulé de destruction : trahisons secrètes, abus sournois et violence derrière des portes fermées. La Fée fétide prospère



Le pixie pinceur

Autrefois, elle fut le fléau des oisifs et des souillons mais maintenant nous nous savons tous en danger face au Pixie Pinceur. Le bleu inexplicable serait l'oeuvre du Pixie.



Le problème d'ordinateur

Qui n'a pas senti le contact de cette fée, faisant planter les ordinateurs, bloquer les calculatrices et obscurcissant les écrans numériques ?



Le rageur rouge

Petite et à peine visible, cette fée se dissimule dans des cavités sombres, nous rongeant furtivement avec ses petites dents venimeuses. Alors soudainement sa couleur vire au rouge vif et elle se jette sur nous. Qu'est-ce qui m'a possédé ? disons-nous après. Quelque chose s'est emparée de moi. Quelque chose s'est produit en moi. Ce quelque chose, c'était le Rageur Rouge, ou la Fée Colère. Elle prend un malin plaisir à libérer la fureur incontrôlable et les passions violentes. Sa forme tordue nous éconduit et nous trouvons que nous ne sommes plus très contrôlable. Tout ce qui est rationnel et raisonnable est dévoré par les crises de cette fée, qui nous laisse dans le courant des forces les plus sombres de Féerieland. Soyez constamment vigilant sur les premières morsures d'exaspération des dents de fée. La possession du Rageur Rouge devient plus virulente avec le temps. La compassion est son ennemi et l'empêche de croître.



Bodach

Cette figure masculine ténébreuse descend de la cheminée et prépare un sale coup.



La mort

Elle est, peut-être, la plus redoutée de toutes les féeries. Les Irlandais la connaissent sous le nom de Dame Blanche (banshee), une femme fée qui passionne et gémit dans la nuit, en prévoyant la mort. Son visage couvert apparaît à chacun de nous au moment où dans nos vies, nous entendons l'irrésistible appel d'un autre monde. Parfois, nous pouvons refuser l'appel pendant un instant, mais par la suite nous devrons le suivre. Elle donne une vision de notre passé. Est-il pétillant de joie ? Ou est-il chargé de faits que nous avons délaissés ? Il est trop tard pour changer maintenant. La Fée Mort attend, prête à nous emmener vers un futur de notre propre création. Maintenant c'est le moment redouté. Nous devons prendre sa main. Il est temps d'aller.



Annis Noire, le visage bleu de sorcière

Il y a un vent frais qui souffle. Fermez vos fenêtres et barrez la porte, car Annis Noire est dans les environs. Cette fée sorcière très dangereuse saisit des enfants à travers les fenêtres ouvertes et les ramène dans son antre pour les dévorer. Quand l'horrible Annis Noire a faim, ses hurlements peuvent être entendus à des kilomètres.
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MessageSujet: Re: les difference entre les magies blanches et magies noires   Lun 31 Aoû - 12:32



LES FEES - Comment se protéger des fées (des faeries) ?

©️ Good Faeries, Bad Faeries
(Brian Froud)Il est bien connu que les féeries aiment voler les bébés humains, en les substituant par une forme de fée comme un vieux gobelin ridé ou un morceau putréfié de bois mais qui fait référence à l'aspect de l'enfant. Jusqu'au dernier siècle dans les îles britanniques, les sages-femmes protégeaient les nouveaux-nés en les bénissant avec trois gouttes d'eau (une pour la paix, une pour la sagesse et une pour la pureté) en récitant ces mots :


Pour faciliter l'aide des fées,
Pour le garder de l'hôte,
Pour facilité l'aide du gnome,
Pour le protéger du spectre.
La protection pourrait également réussir avec du cuir ou du liseron pour la chambre, ou en arrosant le lait d'une vache ou en accrochant des brindilles de sorbe en forme de croix au-dessus du berceau, ou laissant des pinces de fer à l'intérieur du lit de l'enfant (beaucoup de féeries détestent le fer). Au Cambodge, du vin de riz est pulvérisé au-dessus du corps des enfants tourmentés par de mauvais esprits. Les parents cambodgiens pourraient également inviter l'arak, féeries bienfaisants du ménage, pour la protection contre la maladie et les tourmentes des pernicieux esprits. En Afrique occidentale, la nourriture est laissée dans le coin de la maison pour tous les esprits errants de sorte qu'ils ne soient pas tentées d'entrer dans le corps des enfants pour gagner leur alimentation. En Arménie, les enfants de sept mois sont particulièrement en danger d'abduction par les als (démons moitié-animal ou moitié-humain). Pour tenir les als à distance, les enfants en bas âge sont entourés par des objets faits de fer tout au long des sept mois. En Russie, un cercle est tracé autour des lits de petits enfants avec la pointe d'un couteau en fer, manipulé pour les maintenir saufs du vieux Nocnitsa, le hag redouté la nuit. Bien que les enfants soient les plus en danger, les adultes sont également en proie à l'abduction des féeries, particulièrement aux musiciens, aux artistes, aux Smiths, aux sages-femmes, aux jolies filles, et aux belles jeunesses.




©️ Good Faeries, Bad Faeries
(Brian Froud)Les diverses méthodes traditionnelles peuvent préserver de l'abduction de féeries (ou toute manifestation non désirée de faery), on peut porter ou vêtir certaines plantes : baguettes magiques en bois de noisette, de sorbe (ou frêne de montagne), Saint John-moût, guirlandes. En France, la semence d'oeillette est éparpiller sur le plancher pour débarrasser une maison de l'infestation de gobelins. Au Mexique, la fumée de tabac chasse au loin les Chanekos (lutins). A Trinidad, un miroir est utilisé pour se protéger contre un esprit appelé le Sukuyan, en effet, si il se regarde dedans, la créature effrayée s'enfuit rapidement.

En retournant votre manteau, vos chaussettes, ou vos poches vers l'extérieur, ou en se tenant sur la tête, ou en disant des choses à l'envers, cela vous met sur un pied d'égalité avec les féeries, et elles ne vous auront plus en leur pouvoir. Beaucoup de féeries ne peuvent pas pénétrer une haie ; la plupart des féeries ne pourront pas croiser le seuil d'une église. Quelques féeries ne peuvent pas traverser un courant d'eau, mais c'est un échappatoire risqué, car dans certains cas traverser un courant d'eau nous mènent directement chez les Féeries.
Le meilleur charme pour se protéger contre les féeries est, assurément, fer froid. Les goupilles dans une pelote à épingles accrochée derrière une porte ou un couteau dans la serrure barreront leur entrée, tout comme du fer lisse sous le lit empêche l'abduction pendant la nuit. En entrant dans le pays des Fées, il est sage de poignarder la porte avec un couteau, ainsi elle ne peut pas se refermer; alors vous pourez retourner chez vous sans risque. Une poche remplie d'ongles rouillés peut également se protéger contre les Pixies qui vous feraient perdre le chemin. Quand un animal meurt, un ongle coincé dans sa carcasse empêche sa chair d'être rongée par les petites dents pointues des féeries.

Les vaches semblent être particulièrement susceptibles aux comportements des féeries. Les sonnettes traditionnelles autour de leur cous les ont préservées de ces fouteurs de troubles. En Irlande, l'ajonc est brûlé la veille de la mi-été pour protéger le bétail et les récoltes. Après avoir trait, les fermiers faisaient un signe de croix du côté de la vache pour la protéger contre les tourments des féeries. Quand ils faisaient du beurre, un petit charbon brûlant sous la baratte empêchait le beurre de s'abîmer. Les gens laissaient également des petits morceaux de beurre comme cadeau pour les féeries, ainsi que du lait renversé. En Russie, la bonne volonté du Chlevnik (esprit du bétail) est nécessaire pour protéger les vaches contre le mal. Cette fée est associée à la nourriture et à la vodka, et ses préférences en matière de couleur de bétail sont accessibles.

Le savon était l'offrande traditionnelle omis pour le Bannick, un esprit russe qui vit sous le siège des toilettes - juste au cas où lui ou les autres féeries de ménage voudrait se baigner (sans une telle offre on considère dangereux d'aller dans la salle de bain la nuit). En Allemagne, une cruche de bière est abandonnée chaque nuit aux kobolds habitant les caves. Au Japon, le vin de riz apaisaient les esprits et les fantômes errants qui pourraient faire du mal. C'est toujours une bonne idée de laisser de l'eau et de la nourriture la nuit pour rafraîchir les féeries locales. Le matin la nourriture sera toujours là, mais la qualité aura été extraite. C'est une vraie nourriture d'âme, nous devons nous rappeler que les féeries doivent être nourries par des cadeaux spirituels. Cependant, la nourriture des fées peut nous sembler chatoyante et délicieuse, mais en réalité c'est seulement des mauvaises herbes ou restes ou mousse cachées par le charme, rappelons que l'aspect extérieur peut cacher la véritable nature des choses.
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MessageSujet: Re: les difference entre les magies blanches et magies noires   Lun 31 Aoû - 12:33



LES GRANDS NOMS DE L'ESOTERISME


Biographie

Agrippa mena une vie très aventureuse. Doué de beaucoup d'esprit et de savoirs, il était d'une humeur chagrine : ainsi tous ses écrits sont marqués d'une critique outrée et d'une satire amère. Comme Paracelse, son contemporain auquel on l'associe, il se plaisait à avancer des paradoxes.

Sa carrière, moitié scientifique, moitié politique, fut toujours orageuse. Il suivit d'abord le parti des armes en servant durant sept années dans les armées de Maximilien Ier en Italie. Il reçut, en récompense de sa valeur, le titre de chevalier. Quittant ensuite cette carrière, il étudia le droit, la philosophie, la médecine et les langues.

Venu en France en 1506, il fut nommé, en 1509, professeur d'hébreu à Dôle, où il expliqua publiquement le livre de Reuchlin, « De Verbo mirifico », premier ouvrage européen entièrement consacré à la kabbale. Il décida de défendre une jeune paysanne accusée de sorcellerie comme le fera son élève Jean Wier dans « De praestigiis daemonum » (De l'imposture et tromperie des diables - 1564) et s'attira la colère des inquisiteurs. Accusé d'hérésie, il doit se réfugier à Londres.

A son retour d'Angleterre, il professa la théologie à Cologne, et, en 1511, fut choisi par le cardinal Santa-Croce pour siéger comme théologien à un concile tenu à Pise. Peu après, il professa à Pavie et ouvrit des cours sur Mercure Trismégiste (théologien).

Il quitte l'Italie en 1518. Après avoir demeuré quelque temps à Fribourg et à Genève, il s'établit à Lyon, en 1524, pour y exercer la médecine, dix-huit ans après avoir reçu le titre de docteur. Ses connaissances pratiques se bornaient à un répertoire de formules qu'il employait empiriquement. Il n'en n'obtint pas moins une réputation assez brillante pour que Louise de Savoie, mère de François Ier, le nommât son médecin. Louise de Savoie voulait également qu'il fût aussi son astrologue , mais Agrippa répondit qu'il ne devait pas être employé à satisfaire une vaine curiosité. Cette réponse était l'expression de son mépris pour un art toujours futile et quelquefois dangereux.

Chassé de France, il se rend aux Pays-Bas où il devient historien de cour et archiviste de Marguerite d'Autriche régente des Flandres. A la mort de la régente, Agrippa composa son oraison funèbre.

Il avait publié, quelque temps auparavant, son ouvrage « De la Vanité des sciences » qui fut vivement censuré par ses ennemis. Peu de temps après, ces derniers s'élevèrent avec encore plus de force contre son ouvrage « Philosophie occulte » publié à Anvers qui le fit d'ailleurs accuser de magie.

Ses puissants protecteurs ne purent empêcher qu'il ne fût jeté dans les prisons de Bruxelles. Après un an de détention, il se rendit à Cologne, dont l'archevêque avait reçu la dédicace de sa « Philosophie occulte ».

Agrippa ne redouta le fait pas de retourner en France dans le but de s'établir à Lyon, mais à peine arrivé dans cette ville, il y fut arrêté pour avoir écrit contre la reine mère. Sorti de prison en 1533, il alla finir sa carrière à Grenoble, dans un hôpital. Il meurt à l'âge de 49 ans.

Il ne professa jamais publiquement la religion réformée : il fut catholique autant que pouvait l'être un homme qui distribuait des formules pour composer de parfums et des talismans magiques...
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MessageSujet: Re: les difference entre les magies blanches et magies noires   Lun 31 Aoû - 12:33





Biographie

Albert est issu d'une famille noble de militaires. Alors qu'il étudie les lettres et la médecine à Venise et à Padoue, il découvre en 1223 l'ordre des dominicains, qu'il décide de rejoindre. Il étudie alors la théologie à Cologne et y enseignera à partir de 1228.

Vers 1240, il va enseigner à Paris et il est nommé Maître de l'Université de Paris en 1245. Il fait la connaissance d'un étudiant du nom de Thomas d'Aquin qui sera son disciple. Passionné par les ouvrages grecs (en particulier ceux d'Aristote) et arabes, il se lance dans leur étude.

C'est en 1248 qu'il retourne à Cologne où il est chargé de fonder l'Ecole Supérieure de Théologie (Studium generale) qu'il dirige jusqu'en 1254.

Il occupe ensuite les charges de provincial des dominicains germaniques puis d'évêque de Ratisbonne avant de poursuivre son enseignement de ville en ville (Würzbourg, Strasbourg, Cologne). Il revient finalement à Paris vers 1276-1277, pour tenter d'apaiser l'hostilité des théologiens de l'université contre les philosophies grecque et arabe. Ses trois sujets de prédilection sont la philosophie, la théologie et les sciences naturelles.

Il réalise une œuvre sur le modèle de l'encyclopédie d'Aristote : ses traités de sciences naturelles condensent les textes grecs et latins commentés et complétés par les Arabes.

Dans son traité « Des Animaux » est composé de dix-neuf livres rapportant les données antiques et de sept livres qui sont les fruits de ses observations et de ses enquêtes auprès de chasseurs, fauconniers, baleiniers...

Dans « Des Végétaux », il classe plus de quatre cents espèces végétales.

Dans « Des minéraux », il classe plus d'une centaine de minéraux notamment grâce à ses observations dans les mines de Saxe.

Dans « Des animaux et Des végétaux », c'est toute la faune et la flore d'Europe du Nord qui sont passées au crible. Il observe la reproduction des insectes, étudie le développement du poulet, de poissons et de mammifères. En botanique, il met en évidence l'importance de la lumière et de la température sur la croissance des végétaux et émet l'hypothèse que la greffe peut permettre de développer de nouvelles plantes.

Il s'intéresse également à la médecine et au comportement physiologique (Du sommeil et de la veille, De l'esprit vital et de la respiration…) et à l'astronomie (Du ciel et du monde, Météorologiques.

Son œuvre philosophique est très importante : ses paraphrases d'Aristote ont été des vecteurs de diffusion en Occident pour les philosophies grecques et arabes qu'il a été le premier savant chrétien (vite relayé par son disciple Thomas d'Aquin) à faire entrer dans la doctrine chrétienne.

Reconnu par ses contemporains, Albert sera béatifié en 1622, canonisé par le pape Pie XI en 1931 et est proclamé patron des savants chrétiens en 1941.
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